2 Sur la justification des ingérences résultant de la directive PNR. 2. Sur la justification des ingérences résultant de la directive PNR. a) Sur le respect du principe de légalité et du contenu essentiel des droits fondamentaux en cause. a) Sur le respect du principe de légalité et du contenu essentiel des droits fondamentaux en cause
1La demande de dĂ©cision prĂ©judicielle porte sur lâinterprĂ©tation de lâarticle 47, paragraphe 3, de la charte des droits fondamentaux de lâUnion europĂ©enne (ci-aprĂšs la «Charte») ainsi que de lâarticle 6 de la convention europĂ©enne de sauvegarde des droits de lâhomme et des libertĂ©s fondamentales, signĂ©e Ă Rome le 4 novembre 1950 (ci
LaHaute juridiction se livre par la suite, Ă un contrĂŽle du respect des conditions posĂ©es Ă lâarticle 52 alinĂ©a 1 CDF. La loi doit, tout en se conformant au contenu essentiel des droits fondamentaux en cause, avoir Ă©tĂ© adoptĂ©e afin de protĂ©ger lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Les juges excluent une atteinte au fondement des droits au cĆur du litige en
L article 52 de la Constitution de la CinquiÚme République française traite de l'action du Président de la République au sujet des traités internationaux. Cet article est entré en vigueur le 1 er mars 2009 . Texte [ modifier | modifier le code] « Le Président de la République négocie et ratifie les traités.
europĂenneet des traitĂs communautaires, de la Convention europĂenne de sauvegarde des droits de lâhomme et des libertĂs fondamentales, des Chartes sociales adoptĂes par la CommunautĂ et par le Conseil de lâEurope, ainsi que de la jurisprudence de la Cour de justice des CommunautĂs europĂennes et de la Cour europĂenne des droits
CHARTEDES DROITS FONDAMENTAUX DE L'UNION EUROPĂENNE (2000/C 364/01) 18.12.2000 FR - Journal officiel des CommunautĂ©s europĂ©ennes C 364/1 PROCLAMATION SOLENNELLE. Le Parlement europĂ©en, le Conseil et la Commission proclament solennellement en tant que Charte des droits fondamentaux de l'Union
Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera, soit des contestations sur ses droits et obligations de caractÚre civil, soit du bien-fondé de toute accusation en matiÚre pénale dirigée contre elle.
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Charte des droits fondamentaux de l'Union europĂ©enne - Commentaire article par article pan Fabrice Picod, CĂ©cilia Rizcallah, SĂ©bastien Van Drooghenbroeck CaractĂ©ristiques Charte des droits fondamentaux de l'Union europĂ©enne - Commentaire article par article Fabrice Picod, CĂ©cilia Rizcallah, SĂ©bastien Van Drooghenbroeck Nb. de pages 1485 Format Pdf, ePub, MOBI, FB2 ISBN 9782802765424 Editeur Bruylant Emile Date de parution 2020 TĂ©lĂ©charger eBook gratuit Ebooks anglais tĂ©lĂ©charger Charte des droits fondamentaux de l'Union europĂ©enne - Commentaire article par article par Fabrice Picod, CĂ©cilia Rizcallah, SĂ©bastien Van Drooghenbroeck in French Overview Le 1er dĂ©cembre 2009, entrait en vigueur le traitĂ© de Lisbonne. Par ce biais, la Charte des droits fondamentaux acquĂ©rait la valeur contraignante pleine et entiĂšre dont elle s'Ă©tait vue initialement privĂ©e lors de sa proclamation par le Parlement europĂ©en, le Conseil et la Commission, le 7 dĂ©cembre 2000. En pratiquement vingt annĂ©es, l'application de la Charte a conduit Ă la production d'une jurisprudence abondante et complexe, tant Ă l'Ă©gard des droits et libertĂ©s qu'elle consacre - songeons par exemple au principe ne bis idem, Ă la matiĂšre de la protection des donnĂ©es Ă caractiĂšre personnel, ou encore Ă l'interdicton des discriminations -, qu'en lien avec les clauses transversales qui en gouvernent l'interprĂ©tation et la mise en oeuvre dĂ©limitation de son invocablitĂ© vis-Ă -vis des actes Ă©tatiques, lien avec la Convention europĂ©enne des droits de l'Homme et articulation avec la protection constitutionnelle des droits et libertĂ©s. Une synthĂšse de cet acquis, et des perspectives qu'il laisse entrevoir, a paru utile, voire indispensable. Le prĂ©sent ouvrage s'y emploie sous la forme d'un commentaire article par article, systĂ©matique, de la Charte des droits fondamentaux de l'Union europĂ©enne du 7 dĂ©cembre 2000, telle qu'adaptĂ©e le 12 dĂ©cembre 2007 Ă Strasbourg, Ă laquelle l'article 6 du traitĂ© sur l'Union europĂ©enne confĂšre la mĂȘme valeur juridique que les traitĂ©s constitutifs. La deuxiĂšme Ă©dition de ce livre fut l'occasion d'ajouter, au travail originellement rĂ©alisĂ© 2017, un nombre considĂ©rable de nouveaux dĂ©veloppements, voire, dans certains cas, de refondre entiĂšrement les analyses livrĂ©es pour intĂ©grer tel ou tel arrĂȘt de principe ou de revirement intervenu dans l'intervalle. Chaque commentaire intĂšgre donc les rĂ©fĂ©rences doctrinales et jurisprudentielles les plus rĂ©centes et les plus pertinentes sur les sujets traitĂ©s, et opĂšre les renvois aux autres instruments de protection des droits de l'Homme susceptibles d'offrir un Ă©clairage Ă la Charte. Issu des efforts conjuguĂ©s d'une Ă©quipe franco-belge, cet ouvrage croise les regards des universitaires, des chercheurs et des praticiens, Ă l'image du public auquel il est destinĂ©. Lire aussi [Pdf/ePub] Le Tour du monde en 80 jours - Extraits choisis by Jules Verne download ebook read book, {pdf download} Wooed by a Wicked Duke A Regency Romance download pdf, Download Pdf Le YĂ©men - De l'arabie heureuse Ă la guerre download link, [PDF] Les Loups-Garous de Thiercelieux - Lune rousse download site, [PDF] Comment devenir un optimiste contagieux download download pdf,
Europe Les prĂ©sidents de la Commission et du Parlement ainsi que le premier ministre portugais ont proclamĂ© la charte mercredi, Ă Strasbourg, pour la seconde fois. La Charte des droits fondamentaux de l'Union europĂ©enne a Ă©tĂ© proclamĂ©e pour la seconde fois, mercredi 12 dĂ©cembre, Ă Strasbourg, par les trois institutions de l'Union europĂ©enne le premier ministre portugais, JosĂ© Socrates, pour le Conseil, le prĂ©sident de la Commission, JosĂ© Manuel Barroso, et celui du Parlement, Hans-Gert Pittering. Ce texte avait Ă©tĂ© une premiĂšre fois proclamĂ© le 7 dĂ©cembre 2000, mais les dirigeants europĂ©ens avaient dĂ©cidĂ© en 2004 de l'intĂ©grer dans la dĂ©funte Constitution pour l'Ă©toffer. Des eurodĂ©putĂ©s d'extrĂȘme gauche et d'extrĂȘme droite, partisans d'un rĂ©fĂ©rendum sur le traitĂ© europĂ©en, ont perturbĂ© la cĂ©rĂ©monie officielle mercredi matin. ElaborĂ©e par une Convention, la "Charte des droits fondamentaux de l'Union europĂ©enne" reprend, en un texte unique, l'ensemble des droits civiques, politiques, Ă©conomiques et sociaux de toutes les personnes vivant sur son territoire. Le texte, qui comprend cinquante-quatre articles, regroupe les droits en six grands chapitres dignitĂ©, libertĂ©, Ă©galitĂ©, solidaritĂ©, citoyennetĂ© et justice, plus les dispositions finales. "Pour les citoyens de l'Union europĂ©enne, c'est un jour de joie. Cinquante ans aprĂšs la crĂ©ation des CommunautĂ©s europĂ©ennes par les pĂšres fondateurs sur les ruines d'un continent dĂ©vastĂ©, nous voulons exprimer aujourd'hui le cours de notre identitĂ©", a affirmĂ© Hans-Gert Pittering. Le texte dĂ©clare notamment que "les peuples de l'Europe, en Ă©tablissant entre eux une union sans cesse plus Ă©troite, ont dĂ©cidĂ© de partager un avenir pacifique fondĂ© sur des valeurs communes". "L'UNION RECONNAĂT LES DROITS, LES LIBERTĂS OU LES PRINCIPES DE LA CHARTE" Si la charte Ă©tait l'une des rares parties de la Constitution qui ait trouvĂ© grĂące aux yeux des partisans du non en France, dans les pays eurosceptiques, comme le Royaume-Uni, elle a Ă©tĂ© utilisĂ©e comme exemple d'ingĂ©rence de l'Union europĂ©enne dans les affaires nationales. Pour lui donner un aspect moins constitutionnel, le texte a donc disparu du nouveau traitĂ© qui sera signĂ©, jeudi, Ă Lisbonne, par les dirigeants europĂ©ens. Mais le traitĂ© lui donne cependant force juridique puisqu'il indique, en une phrase, que "l'Union reconnaĂźt les droits, les libertĂ©s ou les principes de la charte". Le Royaume-Uni et la Pologne ont toutefois obtenu un dĂ©rogation sur ce texte pour qu'il n'ait pas force juridique sur leur territoire leurs citoyens ne pourront donc pas saisir la Cour de justice de l'UE pour violation de leurs droits "fondamentaux" . Le Monde avec Reuters Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil Ă la fois Ce message sâaffichera sur lâautre appareil. DĂ©couvrir les offres multicomptes Parce quâune autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil Ă la fois ordinateur, tĂ©lĂ©phone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous ĂȘtes la seule personne Ă consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez Ă lire ici ? Ce message sâaffichera sur lâautre appareil. Ce dernier restera connectĂ© avec ce compte. Y a-t-il dâautres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant dâappareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant Ă des moments diffĂ©rents. Vous ignorez qui est lâautre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.
PRĂAMBULE Les peuples de lâEurope, en Ă©tablissant entre eux une union sans cesse plus Ă©troite, ont dĂ©cidĂ© de partager un avenir pacifique fondĂ© sur des valeurs communes. Consciente de son patrimoine spirituel et moral, lâUnion se fonde sur les valeurs indivisibles et universelles de dignitĂ© humaine, de libertĂ©, dâĂ©galitĂ© et de solidaritĂ© ; elle repose sur le principe de la dĂ©mocratie et le principe de lâĂtat de droit. Elle place la personne au cĆur de son action en instituant la citoyennetĂ© de lâUnion et en crĂ©ant un espace de libertĂ©, de sĂ©curitĂ© et de justice. LâUnion contribue Ă la prĂ©servation et au dĂ©veloppement de ces valeurs communes dans le respect de la diversitĂ© des cultures et des traditions des peuples de lâEurope, ainsi que de lâidentitĂ© nationale des Ătats membres et de lâorganisation de leurs pouvoirs publics au niveau national, rĂ©gional et local ; elle cherche Ă promouvoir un dĂ©veloppement Ă©quilibrĂ© et durable et assure la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux, ainsi que la libertĂ© dâĂ©tablissement. Ă cette fin, il est nĂ©cessaire, en les rendant plus visibles dans une Charte, de renforcer la protection des droits fondamentaux Ă la lumiĂšre de lâĂ©volution de la sociĂ©tĂ©, du progrĂšs social et des dĂ©veloppements scientifiques et technologiques. La prĂ©sente Charte rĂ©affirme, dans le respect des compĂ©tences et des tĂąches de lâUnion, ainsi que du principe de subsidiaritĂ©, les droits qui rĂ©sultent notamment des traditions constitutionnelles et des obligations internationales communes aux Ătats membres, de la Convention europĂ©enne de sauvegarde des droits de lâhomme et des libertĂ©s fondamentales, des Chartes sociales adoptĂ©es par lâUnion et par le Conseil de lâEurope, ainsi que de la jurisprudence de la Cour de justice de lâUnion europĂ©enne et de la Cour europĂ©enne des droits de lâhomme. Dans ce contexte, la Charte sera interprĂ©tĂ©e par les juridictions de lâUnion et des Ătats membres en prenant dĂ»ment en considĂ©ration les explications Ă©tablies sous lâautoritĂ© du Praesidium de la Convention qui a Ă©laborĂ© la Charte. La jouissance de ces droits entraĂźne des responsabilitĂ©s et des devoirs tant Ă lâĂ©gard dâautrui quâĂ lâĂ©gard de la communautĂ© humaine et des gĂ©nĂ©rations futures. En consĂ©quence, lâUnion reconnaĂźt les droits, les libertĂ©s et les principes Ă©noncĂ©s TITRE I DIGNITĂModifier Article I-1 DignitĂ© humaineModifier La dignitĂ© humaine est inviolable. Elle doit ĂȘtre respectĂ©e et protĂ©gĂ©e. Article I-2 Droit Ă la vieModifier Toute personne a droit Ă la vie. Nul ne peut ĂȘtre condamnĂ© Ă la peine de mort, ni I-3 Droit Ă lâintĂ©gritĂ© de la personneModifier Toute personne a droit Ă son intĂ©gritĂ© physique et mentale. Dans le cadre de la mĂ©decine et de la biologie, doivent notamment ĂȘtre respectĂ©s a le consentement libre et Ă©clairĂ© de la personne concernĂ©e, selon les modalitĂ©s dĂ©finies par la loi, b lâinterdiction des pratiques eugĂ©niques, notamment celles qui ont pour but la sĂ©lection des personnes, c lâinterdiction de faire du corps humain et de ses parties, en tant que tels, une source de profit, d lâinterdiction du clonage reproductif des ĂȘtres I-4 Interdiction de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dĂ©gradantsModifier Nul ne peut ĂȘtre soumis Ă la torture, ni Ă des peines ou traitements inhumains ou dĂ©gradants. Article I-5 Interdiction de lâesclavage et du travail forcĂ©Modifier Nul ne peut ĂȘtre tenu en esclavage ni en servitude. Nul ne peut ĂȘtre astreint Ă accomplir un travail forcĂ© ou obligatoire. La traite des ĂȘtres humains est interdite. TITRE II LIBERTĂSModifier Article II-6 Droit Ă la libertĂ© et Ă la sĂ»retĂ©Modifier Toute personne a droit Ă la libertĂ© et Ă la sĂ»retĂ©. Article II-7 Respect de la vie privĂ©e et familialeModifier Toute personne a droit au respect de sa vie privĂ©e et familiale, de son domicile et de ses communications. Article II-8 Protection des donnĂ©es Ă caractĂšre personnelModifier Toute personne a droit Ă la protection des donnĂ©es Ă caractĂšre personnel la concernant. Ces donnĂ©es doivent ĂȘtre traitĂ©es loyalement, Ă des fins dĂ©terminĂ©es et sur la base du consentement de la personne concernĂ©e ou en vertu dâun autre fondement lĂ©gitime prĂ©vu par la loi. Toute personne a le droit dâaccĂ©der aux donnĂ©es collectĂ©es la concernant et dâen obtenir la rectification. Le respect de ces rĂšgles est soumis au contrĂŽle dâune autoritĂ© II-9 Droit de se marier et droit de fonder une familleModifier Le droit de se marier et le droit de fonder une famille sont garantis selon les lois nationales qui en rĂ©gissent lâexercice. Article II-10 LibertĂ© de pensĂ©e, de conscience et de religionModifier Toute personne a droit Ă la libertĂ© de pensĂ©e, de conscience et de religion. Ce droit implique la libertĂ© de changer de religion ou de conviction, ainsi que la libertĂ© de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privĂ©, par le culte, lâenseignement, les pratiques et lâaccomplissement des rites. Le droit Ă lâobjection de conscience est reconnu selon les lois nationales qui en rĂ©gissent lâexercice. ====Article II-11 LibertĂ© dâexpression et dâinformation====Toute personne a droit Ă la libertĂ© dâexpression. Ce droit comprend la libertĂ© dâopinion et la libertĂ© de recevoir ou de communiquer des informations ou des idĂ©es sans quâil puisse y avoir ingĂ©rence dâautoritĂ©s publiques et sans considĂ©ration de frontiĂšres. La libertĂ© des mĂ©dias et leur pluralisme sont II-12 LibertĂ© de rĂ©union et dâassociationModifier Toute personne a droit Ă la libertĂ© de rĂ©union pacifique et Ă la libertĂ© dâassociation Ă tous les niveaux, notamment dans les domaines politique, syndical et civique, ce qui implique le droit de toute personne de fonder avec dâautres des syndicats et de sây affilier pour la dĂ©fense de ses intĂ©rĂȘts. Les partis politiques au niveau de lâUnion contribuent Ă lâexpression de la volontĂ© politique des citoyens ou citoyennes de lâ II-13 LibertĂ© des arts et des sciencesModifier Les arts et la recherche scientifique sont libres. La libertĂ© acadĂ©mique est respectĂ©e. Article II-14 Droit Ă lâĂ©ducationModifier Toute personne a droit Ă lâĂ©ducation, ainsi quâĂ lâaccĂšs Ă la formation professionnelle et continue. Ce droit comporte la facultĂ© de suivre gratuitement lâenseignement obligatoire. La libertĂ© de crĂ©er des Ă©tablissements dâenseignement dans le respect des principes dĂ©mocratiques, ainsi que le droit des parents dâassurer lâĂ©ducation et lâenseignement de leurs enfants conformĂ©ment Ă leurs convictions religieuses, philosophiques et pĂ©dagogiques, sont respectĂ©s selon les lois nationales qui en rĂ©gissent lâ II-15 LibertĂ© professionnelle et droit de travaillerModifier Toute personne a le droit de travailler et dâexercer une profession librement choisie ou acceptĂ©e. Tout citoyen ou toute citoyenne de lâUnion a la libertĂ© de chercher un emploi, de travailler, de sâĂ©tablir ou de fournir des services dans tout Ătat membre. Les ressortissants des pays tiers qui sont autorisĂ©s Ă travailler sur le territoire des Ătats membres ont droit Ă des conditions de travail Ă©quivalentes Ă celles dont bĂ©nĂ©ficient les citoyens ou citoyennes de lâ II-16 LibertĂ© dâentrepriseModifier La libertĂ© dâentreprise est reconnue conformĂ©ment au droit de lâUnion et aux lĂ©gislations et pratiques nationales. Article II-17 Droit de propriĂ©tĂ©Modifier Toute personne a le droit de jouir de la propriĂ©tĂ© des biens quâelle a acquis lĂ©galement, de les utiliser, dâen disposer et de les lĂ©guer. Nul ne peut ĂȘtre privĂ© de sa propriĂ©tĂ©, si ce nâest pour cause dâutilitĂ© publique, dans des cas et conditions prĂ©vus par une loi et moyennant en temps utile une juste indemnitĂ© pour sa perte. Lâusage des biens peut ĂȘtre rĂ©glementĂ© par la loi dans la mesure nĂ©cessaire Ă lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. La propriĂ©tĂ© intellectuelle est II-18 Droit dâasileModifier Le droit dâasile est garanti dans le respect des rĂšgles de la convention de GenĂšve du 28 juillet 1951 et du protocole du 31 janvier 1967 relatifs au statut des rĂ©fugiĂ©s et conformĂ©ment Ă la Constitution. Article II-19 Protection en cas dâĂ©loignement, dâexpulsion et dâextraditionModifier Les expulsions collectives sont interdites. Nul ne peut ĂȘtre Ă©loignĂ©, expulsĂ© ou extradĂ© vers un Ătat oĂč il existe un risque sĂ©rieux quâil soit soumis Ă la peine de mort, Ă la torture ou Ă dâautres peines ou traitements inhumains ou dĂ©gradants. TITRE III ĂGALITĂModifier Article III-20 ĂgalitĂ© en droitModifier Toutes les personnes sont Ă©gales en droit. Article III-21 Non-discriminationModifier Est interdite, toute discrimination fondĂ©e notamment sur le sexe, la race, la couleur, les origines ethniques ou sociales, les caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques, la langue, la religion ou les convictions, les opinions politiques ou toute autre opinion, lâappartenance Ă une minoritĂ© nationale, la fortune, la naissance, un handicap, lâĂąge ou lâorientation sexuelle. Dans le domaine dâapplication de la Constitution et sans prĂ©judice de ses dispositions particuliĂšres, toute discrimination fondĂ©e sur la nationalitĂ© est interdite. Article III-22 DiversitĂ© culturelle, religieuse et linguistiqueModifier LâUnion respecte la diversitĂ© culturelle, religieuse et linguistique. Article III-23 ĂgalitĂ© entre hommes et femmesModifier LâĂ©galitĂ© entre les hommes et les femmes doit ĂȘtre assurĂ©e dans tous les domaines, y compris en matiĂšre dâemploi, de travail et de rĂ©munĂ©ration. Le principe de lâĂ©galitĂ© nâempĂȘche pas le maintien ou lâadoption de mesures prĂ©voyant des avantages spĂ©cifiques en faveur du sexe sous-reprĂ©sentĂ©. Article III-24 Droits de lâenfantModifier Les enfants ont droit Ă la protection et aux soins nĂ©cessaires Ă leur bien-ĂȘtre. Ils peuvent exprimer leur opinion librement. Celle-ci est prise en considĂ©ration pour les sujets qui les concernent, en fonction de leur Ăąge et de leur maturitĂ©. Dans tous les actes relatifs aux enfants, quâils soient accomplis par des autoritĂ©s publiques ou des institutions privĂ©es, lâintĂ©rĂȘt supĂ©rieur de lâenfant doit ĂȘtre une considĂ©ration primordiale. Tout enfant a le droit dâentretenir rĂ©guliĂšrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire Ă son III-25 Droits des personnes ĂągĂ©esModifier LâUnion reconnaĂźt et respecte le droit des personnes ĂągĂ©es Ă mener une vie digne et indĂ©pendante et Ă participer Ă la vie sociale et culturelle. Article III-26 IntĂ©gration des personnes handicapĂ©esModifier LâUnion reconnaĂźt et respecte le droit des personnes handicapĂ©es Ă bĂ©nĂ©ficier de mesures visant Ă assurer leur autonomie, leur intĂ©gration sociale et professionnelle et leur participation Ă la vie de la communautĂ©. TITRE IV SOLIDARITĂModifier Article IV-27 Droit Ă lâinformation et Ă la consultation des travailleurs au sein de lâentrepriseModifier Les travailleurs ou leurs reprĂ©sentants doivent se voir garantir, aux niveaux appropriĂ©s, une information et une consultation en temps utile, dans les cas et conditions prĂ©vus par le droit de lâUnion et les lĂ©gislations et pratiques nationales. Article IV-28 Droit de nĂ©gociation et dâactions collectivesModifier Les travailleurs et les employeurs, ou leurs organisations respectives, ont, conformĂ©ment au droit de lâUnion et aux lĂ©gislations et pratiques nationales, le droit de nĂ©gocier et de conclure des conventions collectives aux niveaux appropriĂ©s et de recourir, en cas de conflits dâintĂ©rĂȘts, Ă des actions collectives pour la dĂ©fense de leurs intĂ©rĂȘts, y compris la grĂšve. Article IV-29 Droit dâaccĂšs aux services de placementModifier Toute personne a le droit dâaccĂ©der Ă un service gratuit de placement. Article IV-30 Protection en cas de licenciement injustifiĂ©Modifier Tout travailleur a droit Ă une protection contre tout licenciement injustifiĂ©, conformĂ©ment au droit de lâUnion et aux lĂ©gislations et pratiques nationales. Article IV-31 Conditions de travail justes et Ă©quitablesModifier Tout travailleur a droit Ă des conditions de travail qui respectent sa santĂ©, sa sĂ©curitĂ© et sa dignitĂ©. Tout travailleur a droit Ă une limitation de la durĂ©e maximale du travail et Ă des pĂ©riodes de repos journalier et hebdomadaire, ainsi quâĂ une pĂ©riode annuelle de congĂ©s IV32 Interdiction du travail des enfants et protection des jeunes au travail Le travail des enfants est interdit. LâĂąge minimal dâadmission au travail ne peut ĂȘtre infĂ©rieur Ă lâĂąge auquel cesse la pĂ©riode de scolaritĂ© obligatoire, sans prĂ©judice des rĂšgles plus favorables aux jeunes et sauf dĂ©rogations limitĂ©es. Les jeunes admis au travail doivent bĂ©nĂ©ficier de conditions de travail adaptĂ©es Ă leur Ăąge et ĂȘtre protĂ©gĂ©s contre lâexploitation Ă©conomique ou contre tout travail susceptible de nuire Ă leur sĂ©curitĂ©, Ă leur santĂ©, Ă leur dĂ©veloppement physique, mental, moral ou social ou de compromettre leur Ă©ducation. Article IV-33 Vie familiale et vie professionnelleModifier La protection de la famille est assurĂ©e sur le plan juridique, Ă©conomique et social. Afin de pouvoir concilier vie familiale et vie professionnelle, toute personne a le droit dâĂȘtre protĂ©gĂ©e contre tout licenciement pour un motif liĂ© Ă la maternitĂ©, ainsi que le droit Ă un congĂ© de maternitĂ© payĂ© et Ă un congĂ© parental Ă la suite de la naissance ou de lâadoption dâun IV-34 SĂ©curitĂ© sociale et aide socialeModifier LâUnion reconnaĂźt et respecte le droit dâaccĂšs aux prestations de sĂ©curitĂ© sociale et aux services sociaux assurant une protection dans des cas tels que la maternitĂ©, la maladie, les accidents du travail, la dĂ©pendance ou la vieillesse, ainsi quâen cas de perte dâemploi, selon les rĂšgles Ă©tablies par le droit de lâUnion et les lĂ©gislations et pratiques nationales. Toute personne qui rĂ©side et se dĂ©place lĂ©galement Ă lâintĂ©rieur de lâUnion a droit aux prestations de sĂ©curitĂ© sociale et aux avantages sociaux, conformĂ©ment au droit de lâUnion et aux lĂ©gislations et pratiques nationales. Afin de lutter contre lâexclusion sociale et la pauvretĂ©, lâUnion reconnaĂźt et respecte le droit Ă une aide sociale et Ă une aide au logement destinĂ©es Ă assurer une existence digne Ă tous ceux qui ne disposent pas de ressources suffisantes, selon les rĂšgles Ă©tablies par le droit de lâUnion et les lĂ©gislations et pratiques IV-35 Protection de la santĂ©Modifier Toute personne a le droit dâaccĂ©der Ă la prĂ©vention en matiĂšre de santĂ© et de bĂ©nĂ©ficier de soins mĂ©dicaux dans les conditions Ă©tablies par les lĂ©gislations et pratiques nationales. Un niveau Ă©levĂ© de protection de la santĂ© humaine est assurĂ© dans la dĂ©finition et la mise en Ćuvre de toutes les politiques et actions de lâUnion. === Article IV-36 AccĂšs aux services dâintĂ©rĂȘt Ă©conomique gĂ©nĂ©ral===Modifier LâUnion reconnaĂźt et respecte lâaccĂšs aux services dâintĂ©rĂȘt Ă©conomique gĂ©nĂ©ral tel quâil est prĂ©vu par les lĂ©gislations et pratiques nationales, conformĂ©ment Ă la Constitution, afin de promouvoir la cohĂ©sion sociale et territoriale de lâUnion. Article IV-37 Protection de lâenvironnementModifier Un niveau Ă©levĂ© de protection de lâenvironnement et lâamĂ©lioration de sa qualitĂ© doivent ĂȘtre intĂ©grĂ©s dans les politiques de lâUnion et assurĂ©s conformĂ©ment au principe du dĂ©veloppement durable. Article IV-38 Protection des consommateursModifier Un niveau Ă©levĂ© de protection des consommateurs est assurĂ© dans les politiques de lâUnion TITRE V CITOYENNETĂModifier Article V-39 Droit de vote et dâĂ©ligibilitĂ© aux Ă©lections au Parlement europĂ©enModifier Tout citoyen ou toute citoyenne de lâUnion a le droit de vote et dâĂ©ligibilitĂ© aux Ă©lections au Parlement europĂ©en dans lâĂtat membre oĂč il ou elle rĂ©side, dans les mĂȘmes conditions que les ressortissants de cet Ătat. Les membres du Parlement europĂ©en sont Ă©lus au suffrage universel direct, libre et V-40 Droit de vote et dâĂ©ligibilitĂ© aux Ă©lections municipalesModifier Tout citoyen ou toute citoyenne de lâUnion a le droit de vote et dâĂ©ligibilitĂ© aux Ă©lections municipales dans lâĂtat membre oĂč il ou elle rĂ©side, dans les mĂȘmes conditions que les ressortissants de cet Ătat. Article V-41 Droit Ă une bonne administrationModifier Toute personne a le droit de voir ses affaires traitĂ©es impartialement, Ă©quitablement et dans un dĂ©lai raisonnable par les institutions, organes et agences de lâUnion. Ce droit comporte notamment a le droit de toute personne dâĂȘtre entendue avant quâune mesure individuelle qui lâaffecterait dĂ©favorablement ne soit prise Ă son encontre ; b le droit dâaccĂšs de toute personne au dossier qui la concerne, dans le respect des intĂ©rĂȘts lĂ©gitimes de la confidentialitĂ© et du secret professionnel et des affaires ; c lâobligation pour lâadministration de motiver ses dĂ©cisions. Toute personne a droit Ă la rĂ©paration par lâUnion des dommages causĂ©s par les institutions, ou par ses agents dans lâexercice de leurs fonctions, conformĂ©ment aux principes gĂ©nĂ©raux communs aux droits des Ătats membres. Toute personne peut sâadresser aux institutions de lâUnion dans une des langues de la Constitution et doit recevoir une rĂ©ponse dans la mĂȘme langue. Article V-42 Droit dâaccĂšs aux documentsModifier Tout citoyen ou toute citoyenne de lâUnion ou toute personne physique ou morale rĂ©sidant ou ayant son siĂšge statutaire dans un Ătat membre a un droit dâaccĂšs aux documents des institutions, organes et agences de lâUnion, quelle que soit la forme sous laquelle ils sont produits. Article V-43 MĂ©diateur europĂ©enModifier Tout citoyen ou toute citoyenne de lâUnion ou toute personne physique ou morale rĂ©sidant ou ayant son siĂšge statutaire dans un Ătat membre a le droit de saisir le mĂ©diateur europĂ©en de cas de mauvaise administration dans lâaction des institutions, organes ou agences de lâUnion, Ă lâexclusion de la Cour de justice europĂ©enne et du Tribunal de Grande instance dans lâexercice de leurs fonctions juridictionnelles. Article V-44 Droit de pĂ©titionModifier Tout citoyen ou toute citoyenne de lâUnion ou toute personne physique ou morale rĂ©sidant ou ayant son siĂšge statutaire dans un Ătat membre a le droit de pĂ©tition devant le Parlement europĂ©en. Article V-45 LibertĂ© de circulation et de sĂ©jourModifier Tout citoyen ou toute citoyenne de lâUnion a le droit de circuler et de sĂ©journer librement sur le territoire des Ătats membres. La libertĂ© de circulation et de sĂ©jour peut ĂȘtre accordĂ©e, conformĂ©ment Ă la Constitution, aux ressortissants de pays tiers rĂ©sidant lĂ©galement sur le territoire dâun Ătat membre. Article V-46 Protection diplomatique et consulaireModifier Tout citoyen ou toute citoyenne de lâUnion bĂ©nĂ©ficie, sur le territoire dâun pays tiers oĂč lâĂtat membre dont il est ressortissant nâest pas reprĂ©sentĂ©, de la protection des autoritĂ©s diplomatiques et consulaires de tout Ătat membre dans les mĂȘmes conditions que les nationaux de cet Ătat. TITRE VI JUSTICEModifier Article VI-47 Droit Ă un recours effectif et Ă accĂ©der Ă un tribunal impartialModifier Toute personne dont les droits et libertĂ©s garantis par le droit de lâUnion ont Ă©tĂ© violĂ©s a droit Ă un recours effectif devant un tribunal dans le respect des conditions prĂ©vues au prĂ©sent article. Toute personne a droit Ă ce que sa cause soit entendue Ă©quitablement, publiquement et dans un dĂ©lai raisonnable par un tribunal indĂ©pendant et impartial, Ă©tabli prĂ©alablement par la loi. Toute personne a la possibilitĂ© de se faire conseiller, dĂ©fendre et reprĂ©senter. Une aide juridictionnelle est accordĂ©e Ă ceux qui ne disposent pas de ressources suffisantes, dans la mesure oĂč cette aide serait nĂ©cessaire pour assurer lâeffectivitĂ© de lâaccĂšs Ă la justice. Article VI-48 PrĂ©somption dâinnocence et droits de la dĂ©fenseModifier Tout accusĂ© est prĂ©sumĂ© innocent jusquâĂ ce que sa culpabilitĂ© ait Ă©tĂ© lĂ©galement Ă©tablie. Le respect des droits de la dĂ©fense est garanti Ă tout VI-49 Principes de lĂ©galitĂ© et de proportionnalitĂ© des dĂ©lits et des peinesModifier Nul ne peut ĂȘtre condamnĂ© pour une action ou une omission qui, au moment oĂč elle a Ă©tĂ© commise, ne constituait pas une infraction dâaprĂšs le droit national ou le droit international. De mĂȘme, il nâest infligĂ© aucune peine plus forte que celle qui Ă©tait applicable au moment oĂč lâinfraction a Ă©tĂ© commise. Si, postĂ©rieurement Ă cette infraction, la loi prĂ©voit une peine plus lĂ©gĂšre, celle-ci doit ĂȘtre appliquĂ©e. Le prĂ©sent article ne porte pas atteinte au jugement et Ă la punition dâune personne coupable dâune action ou dâune omission qui, au moment oĂč elle a Ă©tĂ© commise, Ă©tait criminelle dâaprĂšs les principes gĂ©nĂ©raux reconnus par lâensemble des nations. LâintensitĂ© des peines ne doit pas ĂȘtre disproportionnĂ©e par rapport Ă lâ VI-50 Droit Ă ne pas ĂȘtre jugĂ© ou puni pĂ©nalement deux fois pour une mĂȘme infractionModifier Nul ne peut ĂȘtre poursuivi ou puni pĂ©nalement en raison dâune infraction pour laquelle il a dĂ©jĂ Ă©tĂ© acquittĂ© ou condamnĂ© dans lâUnion par un jugement pĂ©nal dĂ©finitif conformĂ©ment Ă la loi. TITRE VII DISPOSITIONS GĂNĂRALES RĂGISSANT LâINTERPRĂTATION ET LâAPPLICATION DE LA CHARTEModifier Article VII-51 Champ dâapplicationModifier Les dispositions de la prĂ©sente Charte sâadressent aux institutions, organes et agences de lâUnion dans le respect du principe de subsidiaritĂ©, ainsi quâaux Ătats membres uniquement lorsquâils mettent en Ćuvre le droit de lâUnion. En consĂ©quence, ils respectent les droits, observent les principes et en promeuvent lâapplication, conformĂ©ment Ă leurs compĂ©tences respectives et dans le respect des limites des compĂ©tences de lâUnion telles quâelles lui sont confĂ©rĂ©es dans les autres parties de la Constitution. La prĂ©sente Charte nâĂ©tend pas le champ dâapplication du droit de lâUnion au-delĂ des compĂ©tences de lâUnion, ni ne crĂ©e aucune compĂ©tence ni aucune tĂąche nouvelles pour lâUnion et ne modifie pas les compĂ©tences et tĂąches dĂ©finies dans les autres parties de la Constitution. Article VII-52 PortĂ©e et interprĂ©tation des droits et des principesModifier Toute limitation de lâexercice des droits et libertĂ©s reconnus par la prĂ©sente Charte doit ĂȘtre prĂ©vue par la loi et respecter le contenu essentiel desdits droits et libertĂ©s. Dans le respect du principe de proportionnalitĂ©, des limitations ne peuvent ĂȘtre apportĂ©es que si elles sont nĂ©cessaires et rĂ©pondent effectivement Ă des objectifs dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral reconnus par lâUnion ou au besoin de protection des droits et libertĂ©s dâautrui. Les droits reconnus par la prĂ©sente Charte qui font lâobjet de dispositions dans dâautres parties de la Constitution sâexercent dans les conditions et limites dĂ©finies par les parties en question. Dans la mesure oĂč la prĂ©sente Charte contient des droits correspondant Ă des droits garantis par la Convention europĂ©enne de sauvegarde des droits de lâhomme et des libertĂ©s fondamentales, leur sens et leur portĂ©e sont les mĂȘmes que ceux que leur confĂšre ladite convention. Cette disposition ne fait pas obstacle Ă ce que le droit de lâUnion accorde une protection plus Ă©tendue. Dans la mesure oĂč la prĂ©sente Charte reconnaĂźt des droits fondamentaux tels quâils rĂ©sultent des traditions constitutionnelles communes aux Ătats membres, ces droits doivent ĂȘtre interprĂ©tĂ©s en harmonie avec lesdites traditions. Les dispositions de la prĂ©sente Charte qui contiennent des principes peuvent ĂȘtre mises en Ćuvre par des actes lĂ©gislatifs et exĂ©cutifs pris par les institutions et organes de lâUnion, et par des actes des Ătats membres lorsquâils mettent en Ćuvre le droit de lâUnion, dans lâexercice de leurs compĂ©tences respectives. Leur invocation devant le juge nâest admise que pour lâinterprĂ©tation et le contrĂŽle de la lĂ©galitĂ© de tels actes. Les lĂ©gislations et pratiques nationales doivent ĂȘtre pleinement prises en compte comme prĂ©cisĂ© dans la prĂ©sente Charte. Article VII-53 Niveau de protectionModifier Aucune disposition de la prĂ©sente Charte ne doit ĂȘtre interprĂ©tĂ©e comme limitant ou portant atteinte aux droits de lâhomme et libertĂ©s fondamentales reconnus, dans leur champ dâapplication respectif, par le droit de lâUnion, le droit international et les conventions internationales auxquelles sont parties lâUnion, la CommunautĂ© ou tous les Ătats membres, et notamment la Convention europĂ©enne de sauvegarde des droits de lâhomme et des libertĂ©s fondamentales, ainsi que par les constitutions des Ătats membres. ====Article VII-54 Interdiction de lâabus de droit==== Aucune des dispositions de la prĂ©sente Charte ne doit ĂȘtre interprĂ©tĂ©e comme impliquant un droit quelconque de se livrer Ă une activitĂ© ou dâaccomplir un acte visant Ă la destruction des droits ou libertĂ©s reconnus dans la prĂ©sente Charte ou Ă des limitations plus amples des droits et libertĂ©s que celles qui sont prĂ©vues par la prĂ©sente Charte. AnnexesModifier Voir aussiModifier WikipĂ©dia Charte des droits fondamentaux de lâUnion europĂ©enne
RĂ©sumĂ©s Cinq ans aprĂšs son entrĂ©e en vigueur le 1er dĂ©cembre 2009, la Charte des droits fondamentaux ne manque pas dâĂȘtre invoquĂ©e en droit des Ă©trangers lorsque lâaffaire en cause est dans le champ du droit de lâUnion europĂ©enne. Le bilan de son application est nĂ©anmoins en demi-teinte. Si son utilisation dans les dĂ©cisions portant sur le droit des Ă©trangers ou le droit d'asile est de plus en plus frĂ©quente, la Cour de Luxembourg n'est nĂ©anmoins jamais montĂ©e en gĂ©nĂ©ralitĂ© pour dĂ©finir les principes rĂ©gissant son application aux non-citoyens europĂ©ens. L'utilisation de la Charte en droit des Ă©trangers nous paraĂźt essentiellement confortative » de la jurisprudence de la Cour de Strasbourg tandis quâon constate une jurisprudence plus constructive et autonome sâagissant du droit dâasile qui pourrait rejaillir sur lâensemble des ressortissants de pays tiers. Five years after its entry into force on 1 December 2009, the Charter of Fundamental Rights does not lack to be apply in cases of immigration law when the matter at issue is in the field of the EU law. The results of its application is still halftone. If its use in decisions on the migrants rightâs or asylum is increasingly common, the Luxembourg Court has never defined the general principles governing its application to non-EU citizens. The use of the Charter in immigration law seems to be essentially a confirmation of the jurisprudence of the ECHR. By contrast there is a more constructive and independent jurisprudence concerning the asylum law which could benefit third country de page Note de lâauteurCe texte est une version actualisĂ©e dâune contribution au Forum Trans Europe Experts du 30 mars 2012 dans le cadre dâune table ronde sur la charte des droits fondamentaux prĂ©sidĂ© par Sophie Robin-Olivier [ Notes 1 CJUE, GC, 1er mars 2011, Association belge des Consommateurs Test-Achats ASBL, aff. C-236/09, ADL du 3 mars 2011 par M-L. Basilien-Gainche [ ; D. 2011. 1592, et les obs. M. Robineau ; RDSS 2011, 2011 p. 645, comm. G. CalvĂšs ; Dr. soc. 2011. 689, Ă©tude E. Grass ; RTD. europ. 2012. 405, obs. Florence Benoit-Rohmer ; Europe 2011, comm. 188, A. Rigaux. 2 L. Burgorgue-Larsen, Quand la CJUE prend au sĂ©rieux la Charte des droits fondamentaux, le droit de l'Union est dĂ©clarĂ© invalide », AJDA 2011. 967. 3 Par Convention lorsque nous Ă©voquons dans cet article les Ă©trangers » nous entendons nous rĂ©fĂ©rer exclusivement au droit rĂ©gissant les ressortissants des pays tiers compte tenu des spĂ©cificitĂ©s du droit rĂ©gissant les citoyens de lâUnion europĂ©enne. 4 L. Burgorgue-Larsen, art. prĂ©c. 5 La reprise du titre de Ronald Dworkin Taking rights seriously, Harvard University Press, 1978 â Prendre les droits au sĂ©rieux, PUF, 1995 se veut un hommage Ă son Ă©gard. 6 Pour une invocation infructueuse de l'article 19 de la CDFUE v. CAA de Douai, 22 septembre 2011, n°11DA00357. 7 Droit de vote et d'Ă©ligibilitĂ© aux Ă©lections au Parlement europĂ©en et aux Ă©lections municipales â articles 39 et 40 ; droit Ă une bonne administration, Ă l'accĂšs aux documents et au MĂ©diateur â article 41 Ă 43 ; droit de pĂ©tition â article 44 ; libertĂ© de circulation et d'installation â article 45 ; protection diplomatique et consulaire â article 46 et libertĂ© de chercher un emploi, de travailler, de s'Ă©tablir ou de fournir des services dans tout Ătat membre de l'article 15-2. 8 Ainsi, l'article 15-3 de la Charte prĂ©voit, s'agissant du droit au travail, que Les ressortissants des pays tiers qui sont autorisĂ©s Ă travailler sur le territoire des Ătats membres ont droit Ă des conditions de travail Ă©quivalentes Ă celles dont bĂ©nĂ©ficient les citoyens de l'Union » et l'article 45-2 que La libertĂ© de circulation et de sĂ©jour peut ĂȘtre accordĂ©e, conformĂ©ment aux traitĂ©s, aux ressortissants de pays tiers rĂ©sidant lĂ©galement sur le territoire d'un Ătat membre ». De mĂȘme le droit de vote et l'Ă©ligibilitĂ© aux Ă©lections municipales sont accordĂ©s Ă des ressortissants de pays tiers dans plusieurs Etats membres de l'UE. 9 Sur une soixantaine dâarrĂȘts de la Cour de Luxembourg rendus entre 2003 et 2013 rĂ©pondant Ă la requĂȘte charte des droits fondamentaux » et ressortissants de pays tiers » sur Curia, environ la moitiĂ© concerne spĂ©cifiquement des questions de droit des Ă©trangers ou du droit dâasile. 10 CJCE, 6 novembre 2003, Bodil Lindqvist, aff. C-101/01 ; CJCE, 20 mai 2003, Neukomm, aff. C-138/01. 11 CJCE, GC, 27 juin 2006, Parlement c/ Conseil, aff. C-540/03 ; AJDA 2006. 2285, note L. Burgorgue-Larsen; D. 2006. 1988 ; RDT 2007. 61, obs. S. Robin-Olivier ; RFDA 2007. 101, Ă©tude H. Labayle ; RTD eur. 2006. 673, Ă©tude B. Masson. 12 Ibid., pt 38. 13 Aff. C60/00 du 11 juillet 2002, Carpenter et C109/01 du 23 septembre 2003, Akrich. 14 Cour EDH, 19 fĂ©vrier 1996, GĂŒl c. Suisse, JCP G 1997, I, 4000, n° 36, chron. F. Sudre ; Cour EDH, 28 novembre 1996, Ahmut c. Pays-Bas, RUDH 1997, p. 26, obs. M. Levinet ; Cour EDH 21 dĂ©cembre 2001, Sen c. Pays-Bas, AJDA 2001, p. 1072, note J-F. Flauss ; JCP G 2002, I, 105, note F. Sudre. 15 CJCE, GC, 12 septembre 2006, aff. C-145/04, Royaume d'Espagne c/ Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, pts 41-42 et pt 94 ; AJDA 2006. 2271, chron. E. Broussy, F. Donnat et C. Lambert ; RTD eur. 2007. 25, Ă©tude L. Burgorgue-Larsen. 16 CJUE, 25 juillet 2008, aff. C-127/08, Metock, AJDA 2009. 321, note H. Alcaraz ; RSC 2009. 197, obs. L. Idot ; RTD eur. 2009. 91, note S. Ph. D. Hammamoun et N. Ph. D. Neuwahl. 17 CJUE, 2 ch., 4 mars 2010, n° C-578/08, Chakroun, Europe 2010. comm. 163, obs. L. Driguez ; D. 2010. 2868, O. Boskovic, S. Corneloup, F. Jault-Seseke, N. Joubert, K. Parrot. 18 Ibid., p. 42. 19 Ibid., pt. 44. 20 Ibid., pt. 63. 21 CJUE 8 mars 2011, Ruiz Zambrano c/ Office national de l'emploi, aff. C-34/09, pt 44, ADL du 11 mars 2011 par M. Gkegka ; AJDA 2011. 1007, chron. M. Aubert, E. Broussy et F. Donnat ; ibid. 1082, note M. Houser ; D. 2011. 1325, note S. Corneloup ; ibid. 2012. 390, obs. O. Boskovic, S. Corneloup, F. Jault-Seseke, N. Joubert et K. Parrot ; RDSS 2011. 449, note C. Boutayeb et A. Raccah ; Rev. crit. DIP 2012. 352, note J. Heymann ; RTD eur. 2011. 564, obs. E. Pataut ; ibid. 2012. 23, Ă©tude S. Platon ; ibid. 398, obs. F. Benoit-Rohmer ; JCP 2011, act. 318, F. Picod ; Europe n° 5, 2011, comm. 149, A. Rigaux ; JCP S. 2011. 1195, comm. par J. Cavallini. 22 V. aussi l'invocation des articles 20 et 21 de la CDFUE dans le contentieux contre la circulaire du 5 aoĂ»t 2010 sur l'Ă©vacuation prioritaire » des campements de roms » qui le Conseil dâEtat ne censure toutefois que sur le seul fondement du principe constitutionnel dâĂ©galitĂ© sans distinction selon lâorigine CE 7 avr. 2011, Association SOS racisme - Touche pas Ă mon pote, n° 343387, Lebon ; AJDA 2011. 760 et 1438, note D. Bailleul ; Constitutions 2011. 383, obs. O. Le Bot ; RTD eur. 2011. 887, obs. D. Ritleng. 23 V. pour un cas de discrimination Ă rebours dĂ©favorable aux citoyens de lâUE CE 22 juin 2012, Valentin Muntean, n° 347545 et la remarquable Ă©tude dâHĂ©loĂŻse Gicquel, CitoyennetĂ© europĂ©enne, qualitĂ© d'Ă©tranger et Ă©ventualitĂ© d'une discrimination Ă rebours », AJDA 2013 p. 863. Voir pour une application favorable TA de Lyon, 25 septembre 2012, n° 1204141, AJDA 2013 p. 809, concl. O. Cotte. 24 CJUE 5 mai 2011, Shirley McCarthy, aff. C-434/09, ADL du 10 mai 2011 par M. Benlolo-Carabot [ ; JCP G 2011. 598, obs. F. Picod ; D. 2011. 1604, note. S. Corneloup ; AJDA 2011. 930, et 1614, chron. M. Aubert, E. Broussy et F. Donnat ; RTD eur. 2011. 564, obs. E. Pataut. 25 Dans le cas français, le Conseil d'Etat a validĂ© cette diffĂ©rence de traitement au regard de l'article 14 de la CEDH, combinĂ© avec son article 8, en l'estimant liĂ©e Ă une diffĂ©rence de situation objective CE, 19 mai 2010, Cimade et Gisti, n° 323758, aux tables, ADL du 22 mai 2010 par S. Slama ; JCP A 2010, act. 410. Dans une dĂ©libĂ©ration du 14 avril 2014, le DĂ©fenseur des droits maintient que la lĂ©gislation sâappliquant aux couples mixtes est discriminatoire DĂ©fenseur des Droits, recomm. n° 2014-071 du avril 2014 [ 26 CJUE 15 nov. 2011, aff. C-256/11, Dereci, pts 71 Ă 74, ADL du 3 dĂ©cembre 2011 par M. Gkegka [ ; RTD eur. 2012. 23, Ă©tude S. Platon ; ibid. 398, obs. F. Benoit-Rohmer ; AJDA 2012. 306, chron. M. Aubert, E. Broussy et F. Donnat ; D. 2012. 390, chron. O. Boskovic. 27 Ibid., pt 66. 28 CJUE 8 novembre 2012, Iida, pts 78-81, AJDA 2013. 335, chron. M. Aubert, E. Broussy et H. CassagnabĂšre ; D. 2013. 324, obs. O. Boskovic, S. Corneloup, F. Jault-Seseke, N. Joubert et K. Parrot. 29 CJUE 6 dĂ©cembre 2012, O. et S., aff. C-356/11 et C-357/1, pts 77 Ă 81, AJDA 2013 p. 335, chron. M. Aubert, E. Broussy et H. CassagnabĂšre. 30 CJUE 8 mai 2013, Kreshnik Ymeraga et a., aff. C-87/12, pts 43-44, RFDA 2013 p. 1231, chron. C. Mayeur-Carpentier, L. ClĂ©ment-Wilz, F. Martucci. Voir aussi, sans quâil ne soit fait rĂ©fĂ©rence Ă la Charte CJUE, 21 fĂ©vrier 2013, contre Styrelsen for VideregĂ„ende Uddannelser og UddannelsesstĂžtte, Câ46/12, ADL 29 juillet 2013 par E. Bernard [ et CJUE, 12 mars 2014, O. contre Minister voor Immigratie, Integratie en Asiel, et Minister voor Immigratie, Integratie en Asiel contre B. et G., et Câ457/12, Revue des droits de lâhomme/ ADL, 1er avril 2014, par M. Gkegka et V. RĂ©veillĂšre ; JCP A 2014, act. 318, par D. Berlin. 31 CJUE, 16 janvier 2014, Onuekwere, Aff. C-378/12, GDR-ESLJ, 1er fĂ©vrier 2014 par L. Feriel et R. Foucart [ AJDA, 2014. 336 chron. M. Aubert, E. Broussy, H. Cassagnabere, 32 Claire Saas, La continuitĂ© du sĂ©jour dâun membre dâune famille de citoyen europĂ©en est interrompue par toute incarcĂ©ration », Revue des droits de lâhomme/ ADL, 17 mars 2014 [ 33 CJUE 28 avril 2011, El Dridi, aff. C-61/11, ADL du 29 avril 2011 par M-L. Basilien-Gainche AJDA 2011. 878, et 1614, chron. M. Aubert, E. Broussy et F. Donnat ; D. 2011. 1880, note G. Poissonnier, 1400, entretien S. Slama, et 2012. 390, spĂ©c. 396, obs. K. Parrot ; AJ pĂ©nal 2011. 362, note S. Slama et Basilien-Gainche ; Rev. crit. DIP 2011. 834, note K. Parrot ; Europe 2011. Etude 7, obs. F. Kauff-Gazin. 34 CJUE, GC, 6 dĂ©cembre 2011, Achughbabian c/ PrĂ©fet du Val de Marne, aff. C-329/11, ADL 7 dĂ©cembre 2011, par S. Slama [ ; AJDA 2011. 2384, et 2012. 306, chron. M. Aubert, E. Broussy et F. Donnat ; D. 2012. 333, et les obs., note G. Poissonnier, et 390, spĂ©c. 396, obs. K. Parrot ; Constitutions 2012. 63, obs. A. Levade ; Dr. adm. fĂ©vr. 2012, p. 46, obs. V. Tchen ; Europe 2012, n° 2, Comm. 73, comm. F. Gazin ; Gaz. Pal. 2012, n° 45, p. 17, comm. P. Henriot. 35 CJUE 6 dĂ©cembre 2012, Md Sagor, aff. C-430/11, ADL du 12 dĂ©cembre 2012 par M-L. Basilien-Gainche [ ; AJDA 2012 p. 2354 et ibid. 2013. 335, chron. M. Aubert, E. Broussy et H. CassagnabĂšre. Voir aussi, mĂȘme si elle ne mentionne pas la charte CJUE 21 mars 2013, Abdoul Khadre Mbaye, aff. Câ522/11. 36 Voir les explications de L. Masera, Les ressorts de l'affaire El Dridi », in Gisti, Un rĂ©gime pĂ©nal d'exception, coll. Penser l'immigration autrement, 2012, p. 128. 37 V. S. Slama, La philosophie de la directive retour » au prisme des arrĂȘts El Dridi et Achughbabian », in Gisti, Immigration, Un rĂ©gime pĂ©nal d'exception, p. 140. Pour un bilan rĂ©cent Pascal Schumacher, La politique de lâUnion europĂ©enne en matiĂšre de retour sous le regard de la Commission europĂ©enne », in Revue des droits de lâhomme/ ADL, 14 avril 2014 URL 38 CJUE, CG, 24 avril 2012, Servet Kamberaj c/ Istituto per lâEdilizia sociale della Provincia autonoma di Bolzano IPES, aff. C-371/10, Constitutions 2012. 290, obs. A. Levade ; D. 2013. 324, chron. O. Boskovic, S. Corneloup, F. Jault-Seseke, N. Joubert, K. Parrot. 39 RTD europ. 2012 p. 495. La position adoptĂ©e par la CJUE n'est pas sans rapport avec la jurisprudence de la Cour de Strasbourg voir par exemple Cour EDH, 1e Sect. 28 octobre 2010, Saidoun c. GrĂšce et Fawsie c. GrĂšce, Resp. Req. n° 40083/07 et 40080/07, ADL du 29 octobre 2010 par N. Hervieu ; Cour EDH, 4Ăšme sect., 8 avril 2014, Dhahbi c/ Italie, req. n°17120/09. 40 V. dans le contentieux sur le droits aux prestations familiales des enfants entrĂ©s en dehors du regroupement familial la question prĂ©judicielle posĂ©e au regard de cette mĂȘme disposition TASS Bouches-du-RhĂŽne 15 janv. 2013, Mme Anouthani X., n° 20904404 et les explications de Lola Isidro dans sa lettre ADL du 12 avril 2013 et sĂšchement rejetĂ©e par la Cour de Luxembourg faute de clartĂ© pour irrecevabilitĂ© manifeste CJUE, ordo., 14 novembre 2013, Anouthani Mlamali / Caisse dâallocations familiales des Bouches-du-RhĂŽne, Affaire C-257/13. 41 V. CJCE, 1er juillet 2008, SuĂšde et Turco / Conseil, aff C-52/05 P ; CJCE, 29 janvier 2009 Migrationsverket contre Edgar Petrosian, C-19/08 et CJCE, 17 fĂ©vrier 2009, Elgafaji, C-465/07. 42 Au total on recense une cinquantaine de dĂ©cisions sur Curia portant sur l'asile dans lesquelles la Charte est mentionnĂ©e entre 2008 et 2013. 43 RemplacĂ©e depuis par la directive 2011/95 du 13 dĂ©cembre 2011. 44 CJUE, 2 mars 2010, Salahadin Abdulla, C-175/08, pts 51 Ă 54 ; D. 2010. 2868, obs. O. Boskovic, S. Corneloup, F. Jault-Seseke, N. Joubert et K. Parrot ; RSC 2010. 709, chron. L. Idot ; RTD eur. 2010. 599, chron. L. Coutron. 45 CJUE 17 juin 2010, Bolbol, n° C-31/09, Europe 2010. comm. 269, obs. F. Kauff-Gazin ; D. 2010. 2868, chron. O. Boskovic, S. Corneloup, F. Jault-Seseke, N. Joubert et K. Parrot ; RSC 2010. 709, chron. L. Idot. 46 Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les rĂ©fugiĂ©s de Palestine dans le Proche-Orient 47 CJUE, 9 novembre 2010, Bundesrepublik Deutschland c/ B. et c / D., C-57/09 et C-101/09. V. pour le cas français, la non transmission d'une question prĂ©judicielle portant sur la compatibilitĂ© de la clause d'exclusion Ă l'article 2 de la CDFUE sur l'abolition de la peine de mort CE, 8 octobre 2010, K. Daoudi, n° 338505 et le non-lieu Ă statuer en lâĂ©tat sur la QPC transmise qui pose en rĂ©alitĂ©, pour le Conseil constitutionnel, une question de compatibilitĂ© au droit de lâUE Cons. const., dĂ©cision 2010-79-QPC, 17 dĂ©cembre 2010, Kamel D., ADL du 17 dĂ©cembre 2010 par S. Slama [ ; Constitutions 2011. 54, chron. A. Levade ; Europe 2011. 5, obs. D. Simon ; RFDC obs. Ph. Mouron. 48 CJUE, GC, 19 dĂ©cembre 2012, Abed El Karem El Kott et autres, C-364/11 ; AJDA 2013 p. 335, chron. M. Aubert, E. Broussy et H. CassagnabĂšre ; D. chron. O. Boskovic, S. Corneloup, F. Jault-Seseke, N. Joubert et K. Parrot ; GDR-ELSJ, 2 janvier 2013 par J. PĂ©tin [ 49 Ibid., pt 20. 50 CJUE, 5 septembre 2012, Bundesrepublik Deutschland c/ Y. et Z., aff. C-71/11 et C-99/11 ; ADL du 11 septembre 2012 par L. Leboeuf [ ; GDR-ELSJ, 9 septembre 2012, par H. Labayle [ ; AJDA 2012. 2267, chron. M. Aubert, E. Broussy et H. CassagnabĂšre ; D. chron. O. Boskovic, S. Corneloup, F. Jault-Seseke, N. Joubert et K. Parrot. 51 F. Gazin, Clause humanitaire », Europe 2013, comm. 20. 52 CJUE, 4Ăšme chambre, 30 mai 2013, Zuheyr Frayeh Halaf contre Darzhavna agentsia za bezhantsite pri Ministerskia savet, n° C-528/11, pts 37-38 ; ADL 22 juin 2013 par M-L. Basilien-Gainche [ ; AJDA 2013. 1684, chron. M. Aubert, E. Broussy et H. CassagnabĂšre ; RFDA 2013 p. 1231, chron. C. Mayeur-Carpentier, L. ClĂ©ment-Wilz, F. Martucci. 53 CJUE 14 novembre 2013, Bundesrepublik Deutschland c/ Kaveh Puid, n° C-4/11 ; AJDA 2014 p. 336, chron. M. Aubert, E. Broussy et H. CassagnabĂšre ; RFDA 2013 p. 123, chron. C. Mayeur-Carpentier, L. ClĂ©ment-Wilz, F. Martucci. 54 CJUE, 10 dĂ©cembre 2013, Shamso Abdullahi, Aff. C-394/12, ADL 21 fĂ©vrier 2014 par P. Schumacher [ ; AJDA 2014 p. 336, chron. M. Aubert, E. Broussy et H. CassagnabĂšre. V. aussi CE, Ord. rĂ©f. 29 aoĂ»t 2013, M. Xhafer G. et autres, Req. n° 371572 ; ADL 16 sept. 2013 par. R. Kempf [ ; AJDA 2013. 2382, note C. Brami. Plus largement voir Chassin, De la rĂ©admission des demandeurs d'asile », ADJA 2013. 2377 55 V. Christophe Pouly, Les garanties procĂ©durales dans le nouveau rĂ©gime d'asile europĂ©en commun », AJDA 2013. 2358. 56 CJUE, 6 juin 2013, M. A. et a., n° C-648/11, AJDA 2013. 1684, chron. M. Aubert, E. Broussy et H. CassagnabĂšre ; D. 2013. 1476, et 2073, obs. P. Bonfils et A. Gouttenoire ; ADL 22 juin 2013 par M-L. Basilien-Gainche [ 57 CJUE 28 juill. 2011, n° C-69/10, Samba Diouf, AJDA 2011. 2339, chron. M. Aubert, E. Broussy et F. Donnat ; JCP 2011. 940, veille F. Picod ; D. chron. O. Boskovic, S. Corneloup, F. Jault-Seseke, N. Joubert et K. Parrot. V. aussi CAA de Nantes, 19 dĂ©cembre 2011, n° 11NT0035 et CAA de Marseille, 31 mai 2012, n° 12MA00715. 58 Cour EDH, Anc. 5e Sect. 2 fĂ©vrier 2011, c. France, Req. n° 9152/09, ADL du 3 fĂ©vrier 2012 par N. Hervieu [ ; AJDA 2012. 244, et 1726, chron. L. Burgorgue-Larsen ; JCP A 2012. 2212, comm. G. Marti ; Dr. Adm. 2012, comm. 37, V. Tchen ; JCP G 2012, doctr. 924, chron. F. Sudre. 59 CJUE, 31 janvier 2013, et aff. C-175/11, GDR-ELSJ, 8 fĂ©vrier 2013 par J. Petin 60 CJUE, 1re ch., 22 nov. 2012, aff. C-277/11, M. M c/ Minister for Justice, Equality and Law Reform, pts 81 et 82 ; Europe 2013, comm. 19, F. Gazin ; GDR-ELSJ du 1 dĂ©cembre 2012 par J. Petin [ 61 V. sur la genĂšse de ce droit LoĂŻc Azoulai et Laure ClĂ©ment-Wilz, La bonne administration » in Auby et J. Dutheil de la RochĂšre, Droit administratif europĂ©en sous la direction de, Bruylant, 2Ăšme Ă©d., 2013. Si le droit dâĂȘtre prĂ©alablement entendu figure Ă lâarticle 41-2 de la CDFUE comme composante du droit de bonne administration », celui-ci nâest formellement rĂ©servĂ© aux affaires traitĂ©es [âŠ] par les institutions, organes et organismes de lâUnion » CJUE 21 dĂ©cembre 2011, Cicala, aff. Câ482/10. V. pour des applications dans le contentieux de lâOQTF CAA de Bordeaux, 29 mars 2012, Artak X., n° 11BX01905 ; CAA de Bordeaux, 3 avril 2012, Jamel A., n° 11BX02847 ; CAA de Nancy, 23 avril 2012, Karush A., n°11NC01074 ; CAA de Douai, 5 juillet 2012, Solomon A., n° 12DA00509. 62 CJUE, GC, 26 fĂ©vrier 2013, Ă
klagaren c/ Hans Ă
kerberg Fransson, aff. C-617/10, pts 19 Ă 21 ; GR-ELSJ du 11 mars 2013 par L. Delgado [ ; AJDA 2013. 1154, chron. M. Aubert, E. Broussy et H. CassagnabĂšre ; AJ pĂ©nal 2013. 270, note C. Copain ; RTD eur. 2013. 267, note D. Ritleng. 63 TA de Lyon, 28 fĂ©vrier 2013, n° 1208055, Ancuta Dumitru citoyenne de lâUE et n° 1208057, Lareille Lunda Makiese ressortissante de pays tiers, RFDA 2013 p. 839, concl. Henri Stillmunkes. V. S. Slama, Question prĂ©judicielle sur le droit d'ĂȘtre entendu par l'administration prĂ©alablement Ă l'Ă©diction d'une OQTF », ADL19 mars 2013 [ 64 V. pour un plaidoyer en faveur de cette position M. ClĂ©ment, Droit dâĂȘtre entendu, droit de la dĂ©fense et OQTF », GDR-ELSJ, 29 avril 2013 [ 65 CAA de Lyon, 14 mars 2013, n°12LY02737, cons. 10 Ă 15 ; CAA Bordeaux, 1Ăšme ch., 4 avril 2013, n°12BX01849. 66 CE, Sect., 19 avril 1991, PrĂ©fet de police c/ Demir, n°120435 ; CE, avis, 19 octobre 2007, Hammou et Benabdelhak, n°306821 au Lebon ; CE, avis, 28 novembre 2007, Barjamaj, n°307999, au Lebon. 67 CAA Bordeaux, 16 juillet 2013, n°13BX00601 ; CAA Nancy, 1er juillet 2013 n°13NC00058, CAA Nantes, 27 juin 2013 C. 12NT02014, CAA Marseille, 18 juin 2013, n°12MA04450. 68 TA de Melun, 8 mars 2013, Mme Sophie Mukarubega, n°1301686 enregistrĂ©e sous le n°C-166/13 et TA de Pau, 30 avril 2013, M. Khaled Boudjlida, n° 1300264, enregistrĂ©e sous le n°C-249/13. 69 CJUE, 2Ăšme ch., 10 septembre 2013, M. G., N. R. contre Staatssecretaris van Veiligheid en Justitie, aff. C 383/13 PPU, pts 27-45. 70 CJUE, 18 juillet 2013, Commission Câ584/10 P, Câ593/10 P et Câ595/10 P, non encore publiĂ© au Recueil, points 98 et 99 71 CJUE, 22 novembre 2012, M., Câ277/11, pt 86. 72 Par ex. pour rĂ©pondre Ă des impĂ©ratifs d'urgence en matiĂšre de protection de la santĂ© publique, CJCE 15 juin 2006, Dokter n° C-28/05. 73 CJUE 18 juill. 2013, prĂ©c. 74 V. dans le mĂȘme sens CE 23 dĂ©c. 2011, Danthony, n° 335033, Lebon ; AJDA 2012. 195, chron. X. Domino et A. Bretonneau ; D. 2013. 324, obs. O. Boskovic, S. Corneloup, F. Jault-Seseke, N. Joubert et K. Parrot ; RFDA 2012. 284, concl. G. Dumortier. 75 AJDA 2013 p. 2307, chron. M. Aubert, E. Broussy, H. CassagnabĂšre. 76 CJUE, GC, 4 juin 2013, ZZ contre Secretary of State for the Home Department, aff. C-300/11, AJDA 2013 p. 1684, chron. M. Aubert, E. Broussy, H. CassagnabĂšre. 77 CJUE 27 sept. 2012, La Cimade & Gisti c/ Ministre de l'intĂ©rieur, aff. C-179/11 ; ADL 2 octobre 2012 par M-L. Basilien-Gainche ; AJDA 2012. 1821, obs. D. Poupeau, et 2267, chron. M. Aubert, E. Broussy et H. CassagnabĂšre ; Europe 2012. comm. 425, obs. D. Simon ; D. 2013. 314 chron. O. Boskovic, S. Corneloup, F. Jault-Seseke, N. Joubert et K. Parrot. Voir les dĂ©cisions du Conseil dâEtat prĂ©alablement Ă cette dĂ©cision CE 7 avril 2011, La Cimade et Gisti, n°335924, aux tables ; AJDA 2011. 759 ; D. 2012. 390, obs. O. Boskovic, S. Corneloup, F. Jault-Seseke, N. Joubert et K. Parrot ; RFDA 2011. 1225, chron. L. ClĂ©ment-Wilz, F. Martucci et C. Mayeur-Carpentier et aprĂšs CE 17 avril 2013, La Cimade et Gisti, n°335924, D. 2013. 314 chron. O. Boskovic, S. Corneloup, F. Jault-Seseke, N. Joubert et K. Parrot ; JCP A 2013, act. 391, veille L. Erstein ; JCP A 2014, 2091, obs. G. Marti ; CE, 30 dĂ©c. 2013, La Cimade, n° 350193, au Lebon ; JCP A 2014, act. 67 L. Erstein. 78 Cour EDH, 21 janvier 2011, c. Belgique et GrĂšce, Req. n° 30696/09, § 250-263 â ADL du 21 janvier 2011 2 par N. Hervieu ; Cour EDH, 1e Sect. 5 avril 2011, Rahimi c. GrĂšce, Req. n° 8687/08 â ADL du 6 avril 2011 par N. Hervieu. 79 CJUE, 4Ăšme ch., 27 fĂ©vrier 2014, FEDASIL contre consorts Saciri, affaire C-79/13, Rev DH/ ADL, 5 mars 2014 par Basilien-Gainche, S. Slama [ Lettre de lâEDEM mars 2014 par L. Tsourdi [ 80 Affaires Panohi et Atayi, n°30027/12. V. aussi requĂȘte 28820/13 c. France â CommuniquĂ©e le 16 janvier 2014. 81 CE, 3 octobre 2013, Brahim Gjutaj et a., n° 372391 â affaire portĂ©e devant la Cour EDH et communiquĂ©e Ă la France dĂšs le 7 octobre sous le n° 63141/13 suite Ă une mesure provisoire. Dans les trois affaires, le Gisti et la Cimade ont Ă©tĂ© admis en qualitĂ© de tiers intervenants Ă prĂ©senter un amicus curiae. 82 B. Genevois, Un statut constitutionnel pour les Ă©trangers », RFDA, 1993, p. 871. Sur cette thĂ©matique de la constitutionnalisation dans le cadre europĂ©en v. Jean-Marc Sorel, StĂ©phanie Hennette-Vauchez dir., Les droits de l'homme ont-ils constitutionnalisĂ© le monde ?, Bruxelles, Bruylant, coll. Droit de la CEDH n° 1, 2011. 83 United States v. Verdugo-Urquidez, 494 259, 271 1990. Voir aussi Leng May Ma v. Barber, 357 185, 187 1958. 84 V. par exemple sur CJUE 08 avril 2014, Digital Rights Ireland et Seitlinger n° C-293/12 dĂ©clarant invalide la directive 2006/24/CE du Parlement europĂ©en et du Conseil, du 15 mars 2006, sur la conservation de donnĂ©es gĂ©nĂ©rĂ©es ou traitĂ©es dans le cadre de la fourniture de services de communications Ă©lectroniques accessibles au public ou de rĂ©seaux publics de communications M-Ch. De Montecler, La CDFUE n'est pas 1 tigre de papier », AJDA 2014. 773. 85 Commission, Droits fondamentaux la Charte de lâUE gagne en importance, pour le plus grand bĂ©nĂ©fice de ses citoyens », CommuniquĂ© de presse, Bruxelles, le 14 avril 2014 [ de page Pour citer cet article RĂ©fĂ©rence Ă©lectronique Serge Slama, Prendre au sĂ©rieux la Charte des droits fondamentaux en droit des Ă©trangers », La Revue des droits de lâhomme [En ligne], 5 2014, mis en ligne le 27 mai 2014, consultĂ© le 18 aoĂ»t 2022. URL ; DOI de page
article 52 de la charte des droits fondamentaux