Comptetenu du mode de vie guerrier des Vikings, il n'est pas surprenant que les armes aient joué un rôle important dans la mythologie nordique. Presque tous les dieux nordiques possédaient des armes magiques spéciales qui amélioraient leurs capacités guerrières.Voici 10 des armes les plus intéressantes et les plus puissantes que les dieux scandinaves 8 Accompagner les Âmes avec Thanatos. Voici les dieux de la mort à la fois les plus connus et les moins connus dans l'hémisphère de la religion. L'heure pour toi de découvrir Hadès et Thanatos. Le dieu Hadès, l'un des plus grands, faisant partie de la mythologie grecque, fut le frère de Poséidon ainsi que de Zeus. Combatsdivers. 14. Son Goku le patrouilleur galactique. 15. Moro l'astrophage. 16. Le meilleur guerrier de l'Univers. 17. Le pouvoir du dieu de la destruction. Protection des mineurs . Attention, la page que vous souhaitez consulter contient des visuels réservé aux personnes majeures. En cliquant sur OUI, J'AI PLUS DE 18 ANS, vous certifiez avoir pris Lesdouze principaux dieux sont composés de sept dieux et de cinq déesses. Il s’agit des descendants de Gaïa (déesse de la terre) et d’Ouranos (dieu du ciel) à partir de la troisième génération sur l’arbre généalogique. Ce sont Zeus, Poséidon, Arès, Déméter, Héra, Hadès et Hestia qui constituent la première ligne de dieux Sixmois après la bataille contre Boo, la paix sur Terre est à nouveau menacée par un mystérieux personnage : Beerus, le Dieu de la Destruction. Il parcourt l'univers à la recherche du Super Saiyan Divin, détruisant planète après planète, et finit par retrouver Goku, Vegeta et leurs amis. Mais aucun d'entre eux n'a jamais entendu parlé d'un Dieu Super Saiyan. Arès dieu grec de la violence et de la destruction. Contrairement à Apollon qui est le fils de Zeus avec une autre femme, Arès fait partie des enfants qu’il a eu avec son épouse Héra. Il est connu comme le dieu de la violence et de la guerre et est père de plusieurs enfants avec des mères différentes, car selon certains ouvrages, il n’est pas Voiciles noms des 12 Dieux de la Destruction qui ont été vus pour la première fois dans l’épisode 78 de Dragon Ball Super. viHYV. La conquête de Canaan un génocide ? Ronald BERGEY* Une lecture rapide du livre de Josué achoppe sur les récits de guerre aux chapitres 6 à 12. De cette narration de la conquête de Canaan ressortent souvent deux impressions inquiétantes, d’abord celle d’une vague de destruction de villes rasées et de terres désolées, puis celle d’habitants vaincus, massacrés dans un véritable bain de sang. Ces impressions semblent confirmées par le narrateur des récits de bataille. Il martèle son message Josué battit tout le pays … il ne laissa aucun survivant. Il frappa d’anathème tout ce qui respirait », et le clou est d’autant plus enfoncé par l’affirmation comme l’avait ordonné le Seigneur, le Dieu d’Israël » Jos 1040. Le Pentateuque dépeint en termes durs la manière dont Dieu va, ou Israël doit, traiter les nations en Canaan. Elles seront effacées khd Ex 2323, chassées grs Ex 2328-31; Dt 71, expulsées nsl Dt 71, repoussées hdp Dt 94, retranchées krt Dt 1229, détruites smd Dt 1229, ou dépossédées yrs Dt 95, 12291. Le verbe le plus dur est heherîm hrm d’où est dérivé le nom herem. Deux lois deutéronomiques prescrivent cette sanction pour les sept nations de Canaan Tu les voueras à l’interdit » ou, traduit autrement, tu les frapperas d’anathème » Dt 72, 20172. C’est d’abord en Transjordanie, selon les récits de guerre en Deutéronome 2 et 3, et puis en Cisjordanie, d’après Josué 6 à 12, où l’anathème est appliqué3. La politique d’anathème, selon les sommaires des campagnes militaires majeures Jos 1040, 1120, semble s’étendre sur la majorité sinon toutes les villes dont les Israélites ont pu s’emparer. Dans les récapitulatifs de batailles individuelles où le herem a été appliqué se trouvent également les expressions dures comme ils les passèrent au fil de l’épée », ou il ne resta rien de ce qui respirait », rendues parfois plus poignantes par le rajout hommes, femmes et enfants » Dt 234, 36; Jos 621, 1040, 1111, 14, 1240. Comment donc ne pas tirer la conclusion qu’Israël était bénéficiaire d’un pays donné en héritage découlant de lait et de miel au prix du sang coulé des populations vaincues? Quel meilleur mot choisir pour qualifier ces impressions si ce n’est le génocide? Et ne peut-on pas, comme A. de Pury, sérieusement se demander Si le dieu d’Israël est vraiment… un dieu sanguinaire qui appelle son peuple au combat et qui ordonne des massacres, comment confesser que ce dieu est le même que le dieu du NT, le Père de Jésus-Christ? »4Croire en l’extermination des Cananéens sur l’ordre de Dieu pose un problème de taille d’ordre éthique et théologique. Plusieurs données restant dans le dossier biblique perturbent, pourtant, cette lecture lapidaire et troublent les premières impressions. Elles nous obligent à rouvrir le dossier génocide » et à mener une nouvelle enquête en deux temps. D’abord, quant au pays conquis, l’aspect matériel sera abordé, puis à l’égard du peuple vaincu, l’aspect moral sera sondé pour déterminer la nature de l’anathème des habitants de Canaan. I. Le pays de Canaan l’aspect matériel de la conquête 1. Une vague de destruction? Contrairement à ce qu’on peut penser, seules trois villes, parmi la trentaine vaincues mentionnées Jos 12, auraient été brûlées Jéricho 624, Aï 819, 28 et Hatsor 1110-11. A propos de la campagne militaire au nord, il est précisé Mais Israël ne brûla aucune des villes à l’exception seulement de Hatsor. » 11135 Dans le Pentateuque, les passages relatifs à l’installation préconisent que les Israélites posséderaient les villes et les maisons qu’ils n’avaient pas bâties et les terres qu’ils n’avaient pas cultivées Dt 610-11, 191-2; cf. Nb 351-5. Le massif central sous contrôle israélite demeurait couvert de forêts denses Jos 1714-18 et l’usage, même restreint, des arbres pour assiéger une ville fait l’objet d’une loi deutéronomique 2019-20. Rien ne laisse penser qu’ils avaient comme objet la destruction des villes et de leurs terres. En revanche, les Israélites devaient détruire les lieux de culte. La loi d’anathème de Deutéronome 7 stipule Vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs stèles, vous abattrez leurs poteaux d’Achéra et vous brûlerez au feu leurs statues. » Dt 75; cf. Ex 2310-30; Nb 3351-56; Dt 614-19, 722-24, 122-3, 29-31 Comme le résume A. Millard Les récits bibliques de l’arrivée du peuple d’Israël en Canaan ne mentionnent la destruction que de quelques villes … il lui suffisait de détruire les rites païens des Cananéens et les accessoires de leur culte … [A] part ces trois villes [Jéricho, Aï, Hatsor], on ne doit guère retrouver de trace physique de la conquête, hors du domaine religieux. »6 2. Une conquête de la terre promise entière sous Josué? En effet, le territoire conquis sous Josué ne comprenait que certaines régions. Le narrateur, dans ses bilans de la conquête en Josué 10 et 11, fait ressortir les territoires sous contrôle israélite. Ce sont des enclaves des coteaux occidentaux du massif central et de la haute Galilée, c’est-à-dire le pays des Amoréens. Puis, en introduisant les récits de l’installation en Josué 13 à 19, ce narrateur fait également remarquer le pays qui reste ». C’est la majeure partie du pays, le territoire qui reste sous le contrôle des Cananéens. Il constate aussi que les tribus individuelles, surtout en Cisjordanie, n’ont pas pu ykl déposséder les habitants Jos 1563, 1610, 1712; cf. 1716-18; Jg 121, 27; Nb 1329; Dt 722 ou encore les régions où les Cananéens et les Amoréens ont persisté y’l à rester Jos 1712; Jg 127, 35. Ce constat est renforcé par le refrain se référant à chacune des tribus mentionnées tribu x ne déposséda pas les habitants » de son héritage Jos 1313, 1610; Jg 119, 21, 27, 29, 30, 31, 33. Par conséquent, ces peuples ont continué à habiter, dit le narrateur, au sein d’Israël jusqu’à aujourd’hui » Jos 1313, 1563, 1610; Jg 121, 29, 32, 33; cf. 2 S 247. Quelle que soit la datation de l’arrivée en Canaan des Israélites, fin du XVe ou milieu du XIIIe siècle, l’évidence archéologique montre la continuité générale de la culture cananéenne pendant l’âge du bronze récent 1550-1200 et l’âge du fer I 1200-1000, même si certaines villes ont été détruites et reconstruites plusieurs fois par exemple Hatsor7. Du côté israélite, les XIVe et XIIe siècles sont les périodes de nouvelles implantations et de reconstruction d’anciennes villes inhabitées parfois depuis plusieurs siècles. Ces sites sont précisément dans les régions mentionnées dans les récits bibliques, c’est-à-dire dans les coteaux du massif central pas ou peu habités par les Cananéens8. Comment alors interpréter ces expressions le pays qui reste » et les habitants pas dépossédés demeurant au sein d’Israël jusqu’à aujourd’hui », juxtaposées aux résumés de la conquête disant que Josué prit donc tout le pays exactement comme le Seigneur l’avait dit à Moïse », ou le Seigneur livra tous leurs ennemis entre leurs mains » Jos 1123, 2144; cf. 1040, 42, 1116, 23?9Or, c’est dans ces mêmes versets que la réponse réside. Tout le pays » est précisé la montagne, le Néguev, le Bas-Pays Shephéla, les coteaux » 1040; cf. 1116. Ce pays signifie, dans ce contexte, partout où les Israélites sont allés et toutes les enclaves stratégiques dont ils ont pris possession dans cette première phase de leur pénétration10. L’expression inverse, le pays qui reste », est également qualifiée. Il s’agit des vastes plaines fertiles parsemées de grandes villes fortifiées cananéennes que traversait la route internationale reliant la Mésopotamie et l’Egypte la plaine côtière, la plaine est-ouest d’Yizréel et la plaine au sud et au nord du lac de Galilée Jos 131-6; Jg 33. Ces territoires restaient dans les mains des Cananéens Jos 113; cf. Nb 1329. La longue durée de la prise de possession du pays donné en héritage est signalée dans le Pentateuque et dans les récits en Josué et en Juges. Par exemple Je ne les chasserai pas en une seule année loin de toi, de peur que le pays ne soit désolé et que les animaux sauvages ne se multiplient contre toi. Je les chasserai peu à peu loin de ta face, jusqu’à ce que tu puisses hériter du pays. » Ex 2329-30; Jos 2312-13; Jg 221-23; cf. Ex 3424; Dt 722, 1220 Ce n’est qu’à partir du règne de David, et finalement à l’époque de Salomon, que l’étendue territoriale promise, depuis le fleuve d’Egypte jusqu’au grand fleuve, à savoir, l’Euphrate » Gn 1518, a été soumise à Israël 1 R 421-25; cf. Dt 1220, 198. II. Les peuples de Canaan l’aspect moral de la conquête Les Israélites, s’ils n’ont pas semé la destruction matérielle, devaient-ils, à l’ordre de Dieu, exterminer les habitants de la terre promise? D’abord, entremêlées avec les ordres de détruire ou de frapper d’anathème les sept nations, sont les choses interdites aux Israélites à l’égard de ces mêmes habitants il ne faudra pas conclure d’alliances avec eux Ex 2332; Dt 72, ni se marier avec eux Dt 73, ni imiter leurs mœurs ou leur culte Dt 122-4, 29-31, ni se rallier à d’autres dieux, d’entre les dieux des peuples qui sont autour de vous Dt 614. Au fond, ces lois stipulent, noir sur blanc, que les habitants autochtones, toujours culturellement intacts, vont se trouver au milieu d’Israël dans la terre promise. Josué, lui-même, solennellement, avertit le peuple Si vous vous détournez et que vous vous attachiez à ces autres nations qui restent avec vous, si vous vous unissez avec elles par des mariages et si vous vous mêlez à elles, sachez bien que le Seigneur, votre Dieu, ne continuera pas à déposséder ces nations devant vous… » Jos 2312-13 Il est clair, selon cet avertissement, que les Cananéens ne seraient pas exterminés. Ne pas avoir annihilé les Cananéens, s’agit-il d’un échec de la part d’Israël ou, pire encore, de la désobéissance à un ordre de Dieu? Comment alors interpréter les lois du herem en Deutéronome 71-2, 2016-18? Est-il réellement question d’une prescription du génocide de la population autochtone? 1. La réponse rabbinique D’après des sources anciennes et médiévales rabbiniques, Josué a rédigé une lettre laissant le choix aux sept nations, soit de s’enfuir, soit de faire la paix avec Israël, soit de lui faire la guerre11. La possibilité de faire la paix avec Israël existait à condition de s’engager à respecter les sept lois morales des Noahides12. En effet, puisque l’objet de la loi du herem était de protéger les Israélites des pratiques religieuses païennes Dt 2018, si les Cananéens acceptaient de garder ces lois, il ne serait plus nécessaire de les exterminer. Maïmonide, le grand interprète halakhique du XIIe siècle, en commentant la loi d’anathème en Deutéronome 20, résume cette pensée On ne livre une guerre à quiconque sans l’avoir invité à la paix… Si les gens acceptent la paix et les sept lois des Noahides, on ne tue personne ils deviennent tributaires et serviteurs des Juifs. »13 Quand il a proposé la paix au roi amoréen, Sihon Dt 226, bien qu’il ait reçu l’ordre de Dieu de faire la guerre 224, Moïse s’est permis de prendre cette initiative. Cette pratique serait donc à l’origine de la loi du Deutéronome 2010 relative à la proposition de paix et elle établit que la tradition orale basée sur la pratique est aussi valable que la Torah écrite. Même à l’égard des villes assiégées qui ont refusé la paix Dt 2012, le siège, une fois commencé, ne devait encercler que trois côtés d’une ville pour permettre à ceux qui voulaient s’échapper de se sauver par le quatrième côté14. Il était également permis d’offrir aux habitants de Canaan la liberté d’émigrer. Les Guirgasiens figurent dans certaines listes de sept nations cf. Dt 71 mais sont absents dans d’autres cf. Dt 2017. Pourquoi? Ils ont quitté Canaan par peur des Israélites pour s’enfuir en Afrique du Nord. Selon une autre version, tous les Cananéens ont volontairement donné le pays aux Israélites et en récompense Dieu leur a donné le pays d’Afrique15. 2. La réponse de la critique littéraire Les récits de la conquête font partie intégrale, selon la critique de la rédaction, d’une grande histoire relatée dans l’ensemble littéraire, du Deutéronome à 2 Rois. Cette histoire, dite deutéronomiste, est amorcée en Deutéronome par la pénétration des Israélites en Transjordanie, poursuivie en Josué par l’installation en Cisjordanie et achevée par la chute du royaume du sud et l’exil des Judéens à Babylone en 2 Rois. En traçant l’histoire du peuple d’Israël dans la terre promise, à partir des anciens matériaux et ceux de son cru, le rédacteur de cette œuvre voulait démontrer les conséquences tragiques du péché de l’adoration des dieux des nations, d’où la déportation et l’exil d’abord en Assyrie, et puis en Babylonie16. Pour ce rédacteur deutéronomiste, la conquête est un thème clef de son histoire et le herem est au cœur de la conquête17. Si l’exil a été la conséquence de l’idolâtrie, ceci était dû au fait que les Israélites n’ont pas agi conformément aux lois relatives aux nations idolâtres de Canaan. C’est lui, dans un sommaire de la chute du royaume du nord, qui interprète la cause de la ruine d’Israël Cela arriva parce que les Israélites avaient péché contre le Seigneur, leur Dieu … ils avaient suivi les prescriptions des nations que le Seigneur avait dépossédées devant les Israélites … Ils se sont ralliés aux nations qui les entouraient et que le Seigneur leur avait défendu d’imiter. » 2 R 177-8, 15 Ce bilan concerne également Juda verset 19. Or les lois d’anathème et les récits où cette pratique est mentionnée sont tous mis au compte du deutéronomiste18. R. de Vaux exprime ce qui demeure le consensus critique … l’extermination des Cananéens est l’un des thèmes dominants du deutéronomiste qui a été le premier à donner des prescriptions sur le hérèm, spécialement Dt 234-35, 72, 2016-17. »19Ailleurs il dit Il est difficile de dire dans quelle mesure ces prescriptions ont été réellement appliquées. Il est remarquable qu’elles soient formulées dans le Deutéronome, édité à une époque où la guerre sainte n’était plus guère qu’un souvenir, et que les exemples concrets se trouvent dans le livre de Josué dont la rédaction finale est également tardive… »20Selon P. Buis, l’auteur de la loi du herem, en Dt 72, sait parfaitement que cette prescription n’a jamais été exécutée et qu’elle ne le sera jamais au verset suivant, il suppose que les Cananéens sont encore là, bien vivants, pas même assimilés »21. Repousser la question au deutéronomiste n’enlève pourtant pas l’embarras de la doctrine de l’anathème dans la loi du Deutéronome et sa fidèle exécution par Josué en obéissance à Dieu. Certains de ces commentateurs et d’autres critiques cherchent donc à atténuer la connotation brutale du herem par les justifications théologiques. J. Briend explique Pour comprendre une telle violence, on ne peut oublier qu’il s’agit d’une relecture de l’histoire passée et d’un désir d’expliquer ce qu’il aurait fallu faire pour qu’Israël ne tombe pas dans l’infidélité. »22D. Bach ajoute que l’anathème était un thème spirituel dans la lutte pour le maintien de la pureté religieuse d’Israël, dans le cadre de la prédication deutéronomiste »23. P. Buis, avec J. Leclercq, commentant Deutéronome 7, concluent La loi du verset 2 est donc une loi idéale, qui ressuscite de façon artificielle une ancienne coutume en définitive rarement pratiquée pour faire mieux saisir avec quelle vigueur les compromis doivent être rejetés. »24 3. La réponse rhétorique » M. Weinfeld attire l’attention sur les parallèles linguistiques des expressions de guerre employées, d’un côté, en Deutéronome et dans les récits de bataille en Josué, et de l’autre, dans les annales de guerre assyriennes, où figurent les expressions il ne laissa pas un rescapé » cf. Dt 234; Jos 1028, 30, 37, 39, sans laisser de rescapé » cf. Dt 33; Jos 1033, 118, il ne laissa aucun rescapé » cf. Jos 1040, ou il ne resta rien de ce qui respirait » cf. Dt 2016; Jos 1111, 14. Il est clair, à partir des sources bibliques et assyriennes, que ces expressions ne se traduisaient pas dans la pratique au sens strict. C’est du langage conventionnel de guerre d’intimidation du Proche-Orient ancien25. Certains commentateurs détectent dans les lois sur la guerre un élément polémique ou ironique. Pour McConville, il s’agit, peut-être, d’une polémique contre les dieux de Canaan. L’ordre de détruire les Cananéens vise aussi à la destruction de leur religion. Quand Dieu placera son nom dans le lieu qu’il choisira, Israël doit faire disparaître les lieux de culte des nations, même les noms de leurs dieux Dt 122-3. Du fait que, dans cette même loi, il existe le non-sequitur, il faut détruire les nations et il ne faut pas se mêler à elles, suggère l’ironie. Elle prévoit le manque de rigueur de la part d’Israël en implantant l’anathème26. D’une certaine manière, on peut dire, selon Ch. Wright, que vouer en anathème est rhétorique, car la loi d’anathème du Deutéronome 7 prescrit la destruction des lieux de culte païens et proscrit l’adoration des dieux des nations et les mariages avec elles versets 2-427. Même Israël, frappé d’anathème, n’a pas été exterminé Dt 726; Es 432; Mal 324; cf. Dt 615, 74, 820; Jos 2420. 4. La réponse des milieux conservateurs Les commentateurs conservateurs affichent un souci apologétique. Comme Abraham confronté avec la destruction imminente des Cananéens de son époque interroge Dieu en demandant Le juge de toute la terre n’agirait-il pas selon l’équité? » Gn 1825; cf. Jb 83 Dans un paragraphe intitulé La question de l’anéantissement des Cananéens », P. Hoff pose la question Comment peut-on justifier cet ordre de Dieu? » Archer, en s’exprimant au sujet de L’extermination des Cananéens », demande Comment justifier cette destruction totale? »29 Certains textes bibliques leur fournissent en grandes lignes les éléments de réponse Car c’est à cause de la méchanceté de ces nations que le Seigneur les dépossède devant toi. » Dt 94; cf. Gn 1516; Lv 182530Ou encore Car tu les voueras à l’interdit… afin qu’ils ne vous apprennent pas à imiter toutes les horreurs qu’ils font pour leurs dieux et pécher contre le Seigneur, votre Dieu. » Dt 2017-18; cf. 74; Ex 3416; Lv 2023 De plus, l’application de l’anathème aux nations de Canaan est justifiée dans les récits de guerre par le renvoi aux lois deutéronomiques comme l’avait ordonné le Seigneur » Jos 1040, 1112, 15, 20. Ces interprètes insistent donc sur le rôle d’instrument que jouait Israël. C’est Dieu qui a ordonné l’extermination afin d’exécuter son jugement sur les nations perverses et, en même temps, de préserver son peuple du naufrage moral à cause de l’influence néfaste de ces populations. Le coup dur de l’anathème est souvent amorcé par d’autres considérations. Si les Cananéens n’avaient pas été exterminés, le peuple élu aurait été corrompu par leur religion dépravée et leurs mœurs dégénérées. En l’occurrence, Israël aurait été détruit, entravant ainsi, voire empêchant totalement, le plan du salut dans le Messie qui viendrait de cette postérité sainte. Vu sous cet angle, on voit davantage la miséricorde de Dieu31. Ou encore, l’anathème des nations est la mise en œuvre du même principe de justice divine qui opérait lors du jugement du monde sauf huit personnes par le déluge, ou lors du jugement des habitants de Sodome, ou encore de celui des premiers-nés d’Egypte et de l’armée du Pharaon32. Pourtant, tous ces jugements précédents, ensemble, perdent toute importance comparés au jugement dernier universel et éternel. + Comment résumer ces réponses divergentes? Pour diverses raisons, les rabbins juristes ont cru que l’ordre d’exterminer les sept nations était réel, mais en même temps abrogé par leur acceptation des conditions imposées par Israël. Selon la critique de la rédaction, l’anathème des nations était utopique, théorique et une fiction littéraire deutéronomiste. Pour d’autres, le herem faisait partie du langage conventionnel de guerre de l’époque, réel et inconditionnel seulement dans un sens polémique ou rhétorique. En revanche, la lecture conservatrice veut que l’extinction des Cananéens soit réelle, inconditionnelle et théologiquement correcte. Quelle lecture tient mieux compte des données à propos du herem? 5. Une lecture à partir des lois d’anathème deutéronomique Pour démêler ce problème exégétique, il est nécessaire d’éviter l’amalgame des deux lois deutéronomiques d’anathème concernant les nations occupant la terre promise33. L’assise de chacune est différente. La loi en Deutéronome 7 légifère sur la séparation d’Israël des sept nations en son sein. La jurisprudence en Deutéronome 20 statue sur le comportement lors d’une guerre. On peut qualifier Deutéronome 71-5 de loi d’anathème culturel », et Deutéronome 2010-18 de loi d’anathème de guerre ». Ces lois envisagent des situations radicalement différentes. La loi d’anathème en Deutéronome 2010-18 concerne les villes assiégées. La clause principale régissant les cas particuliers adressés dans cette loi stipule Quand tu t’approcheras d’une ville pour l’attaquer, tu lui proposeras la paix. » Verset 10 Cette stipulation est ensuite circonstanciée versets 11-15. Premièrement, que faire dans le cas où la paix est acceptée, puis que faire dans le cas où elle est refusée? Si elle te répond par la paix et t’ouvre ses portes, tout le peuple qui s’y trouvera te sera tributaire et te servira. Si elle n’accepte pas la paix avec toi et qu’elle te fasse la guerre, alors tu l’assiégeras. Le Seigneur, ton Dieu, la livrera entre tes mains et tu en feras passer tous les mâles au fil de l’épée. Mais les femmes, les enfants, le bétail, tout ce qui sera dans la ville, tout son butin, tu le pilleras et tu mangeras le butin pris sur tes ennemis que le Seigneur, ton Dieu, t’aura livré. C’est ainsi que tu agiras à l’égard de toutes les villes qui sont très éloignées de toi et qui ne font point partie des villes de ces nations-ci. Le peuple d’une ville qui accepte la paix serait tributaire ou corvéable et servirait Israël verset 1134. La ville qui la refuse aurait des comptes à régler en termes de vie humaine, la mort pour les mâles et le pillage des autres versets 12-14. Toute cette loi jusqu’ici, la clause générale et les cas particuliers, s’appliquerait, selon l’interprétation normalement admise, seulement aux villes en dehors de Canaan cf. verset 15. Deuxièmement, que faire dans le cas où la ville attaquée est en Canaan verseets 16-17? Mais dans les villes de ces peuples que le Seigneur, ton Dieu, te donne en héritage, tu ne laisseras la vie à rien de ce qui respire. Car tu les voueras à l’interdit, les Hittites, les Amoréens, les Cananéens, les Perizzites, les Hivvites et les Jébusites, comme le Seigneur, ton Dieu, te l’a commandé. » La vaste majorité des commentateurs estime que l’anathème des nations prescrit dans cette clause s’applique systématiquement et sans exception à toutes les villes et leurs habitants dans la terre promise. Seules les autres villes, en dehors de ce territoire, auraient la possibilité de faire la paix. Or, il y a une autre manière d’interpréter les versets 16-17. C’est que la clause concernant la proposition de paix verset 10 n’est pas abrogée. L’anathème qui doit frapper les villes en Canaan s’applique uniquement aux villes hostiles, c’est-à-dire les villes qui ont refusé la proposition de paix prescrite dans la stipulation générale. A la différence de la stipulation relative aux villes éloignées où juste les mâles adultes sont tués, dans ce cas, tous les habitants des villes hostiles en Canaan subiraient de lourdes conséquences35. Vu de cette manière, la loi d’anathème de guerre éclaire certains comportements des Israélites lors de la conquête et certains commentaires au sujet des habitants de la terre promise. D’abord, à l’occasion de la première bataille de la conquête, Moïse a envoyé une proposition de paix shalôm à Sihon, roi amoréen de Heshbôn. Lui, il a choisi la guerre Dt 226, 32. Alors Israël a pris toutes ses villes et les a vouées à l’interdit, hommes, femmes et enfants, sans en laisser échapper un seul » verset 34. Og, roi de Bashân, lui aussi, a décidé de combattre Israël et le sort de ses villes et de leurs habitants a été le même Dt 31, 6. Ces deux villes hostiles, faisant partie du pays donné en héritage, ont été vouées à l’interdit comme prescrit en Deutéronome 2017 et ont subi de graves conséquences. Quant à Jéricho, la première ville conquise en Cisjordanie, rien n’est dit au sujet d’une proposition de paix mais elle a eu au moins sept jours pour faire la paix Jos 615-16. Pourtant, elle s’est avérée hostile, comme Josué le rappelle au peuple Les maîtres de Jéricho vous ont fait la guerre. » 2411 Aï, la seconde ville, aurait pu, à deux reprises, faire la paix mais a choisi la guerre 821-25. En conséquence, ces deux villes ennemies ont été vouées en anathème et elles ont subi la perte de leurs habitants, hommes, femmes et enfants 621, 825-26, à l’exception de Rahab et de sa famille à Jéricho. Après ces victoires, Israël se trouvait, d’abord, en face d’une coalition de cinq villes amoréennes du sud dirigée par le roi de Jérusalem Jos 10, et puis d’une autre coalition avec, en tête de nombreuses villes au nord, la plus grande ville de Canaan, Hatsor Jos 1136. Israël à été attaqué successivement par ces coalisés et chaque fois a dû se battre pour se défendre. Les villes de ces coalitions, au sud et au nord, ont été vouées à l’interdit 1140, 1111, 20 et Israël, comme préconisé dans la loi d’anathème de guerre, n’a rien laissé qui respirait 1028, 33, 37, 39, 40, 111437. On comprend, à la lumière de la loi deutéronomique d’anathème de guerre, la manière dont les Israélites se comportaient confrontés vis-à-vis de toutes ces villes hostiles. Bref, le herem de guerre n’était pas une pratique appliquée systématiquement ou automatiquement. Il s’appliquait uniquement soit aux villes qui ont refusé la paix, soit aux villes hostiles qui ont attaqué Israël Nb 211-3, 23-26, 33-35; Dt 234-37, 34-7, 2012; Jos 61, 17, 75, 85, 14, 91-2, 101-11, 34-39, 111-938. En ce qui concerne les commentaires, on comprend mieux d’abord celui relatif à la trentaine de rois vaincus Car c’est du Seigneur que venait l’endurcissement de leur cœur à faire la guerre à Israël, afin que celui-ci puisse les vouer à l’interdit, sans leur faire grâce, et les détruire comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse. » Jos 1120; cf Dt 230 Ensuite, dans un commentaire faisant partie du résumé global de la conquête, le narrateur dit Josué fit longtemps la guerre contre tous ces rois. Il n’y eut aucune ville à faire la paix avec les Israélites, excepté Gabaon… ils les prirent toutes en combattant. » 1118-19 Les deux cas de figure mentionnés dans la loi d’anathème de guerre sont évoqués une ville ayant fait la paix et les villes hostiles. En dépit du cas particulier de Gabaon – la ruse des habitants résultant en un traité de paix Jos 910 -, Josué 1118-19 laisse entendre qu’avant d’attaquer les villes de Canaan, les Israélites auraient préalablement, comme stipulé en Deutéronome 2010, proposé la paix. Enfin, selon Deutéronome 2011, les habitants d’une ville en Canaan qui ont accepté la paix deviendraient tributaires ou corvéables mas et serviraient bd Israël. Les Hivvites de Gabaon, avec les autres villes de la tétrapole gabaonite Jos 917, y ont été ainsi astreints. Ils avaient donc, comme le narrateur le commente, à servir dans la maison de Dieu » en coupant le bois et en puisant l’eau pour la communauté et pour l’autel du Seigneur » Jos 923, 2739. Même si, à l’époque, Gabaon était la seule ville sous ce traité de vassalité Jos 1119, d’autres villes, lorsque Israël était devenu plus fort, ont été ultérieurement astreintes à la corvée Jos 1713; Jg 128; cf. Jos 923, 27, 1610; Jg 130, 33b40. Ceci implique qu’au fur et à mesure d’autres villes cananéennes ont aussi fait la paix avec Israël. Selon 1 Rois 920-21, à l’époque de Salomon, les habitants anciens, qui n’ont pas été frappés d’anathème lors de la conquête, ont été astreints à la corvée d’esclaves mas-obed, verset 2141. Pour résumer, le comportement des Israélites rapporté dans les récits de guerre et les commentaires relatifs aux habitants de Canaan s’accordent très bien avec la loi d’anathème de guerre du Deutéronome 20. Les villes hostiles ont été sanctionnées très sévèrement. Les villes qui ont accepté la paix ont été graduellement astreintes à la corvée. A la lumière de cette situation, on saisit mieux la nécessité des restrictions relatives au culte et au mariage dans l’autre loi deutéronomique d’anathème. Tout au long de l’histoire du peuple d’Israël, il y aurait les Cananéens en son sein. La loi du Deutéronome 71-5, après l’ordre tu les frapperas d’anathème » verset 2, proscrit le mariage des Israélites avec les nations et prescrit la destruction de leurs lieux de culte versets 3-5. Cette loi envisage les rapports entre les Israélites et les Cananéens dans la terre promise et en établit les restrictions. Les interdictions relatives au mariage et au culte sont les éléments constitutifs de ce herem culturel. Selon P. Buis, il s’agit de l’obligation d’éviter en particulier de conclure avec eux des alliances qui impliqueraient la reconnaissance de leurs dieux cf. Ex 3411ss »42. Ch. Wright pense que la meilleure interprétation de cette notion est le renoncement aux choses et aux peuples voués à l’interdit. On renonce à leur religion. On renonce aux mariages avec eux. Dans ce sens-là, on ne se mêle pas à eux. Ainsi, l’obéissance à cette loi d’anathème implique le renoncement aux choses et aux peuples démarqués par le herem et non leur anéantissement43. Vu de cette façon, l’anathème place les restrictions sur Israël plutôt que sur les Cananéens. Que signifie donc l’anathème culturel concrètement si finalement cette loi, comme les autres, ne stipule que la séparation d’avec les Cananéens en matière de religion et de mariage? Cette loi applique la notion générale de herem la séparation. Dans le domaine du sacré, le herem signifie, selon R. de Vaux, le fait de soustraire à l’usage profane et de réserver à un usage sacré ou bien il désigne ce qui est ainsi séparé, interdit à l’homme et consacré à Dieu »44. Ce qui est ainsi démarqué est irrévocablement très saint herem qodesh-qadashîm, Lv 2728; cf. Jos 619. Que ce soit un être humain, du bétail ou un champ, il ne peut pas être vendu ni racheté, car il devient consacré sacralisé de façon permanente au Seigneur Lv 2728-29 et, normalement, la propriété du prêtre Lv 2721; Nb 1814; Ez 4429. En revanche, dans le cas où la chose ou la personne est vouée hors du domaine du sacré, elle est considérée comme une abomination » sheqets ou une chose horrible » tô’evah. Pour les lois deutéronomiques du herem, rendre un culte à d’autres dieux est une abomination ou une horreur Dt 725-26, 1231, 2018, tout comme les unions sexuelles illicites Lv 1826-30. Vu sous cet angle, la loi d’anathème culturel place les nations hors de portée des Israélites. Elles sont mises à l’écart. Les rapports les plus profonds sont interdits. Entrer en union physique et spirituelle avec elles est interdit, car ceci constituerait le mélange du pur et de l’horrible ou de l’abominable. Cet amalgame souille irrémédiablement. Plus grave encore, le mélange du saint et du très impur désacralise irréversiblement. On ne peut que détruire ou isoler la chose ou la personne ainsi contaminée Ex 2219; Lv 1825-30; Dt 1313-19; Jos 712-15. En effet, éviter cet amalgame, c’est le motif de la loi d’anathème du Deutéronome 7 Car tu es un peuple saint pour le Seigneur, ton Dieu… » Verset 6 A partir de cette lecture, on peut faire deux affirmations globales. Premièrement, même si les habitants des villes hostiles ont été tués, la conquête n’a pas été l’occasion d’un génocide. A cela, on peut ajouter que la notion de génocide est étrangère aux prescriptions du Pentateuque et aux récits relatifs à la prise de possession de la terre promise. Deuxièmement, l’échec d’Israël résultant dans l’exil ne réside pas dans un manquement quelconque à l’égard de l’extermination des nations, mais dans son refus de s’abstenir des rapports d’alliance, à savoir le mariage et le syncrétisme religieux, comme s’étonne l’ange du Seigneur en Juges 21-2 J’ai dit … vous ne conclurez pas d’alliance avec les habitants de ce pays, vous renverserez leurs autels. Mais vous n’avez pas écouté ma voix. Pourquoi avez-vous fait cela? » Cf. 2 R 177-8, 15; Ps 10634-43 En revanche, ce qui est reproché aux Israélites entourés des nations sous l’anathème, c’est qu’ ils prirent leurs filles pour femmes, donnèrent à leurs fils leurs propres filles et rendirent un culte à leurs dieux » Jg 35-6. C’est justement les deux choses qui ont été interdites Ex 3416; Dt 73; Jos 237, 11, 42. C’est pourquoi Israël, ayant violé la loi d’anathème culturel, lui aussi est devenu impur, horrible » et anathème Dt 726; Es 4328; Mal 324; Ps 10639. Pour conclure, il y a des prolongements néotestamentaires et christologiques de l’anathème. Il semble clair que, pour l’apôtre Paul, la notion d’anathème est la toile de fond de son ministère de réconciliation des Juifs et des nations avec Dieu. Tous ceux qui sont en dehors de Christ sont hostiles, voire ennemis de Dieu Rm 510; Col 121-22 et sous l’anathème 1 Co 1622; cf. 123; Ga 18-9. Paul souhaiterait, à la place de ses frères israélites, qui ne sont pas soumis à la justice de Dieu, être lui-même anathème et séparé du Christ Rm 93-4. Ils sont, en ce qui concerne l’Evangile, ennemis Rm 1128. Pourtant, c’est l’endurcissement partiel d’Israël qui permet aux nations d’entrer Rm 1125, tout comme celui des nations ouvrant la porte de Canaan aux Israélites Dt 220; Jos 1120. Le seul remède à cette hostilité, c’est la paix en Christ. Car il a plu à Dieu … de tout réconcilier avec lui-même … en faisant la paix par lui Christ par le sang de sa croix. Et vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis … il vous a maintenant réconciliés par la mort dans le corps de sa chair. » Col 119-22 Comme Moïse a envoyé les messagers à l’ennemi avec des paroles de paix Dt 226, l’Eglise est envoyée auprès d’un peuple hostile à l’Evangile avec la parole de réconciliation. Nous sommes donc ambassadeurs pour le Christ … nous vous en supplions au nom du Christ Soyez réconciliés avec Dieu! » 2 Co 519-20 En effet, le Christ est notre paix » et est venu annoncer, comme une bonne nouvelle, la paix à vous qui étiez loin et la paix à ceux qui étaient proches » Ep 214, 17. Selon cette citation en Ephésiens 217 d’Esaïe 5719, qui à son tour fait allusion, semble-t-il, aux nations des villes éloignées et proches de la loi d’anathème en Deutéronome 20, accepter cette paix résulte de la guérison opérée par le Seigneur. La guérison du salut en Christ est le remède à l’anathème. Dans la nouvelle Jérusalem se trouve l’arbre de vie dont les feuilles, dit l’apôtre Jean, servent à la guérison des nations »; en conséquence, il n’y aura plus d’anathème » Ap 222-3. * R. Bergey est professeur d’Ancien Testament à la Faculté libre de théologie réformée d’Aix-en-Provence. 1 Déposséder est le verbe presque exclusivement employé dans les récits de l’installation des Israélites en Transjordanie Nb 2121-35; cf. 3352, 55 et en Cisjordanie Jos 14-19; Jg 1. 2 La traduction de ce mot dans la version grecque de l’Ancien Testament, anathema, a donné la transcription française anathème », d’où les traductions du verbe frapper d’anathème » BRabbinat, NBS, dévouer par l’anathème » BJ ou vouer à l’anathème » Osty. D’autres versions modernes traduisent vouer à l’interdit » TOB, BC, vouer à l’extermination » Semeur ou exterminer » FC. Cf. l’arabe haram ce qui est défendu, sacré » appartement ou ensemble des femmes. 4 A. de Pury, La guerre sainte israélite réalité historique ou fiction littéraire? », ETR 56 1981 5-385. 5 Après la mort de Josué, Jérusalem a été prise et brûlée Jg 18. 7 A. Mazar, Archaeology and the Land of the Bible New York, Londres Doubleday, 1990, 239, 296-297. 8 Y. Aharoni, The Archeology of the Land of Israel Philadelphie Westminster, 1982, 158-180. 9 Dans le résumé global de l’installation, cette seconde expression reflète, sans soute, la période après le long processus de l’installation et l’époque où les ennemis d’Israël ont été assujettis à Salomon 1 R 51; 920-21. 11 Lv Rabba 176; Dt Rabba 513-14; Talmud de Jérusalem Shevit 65; 36c. 12 Sifrei 20; Tosefta Sot. 87; Sot 35b. Ce sont les lois pour toute l’humanité avant et après Noé. Les sept, considérées comme le minimum pour maintenir l’ordre social, concernent l’idolâtrie, le blasphème, le meurtre, l’inceste et l’adultère, le vol, l’établissement des cours de justice et la consommation de la chair d’un animal vivant Tosefta Av Zar 984; Sanh 56a; Hul 92a. 14 Maïmonide, Hilkhot Melakhîm 67. 15 Mekilta de R. Ishmaël, Pisha 181-10. Cf. 1 Ch 440, où les fils de Cham » désignent les Cananéens. 16 M. Noth, The Deuteronomic History, JSOTS 15, Sheffield Sheffield University, 1981, 36-41. 17 Pour Mayes, ce qui fait de Josué un livre deutéronomiste, ce sont les quatre notions clefs 1 Israël une seule nation; 2 Israël un seul peuple en rapport d’alliance avec un seul Dieu; 3 Israël sous un seul chef; 4 le herem comme moyen de prendre possession de la terre promise. The Story of Israel from Settlement to Exile Londres SCM, 1983, 41-43. 19 R. de Vaux, Histoire ancienne d’Israël, des origines à l’installation en Canaan Paris Gabalda, 1971, 548. 20 R. de Vaux, Les Institutions II, 76-77. 21 P. Buis, Le Deutéronome Paris Beauchesne, 1969, 140. 22 J. Briend, Les sources de l’historiographie deutéronomiste », Israël construit son histoire, A. de Pury, T. Romër, D. Macchi, éds Genève Labor & Fides, 1996, 344-366 363. 23 D. Bach, Anathème », DEB, 56-57. 24 P. Buis et J. Leclercq, Le Deutéronome Paris Gabalda, 1963, 81. 26 McConville, Grace in the End, A Study in Deuteronomic Theology Grand Rapids Zondervan, 1993, 139-140. Dans l’introduction au livre de Josué de la NBS, au sujet de l’anathème, on lit Le ton se fait ici polémique », 281. 27 Wright, Deuteronomy, NIBC Peabody Hendrickson, Pasternoster, 1996, 120. 28 P. Hoff, Livres historiques de l’Ancien Testament Miami Vida, 1987, 170. 29 Archer, Introduction à l’Ancien Testament Saint-Légier Emmaüs, 1984, 307-308. 31 Greene, The Ethics of the Old Testament », Classical Evangelical Essays Grand Rapids Baker, 207-235 221. 32 Kaiser, Toward Old Testament Ethics Grand Rapids, Zondervan, 1983, 266-269; McConville, Grace in the End, 139-144. 34 Accepter la paix shalôm proposée de la part des Israélites voulait dire, pour l’ennemi, se soumettre aux conditions d’un traité de vassalité. Cette pratique est connue des textes anciens de Mari vers 1800 av. Cf. 2 S 1019 = 1 Ch 1919, où faire la paix » hishlîm veut dire être assujetti abad. Le verbe faire la paix » se trouve aussi en Jos 101, 4, 1119; 2 R 1831. 36 Hazor avait une superficie de 200 acres 81 hectares. A. Mazar, Archeology of the Land of the Bible, 240. Elle était la capitale de tous les royaumes du nord Jos 1110. 37 Certains versets dans les récapitulatifs semblent laisser entendre que l’anathème s’appliquait uniquement aux rois Jos 1040-42, 1112; cf. Dt 724. 38 La défaite des ennemis d’Israël est l’accomplissement des anciennes prophéties du Pentateuque Gn 498; Nb 248; Dt 3227, 31, 41-42. 40 La corvée relève d’une période lointaine de la conquête, comme le suggèrent plusieurs textes narrant les séquelles de la conquête Lorsque les Israélites furent assez forts, ils soumirent les Cananéens à la corvée. » Jos 1713; Jg 128 Il paraît clair que ces commentaires reflètent la période du roi David 2 S 2024 ou de Salomon. Ce dernier se servait des hommes de corvée non-Israélites pour la réalisation de ses vastes projets de construction 1 R 915- 20; cf. 527 au nombre de 30 000; 2 Ch 216-1, 87-9. D’après Soggin, corvée » mas est mieux traduit soumis au tribut ». Il l’interprète comme une forme de vassalité et non pas un asservissement. Le livre des Juges, CAT Vb Genève Labor & Fides, 1987, 28. En revanche, Lagrange opine que mas ne signifie pas le tribut, mais la corvée, l’instrument indispensable de tous les grands travaux de l’Orient. Il mentionne l’exemple de Salomon car [c’]est sous son règne que les Cananéens furent le plus universellement soumis à la corvée 1 R 920ss à cause de ses entreprises considérables. » Le livre des Juges Paris Lecoffre, 1903, 17. Cf. E. Lipinski, Corvée », DEB, 306-307. R. North, mas », TDOT VIII, 427-430. 41 Ce travail, au cours de l’histoire d’Israël, était effectué, à tour de rôle 1 R 528, dans des projets de construction royale, dans un service rendu au temple ou même dans le service militaire 1 R 915-22; Né 37; 1 Ch 124. Ceux qui y étaient ainsi astreints étaient les serviteurs à perpétuité des Israélites, non comme esclaves privés, mais en tant qu’esclaves royaux et serviteurs des prêtres. Cette servitude fait l’objet d’une ancienne prophétie au sujet des Cananéens qui seraient, au sein des descendants de Sem, ses esclaves Gn 925-27. 42 P. Buis, Le Deutéronome, 140. Il ajoute Concrètement, la loi de séparation [Dt 71-6] consistera à éviter les mariages alliances familiales avec les non-Israélites et à détruire les sanctuaires païens avec tout leur mobilier. » Idem. Cf. P. Buis et J. Leclercq, Le Deutéronome, 81. 43 Ch. Wright, Deuteronomy, 109. 44 R. de Vaux, Institutions II, 76. Le 'God of Destruction' sonne comme un titre si définitif, ce qui implique qu'il ne pourrait y en avoir qu'un dans l'univers entier. Eh bien, un tel titre se complique lorsqu'il y a plusieurs dieux dans plusieurs univers comme c'est le cas dans Dragon Ball Z . Entre les univers 4 et 7, leurs dieux sont Beerus et avalanche ale Pendant que Quitela court Dragon Ball Super était de courte durée, il y avait suffisamment de preuves pour suggérer que son niveau de puissance était au moins toujours égal à celui de Beerus. Et nous avons vu plus qu'assez de preuves pour comprendre à quel point Beerus peut être puissant. Quant à savoir lequel des deux est réellement le plus fort, cela nécessite un examen approfondi des deux dieux. dixQui est Beerus ? Dans ce coin, nous avons Beerus, le dieu de la destruction de l'univers 7. Il est présenté pour la première fois au début du Dragon Ball super God of Destruction, mais ses origines remontent à la DBZ épisode, 'Out from the Broken Sword', où il est référencé – mais pas par son nom – comme celui qui a emprisonné Old Kai dans l'épée Z des années auparavant. Sur le plan de la personnalité, c'est un personnage idiot et même un peu paresseux, mais quand il décide de se salir les mains, il est capable d'anéantir plusieurs planètes en deux secondes. 9Qui est Quitela ? Dans l'autre coin, il y a Quitela, le dieu de la destruction dans l'univers 4. Nous avons découvert Quitela pour la première fois lors de la saga Tournament of Power, où son univers et celui de Beerus étaient en ligne. Quitela ressemble beaucoup à Beerus en ce sens qu'il est paresseux et préfère s'asseoir et manger ou jouer à des jeux vidéo que de lever le petit doigt. Là encore, lorsque vous êtes le dieu de la destruction le plus puissant de votre univers, vous ne avoir lever le petit doigt. 8Qui Beerus a-t-il battu ? Il y a eu plusieurs cas où nous avons vu des actes de force de Beerus, et dans ces cas, il n'a montré aucune pitié et n'a pas déçu. Ne vous laissez pas tromper par l'apparence féline c'est la même créature qui a affronté Vegeta et Goku dans le même combat sans transpirer. En fait, nous avons vu Beerus battre Goku au combat, ce dont peu de combattants peuvent témoigner. N'oublions pas non plus que l'un des combattants les plus puissants de DBS la tradition, Zamasu, a été éliminée par Beerus d'un seul coup. 7Qui a battu Quitela ? Celui-ci est difficile à cerner parce que nous n'avons jamais vu Quitela dans un combat en tête-à-tête avec qui que ce soit pendant son temps sur Dragon Ball Super. En fait, personne ne parle même de ses compétences au combat et, en plus de gagner un concours de bras de fer contre Beerus, il n'y a aucune confirmation de batailles que Quitela aurait pu gagner ou perdre. Certes, le manque de preuves de l'habileté de Quitela peut même attester du pouvoir que Quitela détient. Peut-être que cela signifie simplement que quiconque a combattu Quitela n'a jamais vécu assez longtemps pour en parler à qui que ce soit, pas avant d'avoir été détruit par le dieu de la destruction. 6Qui a battu Beerus ? Pour comprendre la vraie force de quelqu'un, il est tout aussi important de comprendre contre qui il a perdu au combat que de comprendre qui il a battu. Rares sont ceux qui ont vaincu Beerus - ou n'importe quel dieu de la destruction, d'ailleurs - et ont vécu pour raconter l'histoire, mais un tel exploit n'est pas impossible. À tout le moins, nous avons vu le guide des anges de Beerus, Whis, assommer le dieu de la destruction d'un seul coup à l'arrière de la tête, ce que Goku ne pouvait même pas faire. Bien que cela ne signifie pas nécessairement que Whis est le plus fort des deux, il convient de noter que Whis a entraîné Beerus à être le combattant qu'il est et qu'il serait difficile pour Beerus de gagner un combat contre l'ange qui l'a entraîné. 5Qui a battu Quitela ? Encore une fois, puisque nous n'avons jamais vu Quitela dans un combat réel, celui-ci est un peu plus difficile à ancrer. Encore une fois, peut-être que le fait qu'il n'a pas été révélé qui a battu Quitela signifie qu'il a gagné plus de combats qu'il n'en a perdu, mais ce n'est qu'une supposition. Le plus proche d'une 'perte' qu'il a subie est lorsqu'il est effacé de l'existence lorsque l'Univers 4 perd dans le Tournoi du Pouvoir. Pour ce que ça vaut, juste avant d'être effacé, il a juré de détruire tout le monde dans la pièce. Une promesse vide, oui, mais pour être aussi confiant, il aurait pu savoir qu'il avait le pouvoir de le faire si on lui avait donné une seconde supplémentaire pour le faire. 4Qui gagnerait dans un combat ? Il est difficile d'avoir une réponse définitive à cela, car le plus près que les deux dieux aient jamais réussi à s'affronter est lorsque le Grand Prêtre les a séparés juste avant que l'un ou l'autre ne puisse frapper. À tout le moins, il est mentionné en passant que Beerus a perdu un concours de bras de fer contre Quitela. De toute évidence, imposer la meilleure force de bras à quelqu'un est un peu plus facile que de le battre dans une bataille complète, mais dans ce cas au moins, Quitela était assez fort pour battre Beerus, même dans un concours insignifiant. 3Manga contre Anime Étant donné que cette liste fait principalement référence à tout ce qui se passe dans le Dragon Ball Super anime, il faut souligner que tout le bras de fer n'est jamais mentionné dans l'anime - il est exclusivement mentionné dans le manga. Bien qu'il soit facile de dire que cela ne compte tout simplement pas dans le contexte de l'anime, il faut également dire que dans certains cas, le contexte supplémentaire d'un manga peut aider à améliorer l'expérience de visionnage de l'anime. Dans ce cas, les événements et les détails du manga sont des choses légitimes à évoquer pour décider lequel des deux est le plus fort dans quelconque forme de média. deuxMatch d'exhibition Zen Bien que nous n'ayons jamais eu de match réel entre ces deux-là, il convient de souligner que les deux ont été vus en action en même temps lors du match d'exposition Zen, où chaque dieu de la destruction de chaque univers se bat dans un chacun pour soi ' type de bataille royale. Les deux dieux de l'heure étaient Quitela et Beerus, qui éliminent tout le monde en vue. Beerus nettoyait la maison pendant que Quitela, dans son seul décor d'action à l'écran, élimine Iwan. Quitela et Beerus finissent par être les deux seuls dieux debout avant d'être séparés par le Grand Prêtre, mais cela suggère qu'ils sont plus ou moins au même niveau de puissance. 1La conclusion Compte tenu de toutes les preuves qui ont été compilées et discutées ici, il est maintenant temps de déterminer qui est le dieu le plus fort entre Quitela et Beerus – et, essentiellement, qui est le dieu de la destruction le plus fort de toute la galaxie. Tout bien considéré, Quitela remporte le titre. Les deux personnages semblent égaux, mais un simple jeu de bras de fer a décidé celui-ci car c'était la seule fois où ils avaient jamais eu un combat physique direct les uns avec les autres. Si Quitela était assez fort pour garder la main de Beerus claquée pour le décompte, nous devrions supposer qu'il garderait le visage de Dieu chat dans le sable aussi longtemps. Suivant Dragon Ball quel âge a Android 18 et 9 autres choses que vous ne saviez pas Il est essentiel que nous sachions faire la différence entre la réalité et la Vérité. Le malin veut nous faire croire à la réalité, tandis que Dieu nous demande de croire à la Vérité ! Non pas à ce que nous croyons être vrai, mais à ce que Dieu nous révèle être la Vérité ! Quand la Bible nous parle de foi, » il s’agit toujours de la foi en Dieu et en Sa Parole. Dieu seul est la Vérité, et Sa Parole seule est aussi la Vérité. On peut donc définir la Vérité comme quelque chose qui est conforme à la nature de Dieu, et donc qui est aussi conforme à la Parole de Dieu. Comment définir alors la réalité ? La réalité concerne quelque chose qui existe réellement, mais qui n’est pas nécessairement conforme à la Vérité de Dieu et de Sa Parole. Par exemple, un mensonge de Satan est bien réel, mais il n’est pas conforme à la Vérité de Dieu. Ou encore, le monde qui nous entoure est bien réel, et nos sens peuvent l’attester. Mais, depuis la chute, nous savons que le monde qui nous entoure est sous la malédiction. Il est contrôlé par Satan. Il ne reflète donc plus la Vérité de Dieu. Avant la chute, la création toute entière reflétait la Vérité et la gloire de Dieu. Le mensonge, le péché et la mort n’existaient pas, ni la maladie, ni aucune malédiction. Lorsqu’Adam et Eve ont péché, nous savons que la mort est entrée dans le monde et, avec la mort, sont entrés aussi tout ce qui était contraire à la nature et à la volonté parfaite de Dieu. Même si la création qui nous entoure exprime encore les perfections invisibles de Dieu et sa puissance éternelle » Romains 1 20, elle a été soumise à la corruption et à la mort, et ne peut donc plus exprimer pleinement la gloire de Dieu, ni la Vérité de Dieu. A l’inverse, tout ce qui est inclus dans le Royaume invisible de Dieu et dans Son Ciel de gloire, exprime parfaitement la nature et la Vérité de Dieu, parce que cela n’a pas été touché par le péché, la corruption et la mort. Dans le Royaume de Dieu, la réalité est nécessairement conforme à la Vérité, tandis que sur notre terre, la réalité que nous révèlent nos sens n’est pas nécessairement conforme à la Vérité de Dieu! C’est pour cela que nous, qui vivons sur cette terre, mais qui avons reçu le Seigneur Jésus comme notre Sauveur et Maître, nous devons absolument apprendre à attacher notre foi non pas à la réalité que nos sens nous révèlent, mais que nous devons l’attacher uniquement à ce que le Seigneur et Sa Parole nous révèlent ! Avoir la foi, c’est tout simplement être persuadé que quelque chose est vrai. Si nous croyons ce que nous disent nos sens, nous passerons à côté de la Vérité de Dieu. Car nos sens ne nous permettent pas d’avoir accès à cette Vérité. Ils ne nous permettent d’avoir accès qu’à la réalité qui nous entoure. Être charnel, ce n’est pas nécessairement pratiquer toutes sortes de péchés ! C’est tout simplement dépendre de ce que nos sens nous disent ! C’est avoir la foi de Thomas, qui disait Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point » Jean 20 25. Et quand Jésus lui apparaît, Il lui dit Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois. Thomas lui répondit Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru! » Jean 20 27 29. Ce que Jésus veut nous dire par là, c’est que nous ne devons pas chercher à voir pour croire, mais que nous devons croire ce que Dieu nous dit, ou ce que nous disent ceux qui sont les témoins de la Vérité de Dieu, sans rechercher dans la réalité sensible ou visible une confirmation qui nous permettrait de croire. En effet, la réalité visible ou sensible, étant sous la malédiction du péché et de la mort, est incapable de nous envoyer un message qui soit pleinement en accord avec la Vérité de Dieu. La seule confirmation que nous devons rechercher ne peut être trouvée que dans la Parole de Dieu elle-même. Car elle seule peut nous présenter une Vérité digne de foi. Il suffit donc que nous sachions que nous sommes en présence de la Parole de Dieu, et cela doit nous suffire pour y attacher notre foi. C’est une pure folie que de vouloir rechercher, dans la réalité visible d’un monde contrôlé par Satan, quoi que ce soit qui pourrait nous confirmer que la Parole de Dieu est vraie ! C’est comme si nous disions à Dieu Fais-moi voir quelque chose, ou sentir quelque chose, qui puisse me prouver que Ta parole est vraie ! » Oui, Sa Parole seule nous suffit ! Nous n’avons besoin de rien d’autre ! Mais comment savoir si une parole que nous entendons vient effectivement de Dieu, ou si elle vient d’une autre source, par exemple de Satan, le menteur et le père du mensonge ? Pour cela nous devons avoir reçu de Dieu, dans notre cœur, l’amour de la Vérité! Dieu veut donner l’amour de la Vérité à tous les hommes, puisqu’Il veut que tous les hommes soient sauvés. Mais il y a des hommes qui refusent l’amour de la Vérité que Dieu leur propose, et il y en a d’autres qui acceptent cet amour de la Vérité. Parlant de la manifestation de l’Antichrist, l’apôtre Paul écrit L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés. Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité » 2 Thessaloniciens 2 9-13. Dieu veut donner à tous l’amour de la Vérité, mais certains ne l’ont pas reçu. Ils ont refusé de croire à la Vérité, par amour pour le péché. Tous ceux qui refuseront jusqu’au bout l’amour de la Vérité finiront par être jugés par Dieu. Il leur enverra une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin qu’ils soient condamnés. Notez que le verbe croire » est le même, qu’il s’agisse de croire au mensonge, ou de croire à la Vérité ! La foi, qui est la capacité de croire, peut donc être employée soit pour croire aux mensonges de Satan, soit pour croire à la Vérité de Dieu. Ce qui fait la différence, c’est l’amour de la Vérité ! Ceux qui acceptent l’amour de la Vérité, ce sont ceux qui disent à Dieu, du fond de leur cœur Seigneur, je ne veux accepter dans ma vie aucun mensonge. Je ne veux accepter que Ta Vérité. Je veux marcher selon Ta Vérité ! Je compte donc sur Toi pour que Tu me la révèles ! » Cela s’appelle aussi vouloir faire la volonté de Dieu. Vouloir faire la volonté de Dieu, cela implique nécessairement connaître cette volonté, donc connaître la Vérité de Dieu, connaître Sa Parole. Jésus a dit Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé. Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef. Celui qui parle de son chef cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, celui-là est vrai, et il n’y a point d’injustice en lui » Jean 7 16-18. Le Seigneur affirme ici que ceux qui veulent faire la volonté de Dieu, c’est-à-dire qui veulent Lui obéir, connaîtront toujours si une doctrine, ou une parole quelconque, vient réellement de Dieu ou pas ! Combien cette promesse doit nous être précieuse ! Car c’est elle qui nous permet de savoir, avec une pleine assurance, si une réalité quelconque que nous pouvons observer, et tout particulièrement si une parole quelconque que nous pouvons entendre, est bien conforme à la Vérité de Dieu. Si quelque réalité, ou quelque parole, est bien conforme à la Vérité de Dieu, nous pouvons alors y attacher notre foi. C’est le seul moyen de ne pas nous laisser séduire par un mensonge de l’ennemi ! Car il va toujours essayer de nous persuader que l’un de ses mensonges est la vérité. Et s’il parvient à nous faire croire que l’un de ses mensonges est la vérité, il sait qu’il peut alors contrôler nos pensées, nos actions, et toute notre vie ! Si nous voulons faire la volonté de Dieu, le Seigneur nous révèlera aussi toujours de quelle manière nous devrons-nous conduire. Il nous suffit pour cela d’étudier Sa parole, qui nous révèlera Sa volonté. Au reste, frères, puisque vous avez appris de nous comment vous devez vous conduire et plaire à Dieu, et que c’est là ce que vous faites, nous vous prions et nous vous conjurons au nom du Seigneur Jésus de marcher à cet égard de progrès en progrès. Vous savez, en effet, quels préceptes nous vous avons donnés de la part du Seigneur Jésus. Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité ; c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu ; c’est que personne n’use envers son frère de fraude et de cupidité dans les affaires, parce que le Seigneur tire vengeance de toutes ces choses, comme nous vous l’avons déjà dit et attesté. Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification. Celui donc qui rejette ces préceptes ne rejette pas un homme, mais Dieu, qui vous a aussi donné son Saint-Esprit » 1 Thessaloniciens 4 1-8. Ce passage nous révèle quelle est la volonté de Dieu pour nous chrétiens c’est notre sanctification. C’est-à-dire notre perfectionnement progressif, notre purification progressive de tous les mensonges dans lesquels nous pouvions vivre avant de connaître le Seigneur, et même de ceux que nous avons pu recevoir après L’avoir connu ! Si nous voulons obéir au Seigneur, nous devons donc savoir à quoi Il nous appelle à la sanctification ! Jésus, dans la prière qu’Il a dressé à Son Père pour nous, avant d’aller à la croix, a dit ceci Je leur ai donné ta parole ; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par ta vérité ta parole est la vérité » Jean 17 14-17. Comprenons bien que le seul moyen de nous sanctifier est de croire à la Vérité de Dieu, qui est exprimée par Sa Parole. C’est d’être persuadé qu’il n’y a, dans notre monde, aucune autre Vérité que la Parole de Dieu, qui est Une avec Dieu Lui-même. Dieu n’est pas un homme pour mentir. Sa Parole est la Vérité absolue ! Quand nous attachons notre foi à Sa Parole, quand nous mettons toute notre confiance en Sa Parole, Dieu veillera toujours à l’accomplir dans notre vie ! Cela implique donc que nous ne devons attacher aucune importance à toute réalité visible ou sensible, qui serait manifestement contraire à ce que Dieu nous dit dans Sa Parole ! Par exemple, si nous ne sentons pas que Dieu nous aime, ou même si nous ressentons que Dieu ne nous aime pas, n’en tenons aucun compte ! C’est un mensonge, puisque la Parole de Dieu nous dit qu’Il nous aime, et même qu’Il nous a aimés le premier, alors que nous étions loin d’être aimables ! Ou encore, si nous sentons dans notre corps que nous sommes malades, n’en tenons aucun compte ! C’est un mensonge, puisque la Parole de Dieu nous affirme que Jésus nous a guéris il y a 2000 ans par Ses meurtrissures, et qu’Il a pris sur Lui, dans Son corps, toutes nos maladies et toutes nos infirmités ! En revanche, si nous nous laissons conduire par tout ce que nous disent nos sens, ou par tout ce que nous ressentons dans notre âme troublée, nous passerons à côté de l’héritage que Christ nous a acquis par Sa mort et Sa résurrection ! Parce que cet héritage nous est acquis dans l’invisible, dans les lieux célestes ! Et que le seul moyen de le voir se manifester de manière visible est de croire qu’il nous appartient déjà, alors que nous ne le voyons pas encore de nos yeux de chair ! La foi, c’est la certitude que nous possédons déjà ce que Dieu nous a promis ou donné en Christ, alors que rien, sur le plan visible ou sensible, ne nous permet encore de le croire ! Dans ces temps de la fin, alors que l’iniquité grandit, que l’amour du plus grand nombre diminue, et que le rejet de la Vérité se généralise, il est de plus en plus difficile pour les chrétiens de rester fermes dans leur foi en Dieu et en Sa Parole. Mais, fort heureusement, cela reste toujours possible, pourvu que nous apprenions à nous détacher de la réalité visible, quand elle n’est pas en accord avec la Parole de Dieu. Seul notre amour pour le Seigneur Jésus peut nous permettre de rester fidèles ! Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui. Jude, non pas l’Iscariote, lui dit Seigneur, d’où vient que tu te feras connaître à nous, et non au monde ? Jésus lui répondit Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui » Jean 14 21-23. Mais comment aimer quelqu’un que l’on ne connaît pas, ou que l’on ne connaît pas bien ? Cela n’est pas possible ! Dieu le Père nous aime, mais Il désire aussi être aimé par nous. Pour cela, Il désire ardemment Se révéler à nous tel qu’Il est. Et c’est en la personne de Son Fils Jésus-Christ qu’Il S’est parfaitement révélé ! Jésus a dit encore Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. Philippe lui dit Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père ; comment dis-tu Montre-nous le Père ? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres. Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi ; croyez du moins à cause de ces œuvres » Jean 14 7-9. Rien qu’en lisant les quatre Evangiles, nous pouvons y découvrir la magnifique personnalité du Seigneur Jésus, Son amour, Sa grâce, Sa volonté de sauver, de pardonner, de guérir et de faire du bien ! Ce que nous découvrons de la personne du Seigneur Jésus nous permet de comprendre qu’elle est aussi la personnalité de Dieu le Père, car Il S’est parfaitement révélé en Son Fils Jésus. Le peu que nous pouvons comprendre de Dieu, par Sa Parole, doit nous motiver à chercher à connaître toujours mieux ce Dieu unique, d’une manière vivante et personnelle. Demandons-Lui de Se révéler à nous tel qu’Il est, pour développer avec Lui une relation toujours plus intime et plus profonde d’amour, de communion et d’échanges constants. Oui, un tel Dieu mérite d’être aimé pour Lui-Même ! Et notre amour pour Lui ne peut que nous motiver à étudier et à garder dans notre cœur Sa précieuse Parole. Car elle est l’unique Vérité ! Elle est Esprit et Vie ! Et c’est en attachant notre foi à cette Vérité divine qu’elle deviendra réalité dans notre vie pratique, en nous communiquant la Vie de Dieu ! Ce n’est qu’à cette condition que la réalité de notre vie pratique sera pleinement en accord avec la Vérité de Dieu ! Oui, chers frères et sœurs, nous devons absolument changer de mentalité ! Nous devons cesser de nous attacher aux choses d’en-bas, aux choses de la terre et de la chair, pour nous attacher toujours plus fortement aux choses d’en-haut, aux choses du ciel et de l’esprit ! Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, le texte grec dit pensez aux choses d’en-haut, recherchez-les, chérissez-les et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion, parmi lesquels vous marchiez autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés. Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche. Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses œuvres, et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé. Il n’y a ici ni Grec ni Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni barbare ni Scythe, ni esclave ni libre ; mais Christ est tout et en tous » Colossiens 3 1-11. Nous ne pouvons-nous dépouiller des œuvres mauvaises de la chair qu’en cessant de les aimer, parce que, dans le fond de notre cœur, nous aimons notre Seigneur, et nous désirons être en communion avec Celui qui n’a aucune communion avec les œuvres des ténèbres ! Que la Vérité du Royaume de Dieu devienne notre réalité de chaque instant ! Réalité et Vérité. Il est essentiel que nous sachions faire la différence entre la réalité et la Vérité. Le malin veut nous faire croire à la réalité, tandis que Dieu nous demande de croire à la Vérité ! Non pas à ce que nous croyons être vrai, mais à ce que Dieu nous révèle être la Vérité ! Quand la Bible nous parle de foi, » il s’agit toujours de la foi en Dieu et en Sa Parole. Dieu seul est la Vérité, et Sa Parole seule est aussi la Vérité. On peut donc définir la Vérité comme quelque chose qui est conforme à la nature de Dieu, et donc qui est aussi conforme à la Parole de Dieu. Comment définir alors la réalité ? La réalité concerne quelque chose qui existe réellement, mais qui n’est pas nécessairement conforme à la Vérité de Dieu et de Sa Parole. Par exemple, un mensonge de Satan est bien réel, mais il n’est pas conforme à la Vérité de Dieu. Ou encore, le monde qui nous entoure est bien réel, et nos sens peuvent l’attester. Mais, depuis la chute, nous savons que le monde qui nous entoure est sous la malédiction. Il est contrôlé par Satan. Il ne reflète donc plus la Vérité de Dieu. Avant la chute, la création toute entière reflétait la Vérité et la gloire de Dieu. Le mensonge, le péché et la mort n’existaient pas, ni la maladie, ni aucune malédiction. Lorsqu’Adam et Eve ont péché, nous savons que la mort est entrée dans le monde et, avec la mort, sont entrés aussi tout ce qui était contraire à la nature et à la volonté parfaite de Dieu. Même si la création qui nous entoure exprime encore les perfections invisibles de Dieu et sa puissance éternelle » Romains 1 20, elle a été soumise à la corruption et à la mort, et ne peut donc plus exprimer pleinement la gloire de Dieu, ni la Vérité de Dieu. A l’inverse, tout ce qui est inclus dans le Royaume invisible de Dieu et dans Son Ciel de gloire, exprime parfaitement la nature et la Vérité de Dieu, parce que cela n’a pas été touché par le péché, la corruption et la mort. Dans le Royaume de Dieu, la réalité est nécessairement conforme à la Vérité, tandis que sur notre terre, la réalité que nous révèlent nos sens n’est pas nécessairement conforme à la Vérité de Dieu! C’est pour cela que nous, qui vivons sur cette terre, mais qui avons reçu le Seigneur Jésus comme notre Sauveur et Maître, nous devons absolument apprendre à attacher notre foi non pas à la réalité que nos sens nous révèlent, mais que nous devons l’attacher uniquement à ce que le Seigneur et Sa Parole nous révèlent ! Avoir la foi, c’est tout simplement être persuadé que quelque chose est vrai. Si nous croyons ce que nous disent nos sens, nous passerons à côté de la Vérité de Dieu. Car nos sens ne nous permettent pas d’avoir accès à cette Vérité. Ils ne nous permettent d’avoir accès qu’à la réalité qui nous entoure. Être charnel, ce n’est pas nécessairement pratiquer toutes sortes de péchés ! C’est tout simplement dépendre de ce que nos sens nous disent ! C’est avoir la foi de Thomas, qui disait Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point » Jean 20 25. Et quand Jésus lui apparaît, Il lui dit Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois. Thomas lui répondit Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru! » Jean 20 27 29. Ce que Jésus veut nous dire par là, c’est que nous ne devons pas chercher à voir pour croire, mais que nous devons croire ce que Dieu nous dit, ou ce que nous disent ceux qui sont les témoins de la Vérité de Dieu, sans rechercher dans la réalité sensible ou visible une confirmation qui nous permettrait de croire. En effet, la réalité visible ou sensible, étant sous la malédiction du péché et de la mort, est incapable de nous envoyer un message qui soit pleinement en accord avec la Vérité de Dieu. La seule confirmation que nous devons rechercher ne peut être trouvée que dans la Parole de Dieu elle-même. Car elle seule peut nous présenter une Vérité digne de foi. Il suffit donc que nous sachions que nous sommes en présence de la Parole de Dieu, et cela doit nous suffire pour y attacher notre foi. C’est une pure folie que de vouloir rechercher, dans la réalité visible d’un monde contrôlé par Satan, quoi que ce soit qui pourrait nous confirmer que la Parole de Dieu est vraie ! C’est comme si nous disions à Dieu Fais-moi voir quelque chose, ou sentir quelque chose, qui puisse me prouver que Ta parole est vraie ! » Oui, Sa Parole seule nous suffit ! Nous n’avons besoin de rien d’autre ! Mais comment savoir si une parole que nous entendons vient effectivement de Dieu, ou si elle vient d’une autre source, par exemple de Satan, le menteur et le père du mensonge ? Pour cela nous devons avoir reçu de Dieu, dans notre cœur, l’amour de la Vérité! Dieu veut donner l’amour de la Vérité à tous les hommes, puisqu’Il veut que tous les hommes soient sauvés. Mais il y a des hommes qui refusent l’amour de la Vérité que Dieu leur propose, et il y en a d’autres qui acceptent cet amour de la Vérité. Parlant de la manifestation de l’Antichrist, l’apôtre Paul écrit L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés. Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité » 2 Thessaloniciens 2 9-13. Dieu veut donner à tous l’amour de la Vérité, mais certains ne l’ont pas reçu. Ils ont refusé de croire à la Vérité, par amour pour le péché. Tous ceux qui refuseront jusqu’au bout l’amour de la Vérité finiront par être jugés par Dieu. Il leur enverra une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin qu’ils soient condamnés. Notez que le verbe croire » est le même, qu’il s’agisse de croire au mensonge, ou de croire à la Vérité ! La foi, qui est la capacité de croire, peut donc être employée soit pour croire aux mensonges de Satan, soit pour croire à la Vérité de Dieu. Ce qui fait la différence, c’est l’amour de la Vérité ! Ceux qui acceptent l’amour de la Vérité, ce sont ceux qui disent à Dieu, du fond de leur cœur Seigneur, je ne veux accepter dans ma vie aucun mensonge. Je ne veux accepter que Ta Vérité. Je veux marcher selon Ta Vérité ! Je compte donc sur Toi pour que Tu me la révèles ! » Cela s’appelle aussi vouloir faire la volonté de Dieu. Vouloir faire la volonté de Dieu, cela implique nécessairement connaître cette volonté, donc connaître la Vérité de Dieu, connaître Sa Parole. Jésus a dit Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé. Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef. Celui qui parle de son chef cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, celui-là est vrai, et il n’y a point d’injustice en lui » Jean 7 16-18. Le Seigneur affirme ici que ceux qui veulent faire la volonté de Dieu, c’est-à-dire qui veulent Lui obéir, connaîtront toujours si une doctrine, ou une parole quelconque, vient réellement de Dieu ou pas ! Combien cette promesse doit nous être précieuse ! Car c’est elle qui nous permet de savoir, avec une pleine assurance, si une réalité quelconque que nous pouvons observer, et tout particulièrement si une parole quelconque que nous pouvons entendre, est bien conforme à la Vérité de Dieu. Si quelque réalité, ou quelque parole, est bien conforme à la Vérité de Dieu, nous pouvons alors y attacher notre foi. C’est le seul moyen de ne pas nous laisser séduire par un mensonge de l’ennemi ! Car il va toujours essayer de nous persuader que l’un de ses mensonges est la vérité. Et s’il parvient à nous faire croire que l’un de ses mensonges est la vérité, il sait qu’il peut alors contrôler nos pensées, nos actions, et toute notre vie ! Si nous voulons faire la volonté de Dieu, le Seigneur nous révèlera aussi toujours de quelle manière nous devrons-nous conduire. Il nous suffit pour cela d’étudier Sa parole, qui nous révèlera Sa volonté. Au reste, frères, puisque vous avez appris de nous comment vous devez vous conduire et plaire à Dieu, et que c’est là ce que vous faites, nous vous prions et nous vous conjurons au nom du Seigneur Jésus de marcher à cet égard de progrès en progrès. Vous savez, en effet, quels préceptes nous vous avons donnés de la part du Seigneur Jésus. Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité ; c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu ; c’est que personne n’use envers son frère de fraude et de cupidité dans les affaires, parce que le Seigneur tire vengeance de toutes ces choses, comme nous vous l’avons déjà dit et attesté. Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification. Celui donc qui rejette ces préceptes ne rejette pas un homme, mais Dieu, qui vous a aussi donné son Saint-Esprit » 1 Thessaloniciens 4 1-8. Ce passage nous révèle quelle est la volonté de Dieu pour nous chrétiens c’est notre sanctification. C’est-à-dire notre perfectionnement progressif, notre purification progressive de tous les mensonges dans lesquels nous pouvions vivre avant de connaître le Seigneur, et même de ceux que nous avons pu recevoir après L’avoir connu ! Si nous voulons obéir au Seigneur, nous devons donc savoir à quoi Il nous appelle à la sanctification ! Jésus, dans la prière qu’Il a dressé à Son Père pour nous, avant d’aller à la croix, a dit ceci Je leur ai donné ta parole ; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par ta vérité ta parole est la vérité » Jean 17 14-17. Comprenons bien que le seul moyen de nous sanctifier est de croire à la Vérité de Dieu, qui est exprimée par Sa Parole. C’est d’être persuadé qu’il n’y a, dans notre monde, aucune autre Vérité que la Parole de Dieu, qui est Une avec Dieu Lui-même. Dieu n’est pas un homme pour mentir. Sa Parole est la Vérité absolue ! Quand nous attachons notre foi à Sa Parole, quand nous mettons toute notre confiance en Sa Parole, Dieu veillera toujours à l’accomplir dans notre vie ! Cela implique donc que nous ne devons attacher aucune importance à toute réalité visible ou sensible, qui serait manifestement contraire à ce que Dieu nous dit dans Sa Parole ! Par exemple, si nous ne sentons pas que Dieu nous aime, ou même si nous ressentons que Dieu ne nous aime pas, n’en tenons aucun compte ! C’est un mensonge, puisque la Parole de Dieu nous dit qu’Il nous aime, et même qu’Il nous a aimés le premier, alors que nous étions loin d’être aimables ! Ou encore, si nous sentons dans notre corps que nous sommes malades, n’en tenons aucun compte ! C’est un mensonge, puisque la Parole de Dieu nous affirme que Jésus nous a guéris il y a 2000 ans par Ses meurtrissures, et qu’Il a pris sur Lui, dans Son corps, toutes nos maladies et toutes nos infirmités ! En revanche, si nous nous laissons conduire par tout ce que nous disent nos sens, ou par tout ce que nous ressentons dans notre âme troublée, nous passerons à côté de l’héritage que Christ nous a acquis par Sa mort et Sa résurrection ! Parce que cet héritage nous est acquis dans l’invisible, dans les lieux célestes ! Et que le seul moyen de le voir se manifester de manière visible est de croire qu’il nous appartient déjà, alors que nous ne le voyons pas encore de nos yeux de chair ! La foi, c’est la certitude que nous possédons déjà ce que Dieu nous a promis ou donné en Christ, alors que rien, sur le plan visible ou sensible, ne nous permet encore de le croire ! Dans ces temps de la fin, alors que l’iniquité grandit, que l’amour du plus grand nombre diminue, et que le rejet de la Vérité se généralise, il est de plus en plus difficile pour les chrétiens de rester fermes dans leur foi en Dieu et en Sa Parole. Mais, fort heureusement, cela reste toujours possible, pourvu que nous apprenions à nous détacher de la réalité visible, quand elle n’est pas en accord avec la Parole de Dieu. Seul notre amour pour le Seigneur Jésus peut nous permettre de rester fidèles ! Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui. Jude, non pas l’Iscariote, lui dit Seigneur, d’où vient que tu te feras connaître à nous, et non au monde ? Jésus lui répondit Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui » Jean 14 21-23. Mais comment aimer quelqu’un que l’on ne connaît pas, ou que l’on ne connaît pas bien ? Cela n’est pas possible ! Dieu le Père nous aime, mais Il désire aussi être aimé par nous. Pour cela, Il désire ardemment Se révéler à nous tel qu’Il est. Et c’est en la personne de Son Fils Jésus-Christ qu’Il S’est parfaitement révélé ! Jésus a dit encore Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. Philippe lui dit Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père ; comment dis-tu Montre-nous le Père ? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres. Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi ; croyez du moins à cause de ces œuvres » Jean 14 7-9. Rien qu’en lisant les quatre Evangiles, nous pouvons y découvrir la magnifique personnalité du Seigneur Jésus, Son amour, Sa grâce, Sa volonté de sauver, de pardonner, de guérir et de faire du bien ! Ce que nous découvrons de la personne du Seigneur Jésus nous permet de comprendre qu’elle est aussi la personnalité de Dieu le Père, car Il S’est parfaitement révélé en Son Fils Jésus. Le peu que nous pouvons comprendre de Dieu, par Sa Parole, doit nous motiver à chercher à connaître toujours mieux ce Dieu unique, d’une manière vivante et personnelle. Demandons-Lui de Se révéler à nous tel qu’Il est, pour développer avec Lui une relation toujours plus intime et plus profonde d’amour, de communion et d’échanges constants. Oui, un tel Dieu mérite d’être aimé pour Lui-Même ! Et notre amour pour Lui ne peut que nous motiver à étudier et à garder dans notre cœur Sa précieuse Parole. Car elle est l’unique Vérité ! Elle est Esprit et Vie ! Et c’est en attachant notre foi à cette Vérité divine qu’elle deviendra réalité dans notre vie pratique, en nous communiquant la Vie de Dieu ! Ce n’est qu’à cette condition que la réalité de notre vie pratique sera pleinement en accord avec la Vérité de Dieu ! Oui, chers frères et sœurs, nous devons absolument changer de mentalité ! Nous devons cesser de nous attacher aux choses d’en-bas, aux choses de la terre et de la chair, pour nous attacher toujours plus fortement aux choses d’en-haut, aux choses du ciel et de l’esprit ! Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, le texte grec dit pensez aux choses d’en-haut, recherchez-les, chérissez-les et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion, parmi lesquels vous marchiez autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés. Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche. Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses œuvres, et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé. Il n’y a ici ni Grec ni Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni barbare ni Scythe, ni esclave ni libre ; mais Christ est tout et en tous » Colossiens 3 1-11. Nous ne pouvons-nous dépouiller des œuvres mauvaises de la chair qu’en cessant de les aimer, parce que, dans le fond de notre cœur, nous aimons notre Seigneur, et nous désirons être en communion avec Celui qui n’a aucune communion avec les œuvres des ténèbres ! Que la Vérité du Royaume de Dieu devienne notre réalité de chaque instant ! La foule accourue était immense. Composée de nobles pimpants et de vilains pieds-nus, la cohue était en liesse. Tous buvaient et mangeaient en attendant le spectacle. Qu’attendaient-ils ? Suivant un arrêt du Parlement de Paris, et en accord avec la volonté expresse du jeune roi de France Charles le Bien-Aimé qui deviendra Charles VI le Fou ! la foule attendait un combat judiciaire sans merci entre le chevalier normand Jean de Carrouges et un écuyer normand nommé Jacques Le Gris. C’était un samedi, le 29 décembre 1386, à Paris. Quelques milliers de spectateurs assistaient à ce duel, y compris le roi de France, la reine Isabeau de Bavière et toute la cour. Après les plaidoiries, les rites religieux, les cris des hérauts, les sons aigus des trompettes luisantes, les inspections du maréchal et du connétable et l’entrée en lice des deux combattants, le combat commença. Les deux combattants apparurent, couverts d’armures en fer et montés sur des destriers caparaçonnés. Un seul allait survivre à cette épreuve. Ce fut le dernier duel judiciaire autorisé par le Parlement de Paris… Ce combat entre Jean de Carrouges et Jacques Le Gris a inspiré un livre The Last Duel, Eric Jager, Random House, 2004 et un film à grand spectacle Le Dernier Duel, Ridley Scott , 2021. Bien que conforme au droit de l’époque, ce combat reste malgré tout de nature exceptionnelle étant donné les spécificités de l’affaire Carrouges-Le Gris et l’époque à laquelle il a eu lieu. Greg Cook Le Jugement de Dieu » ou ordalie La longue tradition du duel judiciaire du Moyen Âge nous apprend beaucoup sur la diversité et l’évolution du droit féodal. Elle nous renseigne également sur le caractère humain et son intense besoin de conserver l’honneur et la réputation. Le combat judiciaire a des origines très anciennes. On en trouve des traces explicites dès 502, dans la Gombette, célèbre recueil de lois du roi de Bourgogne Gondebaud ou Gundobad. C'est une forme parmi d'autres du Judicium Dei, ou Jugement de Dieu », aussi appelé ordalie, d'après un vieux mot du latin médiéval qui désigne une épreuve. Dans le cas d'un différend entre deux personnes, l'ordalie prend la forme d'un duel. Dans le cas d'une accusation portée contre une personne, c'est une épreuve comme de porter un fer rouge sur plusieurs pas, de plonger pieds et poings liés dans une rivière ou encore de se gaver à outrance de pain et fromage ! Dans tous les cas, c'est Dieu qui est censé guider la main de l'accusé, voire de l'accusateur. Si le fer rouge laisse seulement une jolie cicatrice, il paraît évident que l'impétrant est innocent d'où l'expression J'en mettrais ma main au feu ! ». Si l'accusée coule au fond de la rivière, au risque de mourir, c'est aussi qu'elle est innocente car l'eau l'a accepté en son sein ; innocente aussi si elle survit au gavage ! Ce n’est pas à dire que tout le monde croyait au rôle central de Dieu dans ces ordalies. Après Charlemagne, au IXe siècle, on tendit progressivement à restreindre leur usage. Les ecclésiastiques, y compris le pape Nicolas I en 867, ne se privaient pas de railler les injustices auxquelles elles pouvaient donner lieu. Malgré cela, elles ont perduré en Europe pendant près de mille ans. Les duels judiciaires à la grâce de Dieu Les duels judiciaires étaient donc placés, disait-on, sous l'arbitrage de Dieu. C’est Dieu qui désignait le parjure au champs clos par sa mort au combat ; c’est Dieu qui relevait l’honneur et la réputation du vainqueur et c’est le roi qui confirmait ce jugement en tant que souverain et élu de Dieu. Dans quels cas avait-on le droit de demander un duel judiciaire ? Selon des traditions transmises par voie orale, il était limité aux cas où il y avait un crime violent ou un tort grave avec • Une accusation assermentée devant un juge,• Une accusation formellement niée par l’accusé,• Les deux partis assermentés jurent chacun de dire la vérité, sous peine de perdre la vie éternelle,• Faute de compromis, les adversaires réclament le Jugement de Dieu »,• Le juge souverain saisi du cas ordonne explicitement un combat judiciaire, selon les formes coutumières et traditionnelles et sous la supervision des juges, pour résoudre l’affaire une fois pour toutes. Avant le combat dans les lices, chaque adversaire devait jurer trois fois et à haute voix, avec la main sur une relique ou sur les Saintes Écritures, la vérité de sa version du différend, sous peine de perdre la vie éternelle, ce qui faisait forcément de l’un des deux un parjure. À Dieu de montrer lequel… L’enjeu était identique pour les deux combattants au minimum, ils risquaient chacun leur vie, leur réputation, leurs biens et la vie éternelle, ce qui n'était pas rien. Dans certains cas, comme le viol d’une femme mariée, les individus concernés pouvaient désigner un champion pour se battre à leur place. Si le combat judiciaire allait à son terme, il finissait avec la miséricorde ». Ce mot désigne une dague courte qui pouvait pénétrer les interstices des armures ou du heaume et tuer un adversaire au sol. Une procédure complexe Loin d’être uniforme, le système judiciaire français, aux temps féodaux, était une mosaïque avec simultanément une justice royale, une justice locale d’un ou de plusieurs seigneurs inféodés au roi, une justice communale, des villes franches, une justice ecclésiastique, et une justice militaire exercée par le connétable du roi. Publié ou mis à jour le 2022-02-03 085357 La civilisation maya La cosmologie et la religion Les Mayas croyaient en la récurrence des cycles de la création et de la destruction et pour eux les ères duraient, d'après notre système moderne de computation du temps, quelque 5200 ans. Le cycle actuel aurait commencé en 3113 ou 3114 av. de notre calendrier et devrait prendre fin en l'an 2011 ou 2012. Il n'est pas facile, d'après la connaissance que nous avons aujourd'hui de la civilisation maya, d'interpréter leur cosmologie. Il semble évident, toutefois, que les Mayas voyaient la Terre comme une forme plate et carrée. Chacun de ses quatre angles était situé à un point cardinal et était représenté par une couleur le rouge à l'est, le blanc au nord, le noir à l'ouest et le jaune au sud. Le centre était vert. Certains Mayas croyaient aussi que le ciel était stratifié et que chacun de ses quatre angles était soutenu par une divinité d'une musculature impressionnante appelée Bacab». Pour d'autres, le ciel était soutenu par quatre arbres de couleurs et d'espèces différentes, et le ceiba vert, ou liard, se dressait au centre. Pour les Mayas, la forme aplatie de la Terre représentait le dos d'un crocodile géant reposant dans un bassin rempli de nénuphars. Dans le ciel, le pendant du crocodile était un serpent bicéphale, une notion sans doute attribuable au fait que le vocable maya désignant le ciel ressemble au mot serpent. En caractères hiéroglyphiques, le corps du serpent-ciel est représenté non seulement par son propre signe - barres croisées - mais aussi par ceux du Soleil, de la Lune, de Vénus et d'autres corps célestes. L'image du visage humain émergeant des mâchoires du serpent est un thème fréquent dans l'art maya. Par contre, dans ce cas, la sculpture du serpent couvert de plumes est une addition subséquente toltèque au dessin géométrique de la mosaïque maya. L'image est un élément d'une frise compliquée qui se trouve sur la façade occidentale du Couvent», à Uxmal. Le ciel était composé de 13 strates, chacune ayant sa propre divinité. Au niveau le plus élevé se trouvait l'oiseau muan, une sorte d'effraie. Le monde souterrain comportait neuf strates sur lesquelles régnaient neuf seigneurs de la Nuit. Le monde souterrain était un endroit froid et inhospitalier auquel étaient destinés la plupart des Mayas après leur mort. Cet univers souterrain accueillait aussi chaque soir les corps célestes comme le Soleil, la Lune et Vénus, une fois franchi le seuil de l'horizon. On en sait très peu sur le panthéon maya. Il renfermait un nombre incalculable de divinités dont au moins 166 portent un nom. Cette prolifération s'explique en partie par le fait que chacune des divinités se présentait sous des aspects multiples. Certaines avaient plus d'un sexe, d'autres pouvaient être à la fois jeunes et âgées. Chaque dieu représentant un corps céleste possédait dans le monde souterrain un visage différent qui se révélait chaque soir à sa mort». Glyphe de Palenque qui représente une divinité maya. Certaines sources mayas font aussi état d'un dieu suprême unique, appelé Itzamná, auteur de l'écriture et mécène des arts et des sciences. Son épouse, Ix Chel, était la déesse du tissage, de la médecine et de l'enfantement et l'ancienne déesse de la Lune. Les prêtres mayas n'étaient pas célibataires et il arrivait souvent que leurs fils leur succèdent. Le rôle des prêtres était étroitement lié au calendrier et à l'astronomie. Ils contrôlaient l'apprentissage et les rituels et ils étaient responsables de la computation du temps, des festivals, des cérémonies, des jours et des saisons fatidiques, de la divination, des événements, du traitement des maladies, de l'écriture et des généalogies. Tous les rituels mayas étaient dictés par le calendrier du cycle sacré, de 260 jours et toutes les démonstrations avaient une signification symbolique. L'abstinence sexuelle était rigoureusement observée avant et durant ces événements et l'automutilation était couramment pratiquée pour fournir le sang avec lequel on bénissait, par l'onction, les articles religieux. L'élite était obsédée par le sang - le sien et celui des prisonniers - et le rite de la saignée constituait un important aspect de tout grand événement du calendrier maya. La saignée servait aussi à se concilier les dieux et au début du déclin de la civilisation maya, les chefs qui possédaient de vastes territoires couraient, disait-on, d'une ville à l'autre pratiquer ce rite pour sauver leur royaume en voie de perdition. Pour les Mayas, le sacrifice sanglant était nécessaire à la survie tant des dieux que des humains, faisant monter l'énergie humaine vers le ciel et recevant en retour le pouvoir divin. Le roi se servait d'un couteau d'obsidienne ou d'un aiguillon de pastenague pour s'entailler le pénis, dont il laisser couler le sang sur du papier contenu dans un bol. Les épouses des rois prenaient aussi part à ce rite en tirant une corde hérissée d'épines à travers leur langue. On faisait brûler le papier taché de sang, et la fumée qui s'en élevait établissait une communication directe avec le Monde céleste. La coutume voulait que les prisonniers, les esclaves, surtout les enfants et notamment les orphelins et les enfants illégitimes que l'on achetait spécialement pour l'occasion, soient offerts en sacrifice. Avant l'ère des Toltèques, on sacrifiait plutôt les animaux que les humains - dindons, chiens, écureuils, cailles et iguanes étant les espèces jugées dignes d'être offertes aux dieux mayas. Le chaman se prépare à célébrer la cérémonie cha-chac, qui supplie le dieu Chac de fournir la pluie. Les prêtres recevaient, pour effectuer les sacrifices humains, l'aide de quatre hommes âgés appelés chacs, en l'honneur du Dieu de la Pluie du même nom. Ces hommes tenaient les bras et les jambes de la victime offerte en sacrifice tandis qu'un autre officiant nommé Nacom lui ouvrait la poitrine. Un chaman nommé Chilam assistait aussi à la cérémonie et recevait, pendant qu'il était en transe, des messages des dieux dont les prophéties étaient interprétées par l'assemblée des prêtres. à gauche Les spectacles publics de danse et de théâtre rituels, où les rois et les nobles étaient transformés en dieux en entrant dans une transe visionnaire, étaient d'autres moyens de communication avec le monde des esprits. Ponctués de chants, de musique instrumentale, couverts par les cris et les railleries des milliers de personnes venues y assister, ces rites réaffirmaient le pouvoir du roi d'être le réceptacle de pouvoirs surnaturels au profit de son peuple. à droite Cette petite figurine représente un joueur de balle. Le jeu de balle symbolise le combat à mort qui eut lieu au cours de la troisième création. Le sol du terrain représente la plate-forme terrestre, qui sépare le monde humain du Monde inférieur. C'étaient les dieux qui déterminaient les vainqueurs du jeu de balle, tout comme ils décidaient qui serait victorieux à la guerre. Photo fournie par l'Instituto nacional de antropologiá e historia Les Mayas croyaient que lorsqu'on mourait, on pénètrait dans le Monde inférieur par une grotte ou un cenote. Lorsque les rois mouraient, ils empruntaient le chemin lié au mouvement cosmique du soleil et tombaient dans le Monde inférieur, mais parce qu'ils possédaient des pouvoirs surnaturels il renaissaient dans le Monde céleste et devenaient des dieux. Mourir de mort naturelle faisait trembler les Mayas, surtout en raison du fait que les morts n'allaient pas automatiquement au paradis. Les gens ordinaires étaient enterrés sous le plancher de leur maison, leur bouche remplie de nourriture et d'une perle de jade, et ils étaient entourés des objets et des articles religieux qu'ils avaient utilisés durant leur vie. Les tombeaux des prêtres renfermaient des livres. Les gens de la haute noblesse étaient incinérés - une pratique d'origine mexicaine - et leur temple funéraire était érigé au-dessus de leur urne. Dans les premiers temps, les nobles étaient enterrés dans des sépulcres sous des mausolées. Certains Mayas momifiaient même la tête des seigneurs décédés. Celles-ci étaient déposées dans des oratoires familiaux et nourries» à intervalles réguliers. Après la conquête espagnole, les systèmes de croyance maya et catholique ont commencé à se confondre. Selon certains archéologues, les deux systèmes accusaient de nombreuses ressemblances dans les deux cas, on brûlait de l'encens durant les cérémonies rituelles, on pratiquait l'iconolâtrie, il y avait des prêtres et on organisait de longs pèlerinages aux jours désignés du calendrier rituel. Deux encensoirs en céramique utilisés aux cérémonies religieuses. Celui à gauche représente le dieu Chac, qui tient un cœur humain à la main gauche et un gobelet à boire à la main droite. Photos fournies par l'Instituto nacional de antropologiá e historia La plupart des Mayas observent de nos jours une religion entremêlée d'anciennes notions mayas, d'animisme et de catholicisme. Certains croient toujours, par exemple, que leur village est le centre cérémoniel d'un univers soutenu aux quatre coins par des dieux. Lorsque l'un de ces dieux déplace son fardeau, il se produit un tremblement de terre. La voûte céleste est le domaine du Soleil, de la Lune et des étoiles; toutefois, le Soleil est clairement associé avec Dieu le Père ou Jésus-Christ tandis que la Lune est associée à la Vierge Marie. Bien des Mayas sont convaincus que leurs montagnes sont à l'image des anciens temples-pyramides. Les montagnes et les collines sont également perçues comme les demeures des divinités ancestrales des figures paternelles et maternelles que l'on honore dans leur demeure de prières et à qui l'on offre de l'encens, des poules noires, des cierges et des spiritueux. Beaucoup de villages mayas voient encore de nos jours des chamans prier pour l'âme des malades aux lieux de pèlerinage en montagne. Les Mayas croient aussi en un Seigneur de la Terre - un métis gras et vorace habitant dans des cavernes et des cenotes, qui contrôle tous les points d'eau et à qui l'on doit les éclairs et la pluie. On croit aussi aux forces surnaturelles des esprits de la forêt. Aux quatre entrées de certains villages actuels, sont placés quatre paires de croix et quatre esprits de jaguar, appelés balam, qui ont pour fonction de chasser les démons. On invoque encore les divinités de la forêt dans les rites agricoles et l'on croit toujours que des vents mauvais, qui circulent librement dans le monde, sont cause de maladies et de souffrances tout comme les aluxob, ces nains à l'allure de lutins, qui sont porteurs de malchance.

combat des dieux de la destruction