COMITED ORGANISATION DES EXPOSITIONS DU TRAVAIL Ă  GAP (05000) : Ă©tablissement siĂšge (RNCS), activitĂ©, adresse, tranche d'effectif, nature de l'Ă©tablissement, date de crĂ©ation Contributions Retrouvez ici les documents contributifs aux travaux du comitĂ© national de dialogue de l'ANFR. Ces documents ne reflĂštent pas une position commune des participants du CND et n’engagent que leurs auteurs. ActualitĂ©s. La maison ANFR. Textes juridiques. Nos missions. ComitĂ© national de dialogue. PrĂ©sentation. Lespartenaires sociaux prĂ©cisent les contours de l’offre socle des services de prĂ©vention et de santĂ© au travail PrĂ©sentĂ© le 18 mars 2022 par les organisations professionnelles d’employeurs et les organisations syndicales de salariĂ©s membres du CNPST (ComitĂ© national de prĂ©vention et de santĂ© au travail), le document dĂ©finit la liste et les modalitĂ©s de l’ensemble socle de Enoutre, lors de sa session de juin, l’UNSCEAR a dĂ©cidĂ© d’établir un groupe de travail spĂ©cial pour appuyer l’élaboration du programme de travail du ComitĂ© sur les mĂ©canismes et les effets des expositions aux rayonnements au cours des cinq prochaines annĂ©es. Une stratĂ©gie d’information publique et de sensibilisation quinquennale est Ă©galement Statutet Reglement du personnel. Statut du Personnel; RĂšglement du Personnel; RĂšglement financier et rĂšgles de gestion financiĂšre ; Circulaires du SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral; Instructions administratives; Circulaires; Guides pratiques; Rechercher Portail; Knowledge Gateway; Accueil ONU; ComitĂ© des expositions de l'Organisation des Nations Unies; ComitĂ© des AuteursliĂ©s en tant que auteur du texte (1) MusĂ©e des arts et mĂ©tiers. Paris ComitĂ© d'organisation des expositions du travail et du concours Un des meilleurs ouvriers de France Pays : France Langue : Français CrĂ©ation : 1961 Lieu d'activitĂ© : Paris (France) Adresse : 61-65 rue Dutot, 75015, Paris. Note : Assoc. L. de 1901 ; en 2001 le Informationset situation de l'association Association departementale de l eure du comite d organisation des expositions du travail ad.27-coet Promotion de l'art et des artistes dans la ville de Ezy-sur-Eure. thĂšmes : dĂ©partement,Eure,France,MEILLEURS OUVRIERS DE FRANCE,patronage 64ByuAN. Introduction 1Le cancer est une histoire singuliĂšre propre Ă  chaque individu, mais inscrite aussi dans l’histoire collective de la montĂ©e des risques cancĂ©rogĂšnes dans l’environnement humain ThĂ©baud-Mony, 2006. Selon les estimations Ă©tablies en 2000 Ă  partir du systĂšme europĂ©en d’information sur l’exposition professionnelle aux cancĂ©rogĂšnes, CAREX carcinogen exposure, environ 32 millions de travailleurs europĂ©ens de l’Europe des 15 Ă©taient exposĂ©s Ă  des cancĂ©rogĂšnes, soit 23 % des actifs Kauppinen et coll., 2000. En France, une enquĂȘte nationale concernant la surveillance des risques SUMER et s’appuyant sur l’expĂ©rience des mĂ©decins du travail montre que l’exposition professionnelle aux cancĂ©rogĂšnes concernait en 2003 14,5 % des salariĂ©s du secteur privĂ© soit environ 2,4 millions dont 40 % ne bĂ©nĂ©ficiaient d’aucune protection Guignon et Sandret, 2005. Un rapport de la Cour des comptes sur le plan cancer » souligne cependant les carences » importantes en matiĂšre de connaissance et de suivi des expositions professionnelles et environnementales aux cancĂ©rogĂšnes Cour des comptes, 2008. 2Les chercheurs en ergonomie dont l’objectif est de connaĂźtre le travail pour le transformer » ont mis en Ă©vidence la diffĂ©rence entre travail prescrit - qui fait rĂ©fĂ©rence Ă  des donnĂ©es thĂ©oriques - et travail rĂ©el, Ă  savoir l’activitĂ© effective dĂ©ployĂ©e par les travailleurs pour accomplir les tĂąches prescrites Teiger et Laville, 1991. Relevant du travail rĂ©el, l’activitĂ© de travail en prĂ©sence de produits/procĂ©dĂ©s cancĂ©rogĂšnes a Ă©tĂ© peu Ă©tudiĂ©e en raison de sa spĂ©cificitĂ© et de sa complexitĂ©, y compris pour les produits cancĂ©rogĂšnes bien identifiĂ©s. Cette mĂ©connaissance est doublĂ©e de l’absence de mĂ©moire des expositions elles-mĂȘmes et de leur inscription dans l’organisation du travail. Pourtant en 2006, la circulaire DRT du 24 mai explicitant le dĂ©cret 2003-1254 du 23 dĂ©cembre 2003 relatif Ă  la prĂ©vention du risque chimique rappelle que l’analyse des modalitĂ©s d’exposition [...] repose [...] sur l’analyse des situations de travail, des postes de travail et des conditions dans lesquelles se dĂ©roulent les activitĂ©s impliquant les agents chimiques ; cette analyse du travail rĂ©el doit nĂ©cessairement s’appuyer sur la connaissance qu’ont les salariĂ©s de leur activitĂ© et de leurs postes de travail ». 3Faisant Ă©cho aux recommandations de cette circulaire, Brahim Mohamed-Brahim et Alain Garrigou fondent une approche critique du modĂšle dominant de prĂ©vention du risque chimique sur le dĂ©veloppement de dĂ©marches d’ergo-toxicologie, centrĂ©es sur l’analyse de l’activitĂ© de travail en situation d’exposition. Ils soulignent l’importance d’une connaissance fine des activitĂ©s de travail exposĂ©es pour permettre la mise en Ɠuvre de stratĂ©gies de prĂ©vention au cƓur du travail rĂ©el Mohamed-Brahim et Garrigou, 2009. 4C’est Ă  cette connaissance des activitĂ©s de travail exposĂ©es aux cancĂ©rogĂšnes et de leur inscription dans l’évolution de l’organisation du travail que s’attache l’équipe de recherche du Groupement d’intĂ©rĂȘt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle GISCOP93. Depuis 2002, considĂ©rant la maladie comme Ă©vĂ©nement-sentinelle » pour la connaissance des activitĂ©s de travail exposant aux cancĂ©rogĂšnes, le GISCOP93 met en Ɠuvre une enquĂȘte permanente auprĂšs de patients atteints de cancer de trois hĂŽpitaux de la Seine-Saint-Denis, dĂ©partement français particuliĂšrement concernĂ© par l’augmentation des cas de cancer et par de fortes inĂ©galitĂ©s sociales face au cancer. Dans un article paru dans la revue PISTES en 2003, nous avions prĂ©sentĂ© la mĂ©thodologie de l’enquĂȘte fondĂ©e sur la reconstitution des parcours professionnels des patients et l’identification des expositions aux cancĂ©rogĂšnes dans les diffĂ©rents postes de travail occupĂ©s au cours de ces parcours. Dans cet article, nous prĂ©sentions une typologie des parcours et des histoires d’exposition professionnelle aux cancĂ©rogĂšnes des patients ayant participĂ© Ă  la phase exploratoire de l’enquĂȘte. Nous montrions comment la division sociale du travail et la prĂ©carisation des parcours professionnels influençaient les conditions d’exposition, mais aussi leur Ă©volution au fil du temps. En conclusion nous Ă©voquions les perspectives de recherche susceptibles de guider l’analyse ultĂ©rieure des rĂ©sultats de l’enquĂȘte permanente. En particulier, nous souhaitions inscrire les expositions recensĂ©es dans un contexte et une histoire, individuels et collectifs dans l’espace et dans le temps. Il s’agit de l’activitĂ© de travail au sens que lui donnent les sciences du travail sociologie, ergonomie, psychologie, c’est-Ă -dire le travail rĂ©el et son organisation, ses contraintes, les conditions dans lesquelles s’effectuent les tĂąches, et ce qu’ils dessinent comme marges de manƓuvre dans la protection de la santĂ©, mais aussi la dimension institutionnelle et rĂ©glementaire que constituent les rĂšgles d’hygiĂšne, de sĂ©curitĂ© et de conditions de travail et leur effectivitĂ© dans l’espace et le temps du travail » ThĂ©baud-Mony, A., Boujasson, L., Levy, M., Lepetit, C., Goulamaly, P., Carteron, H. et Vincenti, M., 2003, p. 18. Une telle perspective contraste avec le modĂšle dominant en matiĂšre de prĂ©vention. 5Ainsi, alors que ce modĂšle est centrĂ© sur la mono-exposition, les rĂ©sultats de l’enquĂȘte du GISCOP93 montrent que la poly-exposition est la rĂ©alitĂ© vĂ©cue par la majoritĂ© des patients. La notion de poste de travail exposĂ© apparaĂźt alors insuffisante Ă  rendre compte de la rĂ©alitĂ© des expositions, notamment du fait de l’absence de confinement des risques cancĂ©rogĂšnes sur les lieux de travail, ce que montre, par exemple, le comportement des aĂ©rosols dont les trajectoires sont largement imprĂ©visibles. Ceci tranche avec une notion Ă©troite de poste de travail, qui vĂ©hicule avec elle la reprĂ©sentation d’une exposition limitĂ©e Ă  un seul toxique dans l’espace Ă©troitement circonscrit du poste occupĂ© Coutanceau, 2007. 1 Cette analyse a bĂ©nĂ©ficiĂ© du soutien du Groupement rĂ©gional de santĂ© publique GRSP de l’Île de Fr ... 2 6S’appuyant sur les rĂ©cits recueillis auprĂšs des patients au cours de l’enquĂȘte du GISCOP93 et sur l’expertise des spĂ©cialistes en matiĂšre d’exposition, une dĂ©marche d’analyse et de classement des activitĂ©s exposĂ©es1 a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e pour l’élaboration d’un rĂ©pertoire des activitĂ©s de travail en prĂ©sence de produits/procĂ©dĂ©s cancĂ©rogĂšnes, rĂ©pertoire accessible sur Internet2. Les connaissances produites sont mises Ă  disposition des acteurs concernĂ©s pour faire progresser la prĂ©vention. Il s’agit, en particulier, des salariĂ©s actifs sur leur lieu de travail, leurs reprĂ©sentants [ComitĂ© d’hygiĂšne, de sĂ©curitĂ© et des conditions au travail CHSCT, ComitĂ© d’entreprise CE, organisations syndicales], des acteurs de prĂ©vention mĂ©decins du travail, inspecteurs du travail..., du personnel mĂ©dical mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes, oncologues..., des employeurs, notamment ceux qui font intervenir des salariĂ©s en sous-traitance ou en intĂ©rim. 3 7L’objectif du prĂ©sent article est de mettre en perspective le rĂ©pertoire Ă©laborĂ© par le GISCOP93 par rapport Ă  quelques sources d’information concernant l’exposition professionnelle aux cancĂ©rogĂšnes, dĂ©jĂ  disponibles sur Internet. Dans une premiĂšre partie, nous prĂ©sentons ces sources d’information, puis, en deuxiĂšme partie, les deux dĂ©marches fondĂ©es sur l’expĂ©rience et la parole des travailleurs eux-mĂȘmes - celle du GISCOP et celle de l’Association pour la prise en charge des maladies Ă©liminables3. Enfin, la troisiĂšme partie sera consacrĂ©e au rĂ©pertoire en prenant l’exemple des activitĂ©s de travail dans le secteur de l’imprimerie. 1. Apport de quelques sources d’information disponibles sur Internet, concernant l’exposition professionnelle aux cancĂ©rogĂšnes 8Comment sont construites et qu’apportent les bases de donnĂ©es, officielles et officieuses, en libre accĂšs sur Internet, principalement en langue française, concernant l’information existante sur les cancĂ©rogĂšnes professionnels ? La recherche effectuĂ©e montre que, depuis quelques annĂ©es, des organisations internationales, nationales et locales ont contribuĂ© Ă  la constitution de bases de donnĂ©es, accessibles aux professionnels de la santĂ© et de la prĂ©vention ainsi qu’au grand public. L’annexe 1 prĂ©sente les principales sources françaises recensĂ©es, gouvernementales, institutionnelles et industrielles, et quelques sources internationales. Cette recension n’a pas vocation Ă  ĂȘtre exhaustive, surtout en ce qui concerne les sources d’origine internationale et Ă©trangĂšre. Ces bases de donnĂ©es, dont la finalitĂ© et le contenu varient selon l’institution d’origine, permettent une vue gĂ©nĂ©rale sur l’exposition aux produits cancĂ©rogĂšnes connus en milieu professionnel. Elles ont des points d’entrĂ©e diffĂ©rents - le produit, l’entreprise, le mĂ©tier, l’activitĂ© - et s’appuient sur la littĂ©rature scientifique ainsi que sur des rapports techniques Ă©tablis par des institutions ex. centre de contrĂŽle des poisons, organismes d’assurance-maladie ou par les industriels eux-mĂȘmes ex. conseils de fournisseurs. Elles se rĂ©fĂšrent Ă©galement Ă  la rĂ©glementation, Ă  des revues bibliographiques IARC, OSHA et Ă  des rĂ©sultats d’enquĂȘte et de visites ex. entretiens, mesures, observations. 9Les quatre tableaux de l’annexe 1 permettent de dĂ©gager les caractĂ©ristiques mĂ©thodologiques de ces diffĂ©rentes bases de donnĂ©es, les sources sur lesquelles elles s’appuient et les informations ainsi rendues accessibles. Trois types de bases de donnĂ©es peuvent ainsi ĂȘtre distinguĂ©es. Les bases de donnĂ©es institutionnelles se rĂ©fĂšrent Ă  la littĂ©rature scientifique internationale, au mesurage institutionnel et/ou aux donnĂ©es fournies par les employeurs [Institut national de recherche et de sĂ©curitĂ© INRS, Institut national de veille sanitaire InVS]. Les bases de donnĂ©es construites par des praticiens mĂ©decins du travail sont fondĂ©es sur l’expĂ©rience Ă  la croisĂ©e de la visite mĂ©dicale et de l’observation faite au cours du tiers temps ex. le site de mĂ©decins du travail bossons futĂ©s », voir annexe 1. D’autres bases enfin, dont celle du GISCOP 93, sont fondĂ©es sur l’expĂ©rience des travailleurs et la mobilisation des connaissances existantes dans la perspective d’élimination de l’exposition aux risques. Elles sont prĂ©sentĂ©es en deuxiĂšme partie de cet article. 4 Le dĂ©partement santĂ© travail de l’Institut de veille sanitaire a mis en place et coordonne un progr ... 10Les bases de donnĂ©es des deux premiers types ont pour but de produire des connaissances sur les cancĂ©rogĂšnes et s’adressent Ă  tout public intĂ©ressĂ© par ce sujet. Une source d’information, dĂ©veloppĂ©e historiquement dans un contexte d’analyse Ă©pidĂ©miologique, est constituĂ©e des matrices emploi-exposition, notamment Finjem en Finlande Kauppinen, 2007. La plupart des bases consultĂ©es - telles que ces matrices emploi-exposition en France, MatgĂ©nĂ©4 ou le rapport intitulĂ© 11th Report on carcinogens Roc » du programme amĂ©ricain National Toxicology Program » NTP - font rĂ©fĂ©rence aux emplois et qualifications professionnelles selon des nomenclatures officielles. 11Des bases telles que mĂ©tropol » et biotox » de l’INRS s’adressent aux mĂ©trologues et rassemblent des donnĂ©es techniques fournies par les fabricants et les organismes de certification. Quant Ă  la base COLCHIC, constituĂ©e Ă  partir des mesures rĂ©alisĂ©es lors de l’activitĂ© de contrĂŽle des Caisses RĂ©gionales d’Assurance Maladie CRAM, elle n’est pas consultable par le public. NĂ©anmoins, certains Ă©lĂ©ments de cette base ont Ă©tĂ© introduits dans l’inventaire des cancĂ©rogĂšnes, mutagĂšnes et reprotoxiques CMR publiĂ© en 2005 par l’INRS. 12MalgrĂ© l’existence des connaissances recueillies sur les cancĂ©rogĂšnes, on peut noter que les bases existantes ne permettent pas d’accĂ©der Ă  l’évolution de l’utilisation des cancĂ©rogĂšnes dans le cadre du travail au fil du temps. Certaines donnĂ©es concernent des conditions de travail actuelles ex. fiches CRAMIF.... D’autres sont rĂ©coltĂ©es sur quelques annĂ©es. Ainsi, la base CAREX s’appuie sur des donnĂ©es brutes rĂ©coltĂ©es entre 1990 et 2004, SOLVEX et FIBREX reprennent des mesures de la CRAM et de l’INRS depuis 1987 et COLCHIC entre 1996 et 2006 selon l’INRS. 13Enfin, certaines bases permettent d’accĂ©der Ă  des connaissances sur les stratĂ©gies de prĂ©vention Ă  mettre en Ɠuvre. C’est le cas des fiches toxicologiques de l’INRS, les fiches toxico-ecotoxico-chimiques de l’association toxicologie-chimie, des fiches de sĂ©curitĂ© [International Chemical Safety Cards ICSC/National Institute for Occupational Safety and Health NIOSH]. 14Les bases de donnĂ©es prĂ©cĂ©demment citĂ©es s’appuient essentiellement sur des informations techniques et scientifiques, issues de la littĂ©rature et de l’observation. Elles reprĂ©sentent un outil de connaissance complĂ©mentaire Ă  d’autres dĂ©marches visant plus directement Ă  Ă©tablir les conditions d’exposition dans le contexte du travail lui-mĂȘme. C’est l’objectif des deux dispositifs d’enquĂȘte permanente prĂ©sentĂ©s ci-dessous. 2. Fonder la connaissance de l’activitĂ© de travail exposĂ©e aux cancĂ©rogĂšnes sur la mĂ©moire du travail rĂ©el 15Deux enquĂȘtes permanentes fondent leur dĂ©marche sur la connaissance de l’activitĂ© de travail en s’appuyant sur la mĂ©moire du patient. Il s’agit du SystĂšme d’information concret SIC de l’Association pour la prise en charge des maladies Ă©liminables APCME et de l’enquĂȘte auprĂšs des patients atteints de cancer du GISCOP93. Ces deux dispositifs de production de connaissance visent Ă  inscrire l’exposition professionnelle aux cancĂ©rogĂšnes dans l’expĂ©rience vĂ©cue du travail recueillie grĂące Ă  la restitution de l’activitĂ© et des parcours de travail individu inscrits dans l’organisation du travail et de la production collectif. Ils s’appuient sur la mĂ©moire du travail dĂ©tenue par les travailleurs eux-mĂȘmes et sur l’expĂ©rience croisĂ©e d’experts de diffĂ©rentes disciplines ou pratiques professionnelles. Le SystĂšme d’information concret SIC de l’APCME5 5 16Avec l’appui des pouvoirs publics, l’Association pour la prise en charge des maladies Ă©liminables APCME, constituĂ©e de mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes et d’une Ă©quipe pluridisciplinaire, Ă©labore une galerie de cas » des maladies professionnelles soupçonnĂ©es ou diagnostiquĂ©es dans le bassin d’emploi de Fos-sur-mer dans la rĂ©gion Provence-Alpes-CĂŽte d’Azur PACA. Les mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes volontaires associĂ©s au projet ont pour objectif de mieux connaĂźtre le travail de tous les patients atteints de maladies liĂ©es au travail, et donc d’en dĂ©couvrir d’autres. Il s’agit pour eux de s’engager dans une approche de la maladie Ă  l’articulation de la prise en charge thĂ©rapeutique et de la prĂ©vention des maladies Ă©liminables ». 17Tous les acteurs intĂ©ressĂ©s Ă  l’assainissement » - CHSCT, employeurs, spĂ©cialistes du domaine, associations, organismes publics... - peuvent utiliser et complĂ©ter les donnĂ©es recueillies. Ces derniers sont donc des protagonistes privilĂ©giĂ©s de ce que Ivar Oddone a appelĂ© un SystĂšme d’information concret SIC, catalysant » des rapports nouveaux entre des professionnels et des groupes d’acteurs diffĂ©rents Barros Duarte, Lacomblez, 2006. Les Ă©lĂ©ments essentiels de cette procĂ©dure sont structurĂ©s de la façon suivante pour chaque activitĂ© de son curriculum laboris », demander au travailleur de se positionner mentalement dans son pĂ©rimĂštre de travail, en dessinant celui-ci grossiĂšrement sur une feuille ; donner un formulaire d’identification des dangers » qui a Ă©tĂ© conçu de façon Ă  rendre davantage permĂ©able l’interface entre la personne exposĂ©e et le mĂ©decin, et permet une approche globale organisĂ©e en quatre groupes de facteurs 1 ce qui vient Ă  l’esprit quand on pense au poste comme Ă  un appartement bruit, tempĂ©rature, Ă©clairage ; 2 ce qui vient Ă  l’esprit quand on pense strictement Ă  un milieu de travail poussiĂšres, fumĂ©es, gaz, vapeurs, formes d’énergie, vibrations ; 3 les situations qui produisent une fatigue due Ă  un effort musculaire ; 4 toutes les situations qui produisent une fatigue qui ne relĂšve pas de l’activitĂ© musculaire postures, anxiĂ©tĂ©, rythmes, horaires ; obtenir une description succincte mais suffisante du poste de travail ; ces informations seront accessibles et objets d’échanges d’informations avec des groupes de prise en charge diffĂ©rents, dĂ©tenant des compĂ©tences techniques ou des fonctions sociales diverses. Trois Ă©lĂ©ments caractĂ©risent cette description la surface rĂ©elle sur laquelle le sujet peut bouger quand il travaille ; ce que fait concrĂštement et rĂ©ellement la personne le travail rĂ©el » ; les spĂ©cificitĂ©s locales on veut rĂ©cupĂ©rer avec cette notion tout ce qui, pour une mĂȘme condition de production, peut rĂ©duire le risque. 18Parmi les cas recensĂ©s figurent un certain nombre de travailleurs atteints de cancer dont les postes de travail sont ainsi rigoureusement Ă©tudiĂ©s et inscrits dans la Galerie des cas Ă©laborĂ©e par l’APCME. Dans le cadre d’une recherche coopĂ©rative GISCOP/APCME, en rĂ©ponse Ă  l’appel d’offres de l’ARC et de l’InCA sur les cancers professionnels, une Ă©tude a Ă©tĂ© menĂ©e en 2009 concernant les cas de cancers recensĂ©s et les postes de travail identifiĂ©s comme contribuant Ă  une exposition professionnelle aux cancĂ©rogĂšnes parmi les patients pris en charge par l’APCME. Un rapport, accessible en ligne APCME, 2009, donne accĂšs Ă  une information trĂšs dĂ©taillĂ©e sur les postes de travail exposant aux cancĂ©rogĂšnes, en particulier dans les activitĂ©s systĂ©matiquement sous-traitĂ©es comme la maintenance et le nettoyage industriel. L’enquĂȘte du GISCOP93 19Dans une perspective de santĂ© publique, le GISCOP93 a pour vocation de produire des connaissances sur l’exposition professionnelle aux cancĂ©rogĂšnes, la reconnaissance et la prĂ©vention des cancers professionnels. La dĂ©marche du GISCOP93 est pluridisciplinaire et s’appuie sur l’expĂ©rience croisĂ©e des patients de l’enquĂȘte et d’experts concernant les activitĂ©s de travail exposĂ©es aux cancĂ©rogĂšnes et leur inscription dans l’histoire du travail et des techniques de production. 20La mĂ©thode d’obtention des informations est principalement qualitative et s’appuie sur la reconstitution du parcours professionnel selon l’approche des rĂ©cits de vie donnant accĂšs Ă  l’expĂ©rience vĂ©cue de ce parcours Levy, 2008 Ă  travers l’élaboration du curriculum laboris » Siemiatycki, 1991 ; GĂ©rin et coll., 1985. Elle s’appuie sur l’accĂšs Ă  l’activitĂ© rĂ©elle de travail au croisement de l’expĂ©rience ouvriĂšre et de la psychologie du travail Oddone, 1981. Le GISCOP93 reconstitue le parcours de travailleurs et d’anciens travailleurs, atteints de cancer, qui ne disposent d’aucun papier ou attestation de leur exposition aux cancĂ©rogĂšnes. La seule trace de cette exposition est le tĂ©moignage des salariĂ©s sur leur activitĂ© de travail au fil de leur parcours professionnel. 6 ComitĂ©s d’hygiĂšne, de sĂ©curitĂ©, et des conditions de travail. 21Des experts Ă©tudient les parcours professionnels, Ă©tablissent pour chaque poste de travail l’exposition Ă  une ou plusieurs substances cancĂ©rogĂšnes et quantifient cette exposition selon les critĂšres suivants probabilitĂ©, intensitĂ©, frĂ©quence, durĂ©e, pic d’exposition. Le groupe d’experts du GISCOP comprend des toxicologues qui apportent une connaissance scientifique sur les substances cancĂ©rogĂšnes industrielles, des ingĂ©nieurs de prĂ©vention INRS, CRAM qui ont une expĂ©rience de l’utilisation des produits cancĂ©rogĂšnes et de son Ă©volution dans les procĂ©dĂ©s et ambiances de travail, des mĂ©decins du travail qui allient la surveillance individuelle des travailleurs et une certaine connaissance des postes de travail en Seine-Saint-Denis, enfin des secrĂ©taires de CHSCT6 qui ont l’expĂ©rience du travail lui-mĂȘme et sont porteurs d’une expĂ©rience originale Ă  la croisĂ©e des savoirs d’expĂ©rience de ceux qui travaillent et des savoirs techniques et scientifiques selon lesquels ces savoirs d’expĂ©rience sont rĂ©interprĂ©tĂ©s. Ainsi, la qualification des expositions se fait par croisement d’expĂ©riences, celle du travail rĂ©el du patient, celle d’experts au sens littĂ©ral du terme personnes choisies pour leurs connaissances prĂ©cises sur un sujet pour juger de quelque chose » dictionnaire Robert. 22Pour chaque poste de travail du parcours professionnel d’un patient, les expositions sont Ă©tablies en rĂ©fĂ©rence Ă  une liste de 51 substances et procĂ©dĂ©s cancĂ©rogĂšnes créée Ă  partir des listes officielles [Centre international pour la recherche sur le cancer CIRC, Union europĂ©enne UE], en ne retenant que des cancĂ©rogĂšnes des classe 1 et 2A du CIRC et 1 et 2 de l’UE. 23Les dĂ©marches de l’APCME et du GISCOP93 sont diffĂ©rentes par le type de maladies recensĂ©es. Dans le cas de l’APCME, toutes les maladies liĂ©es au travail sont Ă©tudiĂ©es, alors que dans le cas du GISCOP93 seul le cancer est Ă©tudiĂ©. Elles sont Ă©galement diffĂ©rentes mĂ©thodologiquement. Le SIC est centrĂ© sur le poste de travail alors que le GISCOP93 est centrĂ© sur le parcours professionnel montrant ainsi l’importance de la dimension longitudinale succession d’emplois et de postes.... Les deux dĂ©marches ne s’inscrivent pas dans l’approche causale d’identification de la part attribuable aux facteurs professionnels versus facteurs individuels, mais dans l’identification de cancĂ©rogĂšnes prĂ©sents dans l’activitĂ© de travail, ayant pu contribuer Ă  la survenue du cancer et devant faire l’objet de mesures de prĂ©vention sur les lieux de travail. 24L’APCME et le GISCOP93 considĂšrent la maladie comme un Ă©vĂšnement sentinelle ». S’appuyant sur les travaux de sociologie et psychologie du travail mettant en Ă©vidence l’importance de l’expĂ©rience ouvriĂšre, l’une et l’autre voient le travailleur malade comme dĂ©tenteur d’un savoir indispensable pour la connaissance du travail exposĂ© et pas seulement celle de la substance en tant que telle, sachant que dans la plupart des cas les patients ne connaissent pas les cancĂ©rogĂšnes auxquels ils sont exposĂ©s. Enfin, L’APCME et GISCOP93 produisent des connaissances Ă  l’échelle locale en rĂ©fĂ©rence au contexte industriel et gĂ©ographique particulier d’une rĂ©gion PACA et Île de France. 3. Un rĂ©pertoire des activitĂ©s de travail en prĂ©sence de produits/procĂ©dĂ©s cancĂ©rogĂšnes 25Selon la dĂ©finition du dictionnaire Robert, un rĂ©pertoire » se dĂ©finit comme un inventaire mĂ©thodique ». Telle a Ă©tĂ© la dĂ©marche d’analyse des donnĂ©es, engagĂ©e par BĂ©atrice Leconte, dans l’élaboration de ce rĂ©pertoire, afin que l’expĂ©rience des travailleurs atteints de cancer et celle des spĂ©cialistes Ă©tablissant les expositions Ă  partir des rĂ©cits recueillis dans l’enquĂȘte soit organisĂ©e et classĂ©e selon les secteurs d’activitĂ© Ă©conomique, mais aussi selon les activitĂ©s et en tenant compte de la dimension temporelle. Avant d’aborder la mĂ©thode d’élaboration du rĂ©pertoire, il importe de prĂ©ciser les nomenclatures de rĂ©fĂ©rence de l’analyse des activitĂ©s et le vocabulaire adoptĂ©. Nomenclatures et vocabulaire Nomenclatures des activitĂ©s 26Les nomenclatures INSEE Nomenclature d’activitĂ©s française NAF 2003 » et Professions et catĂ©gories socioprofessionnelles PCS 2003 » sont utilisĂ©es pour coder les emplois et postes de travail des patients. Il s’agit d’un outil de tri permettant le cadrage de l’analyse en rĂ©fĂ©rence aux catĂ©gories officielles des enquĂȘtes de population. 27Le rĂ©pertoire se rĂ©fĂšre Ă  la nomenclature NAF 2003 » et Familles professionnelles FAP 2003 » dans un souci d’actualisation du code afin d’ordonner le tri et le repĂ©rage des domaines d’activitĂ© Ă©conomique. Il est Ă©galement tenu compte de la rĂ©vision 2008 qui vient d’ĂȘtre mise en ligne par l’INSEE. 28Pour les postes de travail, une variable propre Ă  l’enquĂȘte est celle du libellĂ© de poste », c’est-Ă -dire la dĂ©signation que lui donne le patient interviewĂ© au plus prĂšs de ses activitĂ©s Ă  ce poste de travail. C’est cette variable qui permet de qualifier le poste de travail et non la PCS qui, elle, se rĂ©fĂšre Ă  une nomenclature construite davantage sur les notions d’emplois, mĂ©tiers et qualification plutĂŽt qu’en rĂ©fĂ©rence Ă  l’activitĂ© de travail proprement dite. 29Enfin, la rĂ©fĂ©rence au journal officiel est mise en lien pour les personnes intĂ©ressĂ©es par le code risque ». Ce dernier, utilisĂ© dans les procĂ©dures de tarification des accidents de travail AT et des maladies professionnelles MP, est un code d’activitĂ© professionnelle Ă  cinq caractĂšres. Il est affectĂ© Ă  chaque section d’établissement par la Caisse nationale d’assurance maladie CNAM. Le vocabulaire 30Dans la base GISCOP, le parcours professionnel est segmentĂ© par emploi », c’est-Ă -dire par pĂ©riode travaillĂ©e dans telle entreprise. Et durant cette pĂ©riode, le travailleur va occuper un ou plusieurs postes » correspondant Ă  sa place au sein de son entreprise, faisant lien avec des fonctions et des responsabilitĂ©s. L’activitĂ© » et les activitĂ©s » se rĂ©fĂšrent au sens donnĂ© par l’ergonomie Ă  ce terme, Ă  savoir le travail rĂ©el effectuĂ© par le travailleur. 31La prĂ©sentation de la mĂ©thode d’enquĂȘte mise en Ɠuvre par l’APCME Ă©claire aussi les choix mĂ©thodologiques du GISCOP Le SIC a projetĂ© et construit des outils procĂ©duraux qui peuvent permettre de transfĂ©rer, de la tĂȘte de l’ouvrier Ă  une carte utilisable par tous, les Ă©lĂ©ments essentiels permettant de comprendre comment le risque s’est rĂ©alisĂ© » dans la spĂ©cificitĂ© de la situation singuliĂšre oĂč il est apparu. En effet, la possibilitĂ© de voir le cas se rĂ©pĂ©ter dans d’autres contextes n’est pas Ă  rechercher par gĂ©nĂ©ralisation, mais par analogie. Hier, le mĂ©tier pouvait permettre d’accĂ©der Ă  la cause professionnelle d’une affection le cancer du ramoneur, la silicose du mineur, l’asthme du boulanger, l’eczĂ©ma du maçon, etc.. Aujourd’hui, l’évolution des technologies et des formes d’organisation du travail sous-traitance et intĂ©rim, la polyvalence des opĂ©rateurs, les progrĂšs mĂȘme de la prĂ©vention, demandent l’utilisation de catĂ©gories concrĂštes. La connaissance des postes de travail singuliers, identifiĂ©s sur le terrain », est devenue dĂ©terminante. » 32Faisant Ă©cho Ă  cette dĂ©marche, le rĂ©pertoire des activitĂ©s exposant aux cancĂ©rogĂšnes du GISCOP93 utilise autant que faire se peut la dĂ©signation des activitĂ©s de travail prĂ©sentes dans les rĂ©cits recueillis auprĂšs des patients. Afin de rĂ©pondre au mieux aux attentes des lecteurs de ce rĂ©pertoire, les intitulĂ©s des domaines et des postes de travail sont citĂ©s et donc explicites. La mĂ©thode d’élaboration du rĂ©pertoire 33Entre le 1er mars 2002 et le 1er mars 2008, 768 parcours professionnels ont Ă©tĂ© rĂ©pertoriĂ©s dans la base de donnĂ©e du GISCOP93. Pour chaque domaine d’activitĂ©, les rĂ©cits des patients sont analysĂ©s par postes de travail, Ă  l’aide d’un fichier Excel permettant de faire des tris en fonction de critĂšres pertinents ex. par pĂ©riode, par poste.... Les donnĂ©es qualitatives sont analysĂ©es afin de mettre en Ă©vidence une Ă©volution des postes en fonction de la pĂ©riode concernant les conditions de travail ex. expositions, protection individuelle... et les technologies utilisĂ©es, de faire un Ă©tat des lieux de la population recensĂ©e ex. femmes, quels postes..., d’établir des relations avec des changements d’organisation du travail et de la production. 34Concernant les expositions, pour chaque poste, une comparaison est faite entre les expositions aux cancĂ©rogĂšnes Ă©tablies aux dires des patients et les expositions Ă©tablies aux dires des experts. 35Pour finaliser l’étude, un Ă©tat des lieux est fait concernant la dĂ©claration et la reconnaissance en maladie professionnelle des patients ayant pu engager une procĂ©dure. Le logiciel du GISCOP93 permet de faire des tris rapides afin de repĂ©rer les patients concernĂ©s par des paramĂštres jugĂ©s pertinents pour l’étude prĂ©sence de certificat mĂ©dical initial CMI ; reconnaissance effective... 36Ces analyses donnent l’opportunitĂ© de faire la bibliographie concernant les postes de travail, mĂ©tiers, activitĂ©s citĂ©s. Les rĂ©fĂ©rences bibliographiques sont Ă©galement mentionnĂ©es. Toutes les analyses et informations rĂ©coltĂ©es sont rĂ©capitulĂ©es sur une fiche domaine » Word, un renseignement permettant pour un patient donnĂ© de faire le lien entre les analyses Word et les donnĂ©es brutes Excel. 37L’étude comporte deux dimensions. L’une, verticale, concerne les parcours relevant d’un domaine d’activitĂ© code NAF ex. les postes de l’imprimerie.... En revanche, certains postes se retrouvent dans diffĂ©rents domaines d’activitĂ© ex. postes de maintenance, entretien, nettoyage.... Par consĂ©quent, la seconde dimension de l’étude est transversale et permet alors de voir l’influence du domaine d’activitĂ© sur le poste. 7 38AprĂšs validation par les experts du GISCOP93 et mise Ă  jour des fiches, le rĂ©pertoire a Ă©tĂ© mis en ligne en janvier 20107. Il comporte 19 fiches concernant des secteurs ou domaines professionnels et 60 fiches concernant des postes de travail. Apport du rĂ©pertoire Ă  partir de l’exemple de la fiche concernant le domaine d’activitĂ© de l’imprimerie 8 39L’élaboration de la fiche concernant l’imprimerie8 a Ă©tĂ© effectuĂ©e grĂące Ă  une synthĂšse de 41 tĂ©moignages de patients atteints de cancers, concernant leur parcours professionnel. Plusieurs tableaux prĂ©sentent la synthĂšse des rĂ©sultats de l’analyse des activitĂ©s de travail et des expositions associĂ©es Liste des processus et des postes dans l’imprimerie 40Cette liste recense l’ensemble des phases du processus de production et les postes de travail selon les rĂ©cits des patients. L’analyse des parcours permet de connaĂźtre les processus de production de l’imprimerie la composition, l’impression, la finition avec la reliure et le conditionnement, le stockage, le transport, la direction associĂ©e Ă  la gestion. Chaque processus comporte plusieurs postes dont certains ont disparu comme celui de dorĂ©liste gĂ©latineur ». Les noms des postes sont ceux employĂ©s par le professionnel interviewĂ©. On note certaines diffĂ©rences d’appellation pour un mĂȘme poste ex. un ouvrier imprimeur peut ĂȘtre un brocheur ». Et cette diffĂ©rence peut ĂȘtre liĂ©e au sexe du salariĂ© ex. un ouvrier imprimeur est un rĂ©gleur » ou un massicotier » s’il s’agit d’un homme alors que pour une femme ce poste correspond Ă  contrĂŽleuse ». TrĂšs peu de personnes ont connu une Ă©volution de carriĂšre dans leur poste de travail 4/41. Évolution de l’organisation du travail dans l’imprimerie 41Sous ce titre, un tableau prĂ©sente l’évolution chronologique des activitĂ©s au fil du temps. Selon les patients, des modifications de l’organisation du travail se sont produites au cours des annĂ©es intensification, modification des conditions de travail pour la technique de la morsure » et informatisation de l’outil de travail. Des changements ou l’élimination de certains produits ont Ă©tĂ© relatĂ©s tels que le changement de la prĂ©paration des rĂ©vĂ©lateurs, le changement des produits utilisĂ©s dans les techniques de morsure », l’élimination de l’ammoniaque... 42Dans un mĂȘme poste, les activitĂ©s changent au fil du temps mais de façon inĂ©gale. Les conducteurs offset et les margeurs connaissent une diversification de la tĂąche en fonction de la chronologie. À la faveur de ces changements et du renforcement de la rĂ©glementation, l’usage de certains produits va disparaĂźtre sans que, pour autant, l’assainissement des postes de travail soit accompli. Liste des produits utilisĂ©s et exposition dans l’imprimerie 43En fonction des phases de production, des postes et activitĂ©s dĂ©crits par les patients, cette liste figurant en annexe 2 du prĂ©sent article prĂ©sente les produits utilisĂ©s dont les cancĂ©rogĂšnes, en distinguant les dires des patients et ceux des experts qui ont procĂ©dĂ© Ă  la qualification des expositions. La majoritĂ© des activitĂ©s de travail sont susceptibles d’exposer les travailleurs simultanĂ©ment Ă  de nombreux cancĂ©rogĂšnes connus depuis des dĂ©cennies. Les rĂ©cits des patients montrent l’absence d’information sur la toxicitĂ© des produits et de mesures de protection. 44Les travailleurs qualifiĂ©s, intervenant dans des activitĂ©s spĂ©cialisĂ©es, connaissent le nom des produits mais n’en connaissent pas la toxicitĂ© et encore moins les effets cancĂ©rogĂšnes diffĂ©rĂ©s dans le temps. Les travailleurs concernĂ©s par le conditionnement ou la manutention n’ont, quant Ă  eux, aucune information. Pourtant, les experts ont mis en Ă©vidence l’exposition Ă  plusieurs cancĂ©rogĂšnes. Ainsi, deux manutentionnaires atteints de mĂ©sothĂ©liome ont Ă©tĂ© reconnus en maladie professionnelle, leur exposition Ă  l’amiante dans leur activitĂ© en imprimerie, Ă©tablie par les experts, ayant Ă©tĂ© admise par la Caisse primaire d’assurance maladie CPAM dans l’examen de la demande de reconnaissance en maladie professionnelle. 45Les produits utilisĂ©s sont nombreux. Certains sont des cancĂ©rogĂšnes avĂ©rĂ©s ou suspectĂ©s. Des noms de marque sans rĂ©fĂ©rence aux composĂ©s des produits ne laissent pas connaĂźtre les toxiques qu’ils contiennent. Enfin, les procĂ©dĂ©s de l’imprimerie peuvent gĂ©nĂ©rer des cancĂ©rogĂšnes par Ă©chauffement ou production de fumĂ©e. Ces expositions ne sont repĂ©rĂ©es qu’en raison de l’expĂ©rience et du savoir des experts du GISCOP93. Des expositions Ă  la majoritĂ© des cancĂ©rogĂšnes recensĂ©s persistent jusque dans les annĂ©es 2000. Ce fait est confirmĂ© par les rĂ©sultats de l’enquĂȘte SUMER Guignon, Sandret, 2005. 46Les postes les plus exposĂ©s sont ceux de la composition, de l’impression, du pelliculage et tous ceux qui requiĂšrent une activitĂ© de nettoyage. L’activitĂ© de nettoyage Ă©quipement, machines, local est souvent exercĂ©e par les travailleurs de l’imprimerie au cours de l’activitĂ© ordinaire de travail. Aux cancĂ©rogĂšnes en suspension et ceux qui contaminent les surfaces Ă  nettoyer s’ajoutent les produits de nettoyage, notamment les solvants cf. le point 4 de la fiche imprimerie. Produits utilisĂ©s aux dires des experts dans l’imprimerie 47Cette liste prĂ©sente, pour chaque cancĂ©rogĂšne identifiĂ© par les experts, l’évolution de la rĂ©glementation, l’inscription de ce cancĂ©rogĂšne dans les listes du CIRC et de l’UE et les pĂ©riodes d’exposition Ă©tablies par les experts Ă  partir de la chronologie des faits rapportĂ©s par les patients ayant travaillĂ© dans l’imprimerie. Une comparaison peut ĂȘtre faite avec le tableau suivant qui reprend les produits utilisĂ©s selon les dires des patients. Certains produits ont Ă©tĂ© utilisĂ©s aprĂšs la date de la loi rĂ©gentant leur retrait ou leur limite d’exposition. L’utilisation de l’amiante a Ă©tĂ© interdite Ă  partir du 1er janvier 1997. Pourtant, ils ont Ă©tĂ© au contact de ce cancĂ©rogĂšne aux dires des experts jusqu’en 2003, et selon les dires des patients jusqu’en 2005. Il en est de mĂȘme pour les acides forts, le cadmium, les hydrocarbures polycycliques aromatiques HPA et les solvants chlorĂ©s. Lien entre poste et reconnaissance dans l’imprimerie 48Sur les 41 patients sur lesquels portent cette analyse, 14 ont reçu un certificat mĂ©dical initial indispensable Ă  la dĂ©claration en maladie professionnelle. Parmi eux, 8 ont fait une dĂ©claration et 5 ont Ă©tĂ© reconnus et indemnisĂ©s. Ces reconnaissances concernent les mĂ©sothĂ©liomes et cancers broncho-pulmonaires en relation avec l’amiante, les cancers broncho-pulmonaires en relation avec les hydrocarbures polycycliques aromatiques. Un tableau Lien entre poste et reconnaissance dans l’imprimerie » montre la diversitĂ© des postes de travail occupĂ©s et des expositions subies. 49Les donnĂ©es prĂ©sentĂ©es dans le rĂ©pertoire, dont cet article donne un aperçu, reprĂ©sentent la mĂ©moire de toutes ces personnes qui tĂ©moignent et ont tĂ©moignĂ© de leur vĂ©cu de travailleurs. Ces donnĂ©es constituent dĂ©sormais une base documentaire spĂ©cifique en ligne concernant l’activitĂ© de travail exposĂ©e aux cancĂ©rogĂšnes, reposant sur l’expĂ©rience vĂ©cue des travailleurs tout au long de leur parcours professionnel prise en compte systĂ©matique de la dimension diachronique, en rĂ©fĂ©rence au contexte de l’organisation du travail et de la production apport de l’expertise multidisciplinaire et collective. Conclusion 50Dans cet article, nous avons mis en Ă©vidence l’existence de plusieurs types de sources d’information sur l’exposition professionnelle aux cancĂ©rogĂšnes, parmi lesquelles prend place dĂ©sormais le rĂ©pertoire des activitĂ©s de travail exposant aux cancĂ©rogĂšnes, Ă©laborĂ© et mis en ligne par le GISCOP93. Tenant compte de l’actuelle division du travail et des risques qui fait supporter aux salariĂ©s des entreprises sous-traitantes et aux travailleurs temporaires l’essentiel des tĂąches dangereuses, ce rĂ©pertoire des activitĂ©s exposant aux cancĂ©rogĂšnes constitue un outil d’information susceptible d’ĂȘtre utilisĂ© par les acteurs de prĂ©vention mĂ©decins du travail, inspecteurs du travail, mais aussi en formation de dĂ©lĂ©guĂ©s CHSCT, voire dans le cadre de la formation professionnelle initiale ou continue. Il permet la mise en visibilitĂ© de la poly-exposition aux cancĂ©rogĂšnes sur le lieu de travail, la persistance des expositions professionnelles aux cancĂ©rogĂšnes dans les pĂ©riodes actuelles et surtout de montrer comment l’exposition ne peut se comprendre indĂ©pendamment de l’activitĂ© de travail dans laquelle elle s’inscrit. 51La dĂ©marche engagĂ©e par le GISCOP93 comporte les limites inhĂ©rentes Ă  la mĂ©thode rĂ©trospective en l’absence de mĂ©moire institutionnelle des expositions. En effet, comme le souligne un rapport de l’Inspection gĂ©nĂ©rale des affaires sociales IGAS, il n’y a pas de rĂ©fĂ©rence possible Ă  une traçabilitĂ© » concrĂšte archivĂ©e de l’exposition aux cancĂ©rogĂšnes dans l’activitĂ© de travail, ni dans les entreprises, ni dans les institutions de prĂ©vention telles que la mĂ©decine du travail, l’inspection du travail ou les organismes d’assurance-maladie Lejeune, 2008. Pourtant, depuis 1945, des textes de lois ainsi que de nombreux dĂ©crets et circulaires ont Ă©laborĂ© tout un ensemble de documents que l’employeur et/ou le mĂ©decin du travail devrait fournir Ă  l’administration et archiver. Il s’agit notamment des fiches individuelles d’exposition, du document unique d’évaluation des risques, de la fiche d’entreprise du mĂ©decin du travail, de l’attestation d’exposition dĂ©livrĂ©e aux salariĂ©s exposĂ©s Ă  des cancĂ©rogĂšnes, dĂ©claration par les employeurs, auprĂšs des caisses d’assurance-maladie, des produits et procĂ©dĂ©s susceptibles de provoquer des maladies professionnelles ThĂ©baud-Mony et coll., 2009. Ces documents pourraient constituer la source d’informations prĂ©cises et actualisĂ©es pour organiser la prĂ©vention, le suivi mĂ©dical des travailleurs exposĂ©s et la reconnaissance en maladie professionnelle de ceux qui sont ensuite atteints de cancer. 52Les donnĂ©es du rĂ©pertoire Ă©tabli par le GISCOP93 et celles de l’APCME qui, les unes et les autres, font Ă©cho aux donnĂ©es de l’enquĂȘte SUMER Guignon, Sandret, 2005 montrent la gravitĂ© de la situation. D’oĂč l’urgence d’une vigilance active sur les lieux de travail concernant l’exposition professionnelle aux cancĂ©rogĂšnes et la mise Ă  disposition d’une vĂ©ritable information aux premiers concernĂ©s, les travailleurs et leurs reprĂ©sentants. C’est ce que soulignent les chercheurs du dĂ©partement santĂ©-sĂ©curitĂ© de l’Institut syndical europĂ©en pour la recherche, la formation et la santĂ©-sĂ©curitĂ© Mangeot et coll., 2007. Cette information ne peut ĂȘtre seulement prescriptive, en rĂ©fĂ©rence Ă  des normes. Elle doit surtout pouvoir s’appuyer sur la connaissance des activitĂ©s contaminĂ©es par les cancĂ©rogĂšnes et des moyens Ă  mettre en oeuvre pour faire cesser cette contamination. La dĂ©marche engagĂ©e par le GISCOP depuis huit ans vise Ă  combler, au moins partiellement, l’angle mort de la connaissance de l’histoire du travail vivant exposĂ© aux cancĂ©rogĂšnes. L’expĂ©rience des salariĂ©s dĂ©jĂ  atteints de cancer est lĂ  pour montrer l’urgence de la mise en Ɠuvre de stratĂ©gies de prĂ©vention tenant compte de l’inscription des expositions dans l’évolution des techniques et des organisations. Les expositions d’aujourd’hui sont la genĂšse des cancers de demain. RĂ©glementation et dĂ©marche de prĂ©vention RĂ©glementation La rĂ©glementation pour la protection des travailleurs contre les risques liĂ©s aux rayonnements ionisants rĂ©sulte, notamment, de la transposition de la directive 2013/59/Euratom du 5 dĂ©cembre 2013, au sein des articles L. 4451-1 et suivants et R. 4451-1 et suivants du Code du travail. Ces dispositions adoptent une approche globale, en rĂ©introduisant les neuf principes gĂ©nĂ©raux de prĂ©vention comme prĂ©alable Ă  la gestion des risques liĂ©s aux rayonnements ionisants en milieu de travail, sans pour autant renier les principes fondateurs de la radioprotection justification, optimisation, limitation. En savoir plus Cette rĂ©glementation a pour objectifs la protection de l’ensemble des catĂ©gories de travailleurs y compris les travailleurs non-salariĂ©s, mais Ă©galement celle du public et de l’environnement, des patients et des personnels intervenant en situation d’urgence radiologique. Les textes fondamentaux portant sur la radioprotection sont par consĂ©quent regroupĂ©s au sein du Code du travail mais Ă©galement du Code la santĂ© publique art. L. 1333-1 et suivants et Code de l’environnement art. L. 591-1 et suivants. DĂ©marche de prĂ©vention En matiĂšre de prĂ©vention des risques liĂ©s Ă  l’exposition aux rayonnements ionisants, la dĂ©marche d’évaluation du risque professionnel qui doit ĂȘtre adoptĂ©e est la mĂȘme que pour les autres risques, en ouvrant la possibilitĂ© Ă  une Ă©valuation prĂ©alable conduite sur une base documentaire. La dĂ©marche repose sur la mise en Ɠuvre des principes gĂ©nĂ©raux de prĂ©vention et des principes gĂ©nĂ©raux de radioprotection. L’employeur doit prendre des mesures visant Ă  supprimer ou Ă  rĂ©duire au minimum les risques rĂ©sultant de l’exposition aux rayonnements ionisants, en tenant compte du progrĂšs technique et de la disponibilitĂ© de mesures de maĂźtrise du risque Ă  la source. La prĂ©vention doit ĂȘtre intĂ©grĂ©e le plus en amont possible dĂšs la conception des lieux de travail, en incluant des mesures d’organisation du travail, d’information et de formation. Il faut privilĂ©gier la mise en place de mesures de protection collective et en dernier ressort, recourir Ă  des Ă©quipements de protection individuelle. Exposition des travailleurs valeurs limites d’exposition et niveau de rĂ©fĂ©rence Les dispositions du Code du travail sont applicables aux travailleurs salariĂ©s ou indĂ©pendants et aux employeurs susceptibles d’ĂȘtre exposĂ©s Ă  un risque dĂ» aux rayonnements ionisants d'origine naturelle ou artificielle. Sont notamment concernĂ©s la production, le traitement, la manipulation, le stockage, l'utilisation, l'entreposage, la dĂ©tention, le transport de substances radioactives ; la fabrication et l'exploitation d’appareils Ă©lectriques Ă©mettant des rayonnements ionisants et contenant des composants fonctionnant sous une diffĂ©rence de potentiel supĂ©rieure Ă  5 kilovolts ; l’exploitation d’aĂ©ronefs vis-Ă -vis du risque accru d’exposition aux rayonnements cosmiques ; les activitĂ©s susceptibles de mettre en Ɠuvre de substances radioactives d’origine naturelle Art. D. 515-111 du code de l’environnement ; les activitĂ©s exercĂ©es dans des locaux et lieux de travail au sein desquels il existe un risque de dĂ©passement du niveau de rĂ©fĂ©rence fixĂ© pour la prĂ©vention du risque liĂ© au radon Voir dossier web radon. Valeurs limites d’exposition professionnelle Afin de prĂ©venir l’apparition des effets dĂ©terministes et de limiter le risque d’apparition des effets stochastiques, des valeurs limites d’exposition rĂ©glementaires pour les travailleurs exposĂ©s aux rayonnements ionisants sont fixĂ©es aux articles R. 4451-6 Ă  R. 4451-8 du Code du travail. Dans toutes les circonstances hormis les situations d’urgence et les situations d’expositions durables, ces valeurs absolues » sont des limites Ă  ne pas dĂ©passer leur respect impĂ©ratif est apprĂ©ciĂ© au vu des doses effectivement reçues par chaque travailleur. VALEURS LIMITES D'EXPOSITION EN MILLISIEVERT SUR 12 MOIS CONSÉCUTIFS Corps entier dose efficace ExtrĂ©mitĂ©s mains, avant-bras, pieds, chevilles dose Ă©quivalente Peau dose Ă©quivalente sur tout cm2, quelle que soit la surface exposĂ©e Cristallin dose Ă©quivalente Travailleurs 20 mSv 500 mSv 500 mSv 100 mSv / 20 mSv* Jeunes travailleurs entre 16 et 18 ans, sous rĂ©serve d’y ĂȘtre autorisĂ©s pour les besoins de leur formation 6 mSv 150 mSv 150 mSv 15 mSv Femmes enceintes dose Ă©quivalente Ă  l’enfant Ă  naĂźtre infĂ©rieure Ă  1 mSv, de la dĂ©claration de la grossesse Ă  l’accouchement Femme allaitant interdiction de les maintenir ou de les affecter Ă  un poste entraĂźnant un risque d’exposition interne NOTE * VLE au cristallin Du 1er juillet 2018 au 30 juin 2023 la VLE cumulĂ©e pour le cristallin est fixĂ©e Ă  100 mSv pour ces 5 annĂ©es cumulĂ©es, pour autant que la dose reçue au cours d'une annĂ©e ne dĂ©passe pas 50 mSv. A compter du 1er juillet 2023, la VLE au cristallin est fixĂ©e Ă  20 mSv sur 12 mois consĂ©cutifs. À noter ces limites rĂ©glementaires de dose ne s’appliquent pas aux expositions article R. 4451-2 du Code du travail rĂ©sultant d'un niveau naturel de rayonnements dĂ» Ă  des radionuclĂ©ides contenus dans l'organisme humain, au rayonnement cosmique rĂ©gnant au niveau du sol et aux radionuclĂ©ides prĂ©sents dans la croĂ»te terrestre non perturbĂ©e ; subies par les travailleurs du fait des examens mĂ©dicaux auxquels ils sont soumis ; des travailleurs autres que les Ă©quipages aĂ©riens ou spatiaux, au rayonnement cosmique au cours d'un vol aĂ©rien ou spatial . Lorsqu’un travailleur a subi une exposition qui dĂ©passe les limites rĂ©glementaires, l’employeur, appuyĂ© par le conseiller en radioprotection et le mĂ©decin du travail, doit immĂ©diatement faire cesser l’exposition et appliquer l’ensemble des rĂšgles de gestion prĂ©vues par le Code du travail. Niveau de rĂ©fĂ©rence de la concentration d’activitĂ© du radon Depuis le 1er juillet 2018, le niveau de rĂ©fĂ©rence de la concentration d'activitĂ© du radon dans l'air est fixĂ© Ă  300 Bq/m3 en moyenne annuelle. Au-dessus de ce niveau de rĂ©fĂ©rence, les employeurs doivent prendre des mesures de prĂ©vention. L’évaluation des expositions au radon concerne depuis cette date toutes les activitĂ©s professionnelles exercĂ©es au sous-sol ou au rez-de-chaussĂ©e de bĂątiments. La dĂ©marche s’appuie sur un dĂ©coupage du territoire en 3 zones zone 1 risque faible Ă  zone 3 risque Ă©levĂ© et chaque commune est affectĂ©e Ă  une zone. Pour les bĂątiments, l’évaluation tient compte notamment de la zone Ă  potentiel radon de la commune dans laquelle ils sont implantĂ©s. Pour les lieux spĂ©cifiques dĂ©finis par l’arrĂȘtĂ© du 30 juin 2021, l’évaluation repose principalement sur l’analyse de l’efficacitĂ© de l’aĂ©ration naturelle ou du systĂšme de ventilation existant galeries souterraines, grottes, ouvrages d’art enterrĂ©s ou semi-enterrĂ©s, caves agricoles
. Lorsque l'Ă©valuation des risques met en Ă©vidence que l’exposition est susceptible d’atteindre ou de dĂ©passer ce niveau de rĂ©fĂ©rence de 300 Bq/m3 en moyenne annuelle, l’employeur doit procĂ©der Ă  des mesurages sur le lieu de travail. L'employeur doit en outre communiquer les rĂ©sultats de l'Ă©valuation des risques et des mesurages le cas Ă©chĂ©ant aux professionnels de santĂ© mĂ©decin du travail ou bien, sous l’autoritĂ© de celui-ci, au collaborateur mĂ©decin, Ă  l'interne ou l'infirmier ; aux reprĂ©sentants du personnel ComitĂ© social et Ă©conomique, en particulier lors des mises Ă  jour du document unique. Lorsqu'en dĂ©pit des mesures de prĂ©vention mises en Ɠuvre, la concentration d'activitĂ© du radon dans l'air demeure supĂ©rieure au niveau de rĂ©fĂ©rence, l'employeur doit communiquer les rĂ©sultats de ces mesurages Ă  l'Institut de radioprotection et de sĂ»retĂ© nuclĂ©aire IRSN. Enfin, il convient de noter qu’en cas d’évaluation individuelle de dose des travailleurs dĂ©passant 6 mSv/an en lien avec l’exposition au radon dans l'air, l’employeur devra mettre en place une organisation de la radioprotection, un zonage radon », une surveillance individuelle dosimĂ©trique des travailleurs et un suivi individuel renforcĂ© de leur Ă©tat de santĂ© par un mĂ©decin du travail. Évaluation des risques Pour rappel, les articles L. 4121-1 et suivants du Code du travail mettent Ă  la charge de l’employeur l’obligation d’évaluer les risques professionnels. Il est nĂ©cessaire d’identifier dans un premier temps les risques inhĂ©rents Ă  toute activitĂ© en tenant compte des incidents raisonnablement prĂ©visibles. Cela passe par l’identification et la caractĂ©risation des sources et des situations de travail, c’est-Ă -dire des modalitĂ©s d’exposition. En matiĂšre de radioprotection, les risques sont un risque d’exposition externe Ă  des rayonnements ionisants ; un risque de contamination externe ou interne par des substances radioactives ; À cette fin, l’employeur doit s’appuyer sur le salariĂ© compĂ©tent ou le conseiller en radioprotection qu’il aura prĂ©alablement dĂ©signĂ©, le cas Ă©chĂ©ant. D’autres risques peuvent ĂȘtre associĂ©s, et en particulier risque chimique en cas d’inhalation, d’ingestion ou de contact mais aussi liĂ© Ă  diverses interactions rĂ©activitĂ©, corrosion, incendie, explosion, ... Les rĂ©sultats de cette Ă©valuation des risques doivent ĂȘtre transcrits dans le Document Unique DU article R. 4121-1 et suivants du Code du travail. Cette Ă©valuation a notamment pour objectifs d'identifier les valeurs limites d'exposition pertinentes au regard de la situation de travail ; de constater si le niveau de rĂ©fĂ©rence pour le radon est susceptible d'ĂȘtre dĂ©passĂ© ; de dĂ©terminer, lorsque le risque ne peut ĂȘtre nĂ©gligĂ© du point de vue de la radioprotection, les mesures et moyens de prĂ©vention devant ĂȘtre mis en Ɠuvre. À cette fin, l'employeur prend notamment en considĂ©ration l'inventaire des sources de rayonnements ionisants, leur nature, le type et l’énergie des rayonnements ainsi que le niveau d’émission et, le cas Ă©chĂ©ant, les modes de dispersion Ă©ventuelle et d'incorporation des radionuclĂ©ides ; l’existence d’équipements de protection collective ; les incidents raisonnablement prĂ©visibles inhĂ©rents au procĂ©dĂ© de travail ou du travail effectuĂ©. L'employeur devra procĂ©der Ă  des mesurages visant Ă  Ă©valuer le niveau d'exposition externe et le cas Ă©chĂ©ant, le niveau de la concentration de l'activitĂ© radioactive dans l'air ou la contamination surfacique sur le lieu de travail lorsque les rĂ©sultats de l'Ă©valuation documentaire mettent en Ă©vidence que l'exposition est susceptible d'atteindre ou de dĂ©passer 1 millisievert sur 12 mois consĂ©cutifs pour l'organisme entier ; 15 millisieverts sur 12 mois consĂ©cutifs pour le cristallin ; 50 millisieverts sur 12 mois consĂ©cutifs pour les extrĂ©mitĂ©s et la peau pour tout cm2 exposĂ© ; 300 becquerels par mĂštre cube en moyenne annuelle pour la concentration d'activitĂ© du radon dans l'air. À noter il est recommandĂ© de procĂ©der Ă  ces mesurages lorsque sont identifiĂ©es des sources de rayonnements ionisants soumises Ă  un rĂ©gime d'autorisation, d'enregistrement ou de dĂ©claration prĂ©vus Ă  l’article L. 1333-8 du Code de la santĂ© publique. Voir Ă©galement le dossier Evaluation des risques Organisation de la radioprotection CritĂšres de mise en Ɠuvre En application de l’article R. 4451-111, l’employeur, le chef de l’entreprise extĂ©rieure ou le travailleur indĂ©pendant, doit mettre en place une organisation de la radioprotection dĂšs lors qu’au moins l’un des trois critĂšres suivants est rempli des travailleurs sont classĂ©s catĂ©gorie A ou B au sens de l'article R. 4451-57 ; au moins une zone a Ă©tĂ© dĂ©limitĂ©e dans les conditions fixĂ©es aux articles R. 4451-22 et R. 4451-28 ; des vĂ©rifications initiales ou pĂ©riodiques sont exigĂ©es au titre des articles R. 4451-40 et suivants. L’organisation de la radioprotection repose notamment sur la dĂ©signation d’un conseiller en radioprotection. Conseiller en radioprotection Le conseiller en radioprotection assiste l’employeur dans l’organisation de la prĂ©vention, l’analyse des risques et la dĂ©limitation des zones, la mise en Ɠuvre des mesures et moyens de prĂ©vention des risques dus aux rayonnements ionisants. Ce conseiller peut ĂȘtre une personne physique salariĂ©e de l'Ă©tablissement ou Ă  dĂ©faut de l'entreprise, dĂ©nommĂ©e personne compĂ©tente en radioprotection » ; une personne morale, dĂ©nommĂ©e organisme compĂ©tent en radioprotection ». Les employeurs ont ainsi la possibilitĂ© de retenir l’organisation la plus appropriĂ©e Ă  leur activitĂ©. Des dispositions rĂ©glementaires spĂ©cifiques aux installations nuclĂ©aires de base prĂ©voient la constitution de pĂŽle de compĂ©tences en radioprotection », compte tenu de la nature particuliĂšre de leur activitĂ© et de l’encadrement auquel elles sont dĂ©jĂ  soumises. Le conseiller en radioprotection Ă©value les risques, conseille l'employeur dans la dĂ©finition des mesures de prĂ©vention, rĂ©alise des vĂ©rifications pĂ©riodiques, etc. Il exerce ses missions en lien avec le salariĂ© compĂ©tent en prĂ©vention des risques professionnels. Il travaille en collaboration avec le mĂ©decin du travail qui peut lui communiquer sous certaines conditions des donnĂ©es dosimĂ©triques soumises au secret mĂ©dical. Ils mettent notamment en Ɠuvre de maniĂšre concertĂ©e la surveillance dosimĂ©trique individuelle des travailleurs. Au-delĂ  de cette mission de conseil en matiĂšre de protection des travailleurs, les missions du conseiller en radioprotection sont Ă©tendues aux questions de protection de la population et de l’environnement. Mesures et moyens de prĂ©vention Identification et dĂ©limitation des zones Il convient d’identifier les sources et les lieux de travail Ă  l’intĂ©rieur desquels l’exposition des travailleurs est susceptible de dĂ©passer les niveaux suivants dose efficace de 0,08 millisievert par mois pour l’organisme entier ; dose Ă©quivalente de 4 millisieverts par mois pour les extrĂ©mitĂ©s ou la peau ; dose efficace en lien avec l’exposition au radon de 6 millisieverts par an. L’évaluation des niveaux d’exposition retenus pour identifier ces zones est rĂ©alisĂ©e en considĂ©rant le lieu de travail occupĂ© de maniĂšre permanente 2000h par an ou 170h par mois. Si les niveaux d’exposition pour le corps entier peuvent ĂȘtre dĂ©passĂ©s, alors l’employeur dĂ©limite des zones selon les critĂšres suivants Les diffĂ©rentes zones traduisent la gradation du risque radiologique. Si l’exposition des extrĂ©mitĂ©s ou de la peau est susceptible de dĂ©passer 4 mSv par mois, une zone d’extrĂ©mitĂ© doit ĂȘtre dĂ©limitĂ©e. Dispositions spĂ©cifiques aux appareils mobiles ou portables Ă©metteurs de rayonnements ionisants Les appareils mobiles et portables font l’objet de dispositions spĂ©cifiques. En revanche, s’ils sont utilisĂ©s couramment dans un mĂȘme local ou utilisĂ©s Ă  poste fixe, ils sont Ă  considĂ©rer comme des installations fixes et sont donc soumis Ă  la rĂ©glementation correspondante. Pour les appareils dĂ©livrant une dose efficace Ă  un mĂštre de la source supĂ©rieure Ă  2,5 ÎŒSv intĂ©grĂ©s sur une heure, une zone d’opĂ©ration » doit ĂȘtre dĂ©limitĂ©e. Le niveau de dose maximum Ă  la limite de la zone d’opĂ©ration est de 25 ÎŒSv intĂ©grĂ©s sur une heure. À noter que la dĂ©limitation de la zone d’opĂ©ration n’est pas requise lorsque son rayon est infĂ©rieur Ă  1 m. Lorsque l'appareil est mis en Ɠuvre Ă  l'intĂ©rieur d'une zone surveillĂ©e ou contrĂŽlĂ©e dĂ©jĂ  dĂ©limitĂ©e au titre d'une autre source de rayonnements ionisants, l'employeur adapte la dĂ©limitation de la zone d'opĂ©ration. Tant que l’appareil est en place, l’opĂ©rateur signale la zone d’opĂ©ration de façon visible et continue au moyen d’un trisecteur radiologique apposĂ© sur les accĂšs figure suivante. Conditions d’accĂšs L’accĂšs Ă  une zone dĂ©limitĂ©e est rĂ©servĂ© aux travailleurs ayant reçu une autorisation de l’employeur. Le classement en catĂ©gorie A ou B des travailleurs sur la base des rĂ©sultats de l’évaluation individuelle de l’exposition liĂ©e aux rayonnements ionisants vaut autorisation. Les conditions d’accĂšs en zones dĂ©limitĂ©es sont nombreuses formation, surveillance dosimĂ©trique
. L’accĂšs d’un travailleur classĂ© en zone contrĂŽlĂ©e orange ou rouge fait l’objet d’une autorisation individuelle dĂ©livrĂ©e par l’employeur. Pour la zone contrĂŽlĂ©e rouge, cet accĂšs est exceptionnel et doit faire l’objet d’un enregistrement nominatif Ă  chaque entrĂ©e. L’accĂšs Ă  une zone surveillĂ©e ou Ă  une zone contrĂŽlĂ©e verte ou jaune est autorisĂ© pour les travailleurs non classĂ©s sous conditions autorisation de l’employeur ; information adaptĂ©e ; port de dosimĂštre opĂ©rationnel en zone contrĂŽlĂ©e. L’accĂšs des travailleurs non classĂ©s en zone contrĂŽlĂ©e jaune doit ĂȘtre prĂ©alablement justifiĂ© et s’accompagner d’une information renforcĂ©e. L’employeur s’assure par des moyens appropriĂ©s que l’exposition des travailleurs non classĂ©s demeure infĂ©rieure aux limites de dose fixĂ©es pour les travailleurs non exposĂ©s au risque radiologique. Signalisation Les sources de rayonnements ionisants utilisĂ©es doivent ĂȘtre signalĂ©es y compris lors du transport. L’affichage doit ĂȘtre remis Ă  jour pĂ©riodiquement il rappelle notamment les risques d’exposition externe, et Ă©ventuellement interne, les consignes de travail adaptĂ©es Ă  la nature de l’exposition et aux opĂ©rations envisagĂ©es ainsi que les consignes en cas d’urgence. Les limites de la zone contrĂŽlĂ©e ou de la zone surveillĂ©e doivent ĂȘtre correctement matĂ©rialisĂ©es et signalĂ©es. En matiĂšre de santĂ© et de sĂ©curitĂ©, la rĂ©glementation dĂ©finit des rĂšgles de signalisation a minima forme, couleur, dimension ou emplacement. C’est Ă  l’employeur d’adapter ces rĂšgles Ă  la rĂ©alitĂ© des situations de travail et des risques Ă  signaler dans son entreprise. Quelques exemples couramment utilisĂ©s dans le domaine de la radioprotection sont donnĂ©s dans le tableau ci-aprĂšs. Dispositions spĂ©cifiques aux appareils mobiles ou portables Ă©metteurs de rayonnements ionisants Les appareils mobiles et portables font l’objet de dispositions spĂ©cifiques. En revanche, s’ils sont utilisĂ©s couramment dans un mĂȘme local ou utilisĂ©s Ă  poste fixe, ils sont Ă  considĂ©rer comme des installations fixes et sont donc soumis Ă  la rĂ©glementation correspondante. Pour les appareils dĂ©livrant une dose efficace Ă  un mĂštre de la source supĂ©rieure Ă  2,5 ÎŒSv intĂ©grĂ©s sur une heure, une zone d’opĂ©ration » doit ĂȘtre dĂ©limitĂ©e. Le niveau de dose maximum Ă  la limite de la zone d’opĂ©ration est de 25 ÎŒSv intĂ©grĂ©s sur une heure. À noter que la dĂ©limitation de la zone d’opĂ©ration n’est pas requise lorsque son rayon est infĂ©rieur Ă  1 m. Lorsque l'appareil est mis en Ɠuvre Ă  l'intĂ©rieur d'une zone surveillĂ©e ou contrĂŽlĂ©e dĂ©jĂ  dĂ©limitĂ©e au titre d'une autre source de rayonnements ionisants, l'employeur adapte la dĂ©limitation de la zone d'opĂ©ration. Tant que l’appareil est en place, l’opĂ©rateur signale la zone d’opĂ©ration de façon visible et continue au moyen d’un trisecteur radiologique apposĂ© sur les accĂšs figure suivante. SIGNALISATION DU RISQUE RADIOACTIF PICTOGRAMME, PANNEAUX ET AUTRES ÉLÉMENTS Pictogramme d’avertissement MatiĂšres radioactives / Rayonnements ionisants Panneaux de signalisation de zone Ne sont donnĂ©s ici Ă  titre d’exemple que 6 panneaux. Les messages accompagnant le pictogramme, ainsi que les couleurs, sont adaptĂ©s Ă  la nature du danger Ă  signaler. Zone surveillĂ©e bleue Zone contrĂŽlĂ©e verte Zone contrĂŽlĂ©e jaune, risque d’irradiation - Zone contrĂŽlĂ©e orange, danger de contamination Zone contrĂŽlĂ©e rouge, danger d’irradiation et de contamination Zone d'extrĂ©mitĂ© Bandes de balisage La signalisation des zones dĂ©limitĂ©es est Ă©tablie Ă  partir du schĂ©ma de base normalisĂ©. Les panneaux conformes Ă  la norme NF M 60-101 ou Ă  toute autre norme en vigueur dans un Etat membre de l’Union europĂ©enne et justifiant d’une Ă©quivalence avec la norme française sont rĂ©putĂ©s conformes Ă  la rĂ©glementation arrĂȘtĂ© du 15 mai 2006 modifiĂ©. Contrainte de dose et dosimĂ©trie opĂ©rationnelle La contrainte de dose est un niveau de dose individuelle maximale dĂ©fini prospectivement par l’employeur Ă  des fins d’optimisation de la protection des travailleurs. L’employeur dĂ©finit, au prĂ©alable, des contraintes de dose individuelles pour toute activitĂ© rĂ©alisĂ©e en zone contrĂŽlĂ©e, zone d’extrĂ©mitĂ©s ou zone d’opĂ©ration. Ces contraintes de dose constituent des niveaux de rĂ©fĂ©rence internes Ă  l’entreprise permettant de piloter les mesures d’optimisation de la radioprotection. Le dosimĂštre opĂ©rationnel est un dosimĂštre actif Ă  lecture directe. Il doit ĂȘtre choisi en fonction du type et des caractĂ©ristiques des rayonnements Ă  mesurer, et paramĂ©trĂ© par le CRP. Il doit ĂȘtre portĂ© par tout travailleur accĂ©dant Ă  une zone contrĂŽlĂ©e, une zone d’extrĂ©mitĂ©s ou une zone d’opĂ©ration. En mesurant la dose individuelle en temps rĂ©el, il permet d’adapter les mesures d’optimisation par rĂ©fĂ©rence Ă  la contrainte de dose. Il est pourvu d’alarmes sonores et visuelles, qui doivent ĂȘtre activĂ©es lors de toute utilisation. IntĂ©grer la sĂ©curitĂ© en amont Le rĂŽle du prĂ©venteur est de prĂ©venir ou de limiter les risques d’atteintes Ă  la santĂ© et Ă  la sĂ©curitĂ©, d’accidents du travail et de maladies professionnelles. Il agit le plus en amont possible, au niveau technique, opĂ©rationnel ou organisationnel, pour empĂȘcher la survenue d’évĂšnements dangereux susceptibles d’entraĂźner des effets nocifs pour la santĂ© et/ou la sĂ©curitĂ©. Pour cela, il peut mettre en place des processus de travail sĂ»rs enchaĂźnements d’opĂ©rations ou de phases de fabrication qui limitent la survenue d’accidents du travail et les expositions susceptibles d'induire une maladie professionnelle ; agir ensuite sur les risques rĂ©siduels », en prĂ©voyant des mesures complĂ©mentaires de protection collective, organisationnelles et individuelles, qui vont limiter les expositions. Dans le cas particulier de la radioprotection, le prĂ©venteur peut agir selon les cas sur plusieurs points, en tenant compte de l’existence d’un risque d’exposition interne et/ou externe, notamment mise en Ɠuvre d'autres procĂ©dĂ©s de travail n'exposant pas ou entraĂźnant une exposition moindre ; choix d'Ă©quipements de travail appropriĂ©s et, compte tenu du travail Ă  effectuer, Ă©mettant des niveaux de rayonnements ionisants moins Ă©levĂ©s ; mise en Ɠuvre de moyens techniques visant Ă  rĂ©duire l'Ă©mission de rayonnements ionisants des Ă©quipements de travail ; modification de la conception et de l'agencement des lieux et postes de travail visant Ă  rĂ©duire l'exposition aux rayonnements ionisants ; amĂ©lioration de l'Ă©tanchĂ©itĂ© du bĂątiment vis-Ă -vis des points d'entrĂ©e du radon, ou du renouvellement d'air des locaux ; choix d'une organisation du travail visant Ă  rĂ©duire la durĂ©e et l'intensitĂ© des expositions, notamment au moyen du contrĂŽle des accĂšs aux zones dĂ©limitĂ©es ; maintenance des Ă©quipements de travail et vĂ©rifications de l’efficacitĂ© des moyens de prĂ©vention ; information et formation des travailleurs sur les risques et les moyens mis en Ɠuvre pour s’en protĂ©ger. Tous ces Ă©lĂ©ments doivent ĂȘtre pris en considĂ©ration dĂšs la conception des lieux et situations de travail. VĂ©rifications de l’efficacitĂ© des moyens de prĂ©vention Afin de garantir la sĂ©curitĂ© et la santĂ© des travailleurs, l’employeur est tenu de procĂ©der Ă  des vĂ©rifications de l’efficacitĂ© des moyens de prĂ©vention portant Ă  la fois sur les sources et appareils Ă©metteurs de rayonnements ionisants, les instruments de radioprotection et sur l’amĂ©nagement des locaux de travail. VĂ©rifications initiales des Ă©quipements de travail et des lieux de travail Lors de leur mise en service dans l'Ă©tablissement et Ă  l'issue de toute modification importante susceptible d'affecter la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des travailleurs, l'employeur doit procĂ©der Ă  une vĂ©rification initiale des Ă©quipements de travail Ă©mettant des rayonnements ionisants, en vue de s'assurer qu'ils sont installĂ©s conformĂ©ment aux spĂ©cifications prĂ©vues, le cas Ă©chĂ©ant, par la notice d'instructions du fabricant, et qu'ils peuvent ĂȘtre utilisĂ©s en sĂ©curitĂ©. Pour les Ă©quipements de travail prĂ©sentant un risque particulier, cette vĂ©rification initiale doit ĂȘtre renouvelĂ©e selon une pĂ©riodicitĂ© dĂ©finie par arrĂȘtĂ©. L'employeur doit vĂ©rifier dans les mĂȘmes conditions l'intĂ©gritĂ© des sources radioactives scellĂ©es lorsqu'elles ne sont pas intĂ©grĂ©es Ă  un Ă©quipement de travail. Ces vĂ©rifications techniques initiales sont confiĂ©es Ă  des organismes accrĂ©ditĂ©s, dont l’IRSN. Elles doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es lors de la mise en service des installations et Ă  l’issue de toute modification importante des mĂ©thodes et des conditions de travail. Ces vĂ©rifications sont effectuĂ©es dans les zones dĂ©limitĂ©es par l’employeur. VĂ©rifications pĂ©riodiques Les vĂ©rifications pĂ©riodiques des Ă©quipements de travail Ă©mettant des rayonnements ionisants, ainsi que les vĂ©rifications portant sur l’intĂ©gritĂ© des sources radioactives scellĂ©es lorsqu’elles ne sont pas intĂ©grĂ©es Ă  un Ă©quipement de travail, sont pour leur part rĂ©alisĂ©es par le conseiller en radioprotection. Leur objectif est de dĂ©celer en temps utile toute dĂ©tĂ©rioration susceptible de crĂ©er des dangers. Le conseiller en radioprotection est Ă©galement en charge des vĂ©rifications pĂ©riodiques relatives aux lieux de travail. VĂ©rification lors de la remise en service aprĂšs maintenance La vĂ©rification lors d’une remise en service est rĂ©alisĂ©e ou supervisĂ©e, par le conseiller en radioprotection. Elle est rĂ©alisĂ©e aprĂšs toute opĂ©ration de maintenance dans les mĂȘmes conditions que la vĂ©rification pĂ©riodique. Elle vise Ă  s’assurer du maintien en conformitĂ© de la source radioactive scellĂ©e ou de l’équipement de travail notamment eu Ă©gard aux rĂ©sultats contenus dans le rapport de vĂ©rification initiale ou aux rĂ©sultats de la premiĂšre vĂ©rification pĂ©riodique pour les Ă©quipements de travail et sources. VĂ©rifications de l’instrumentation en radioprotection Sont concernĂ©s par les vĂ©rifications, les instruments ou dispositifs de mesurage, fixes ou mobiles, ainsi que les dosimĂštres opĂ©rationnels. Il faut Ă  la rĂ©ception du matĂ©riel, s’assurer de l’adĂ©quation de l’instrument ou dispositif de mesurage y compris les dosimĂštres opĂ©rationnels Ă  la nature et Ă  l’énergie du rayonnement, ainsi que de la pertinence de son emplacement, et, le cas Ă©chĂ©ant, de la cohĂ©rence du mouvement propre. Le mouvement propre correspond Ă  la valeur indiquĂ©e par l’instrument de mesure en l’absence de rayonnements ionisants issus de la source objet de l’évaluation ; avant chaque utilisation, s’assurer du bon fonctionnement des instruments de mesure de radioprotection alimentation Ă©lectrique, cohĂ©rence du mouvement propre ; pĂ©riodiquement, rĂ©aliser une vĂ©rification de l’étalonnage dans la gamme d’émissions pour laquelle l’instrument est utilisĂ© par le CRP s’il dispose des compĂ©tences et des moyens nĂ©cessaires, et Ă  dĂ©faut, par un organisme extĂ©rieur. Le dĂ©lai entre deux vĂ©rifications de l’étalonnage ne peut excĂ©der un an. L’employeur tient compte de la notice d’instructions du fabricant et de l’usage qui est fait de l’instrument. Conditions d’emploi des travailleurs Évaluation individuelle de l’exposition aux rayonnements ionisants Une Ă©valuation individuelle de l’exposition aux rayonnements ionisants doit ĂȘtre rĂ©alisĂ©e avant l’affectation Ă  un poste de travail. Cette Ă©valuation a pour but d’estimer la dose efficace et les doses Ă©quivalentes que le travailleur est susceptible de recevoir sur les 12 mois consĂ©cutifs Ă  venir. Elle tient compte de l’ensemble des tĂąches exposant aux rayonnements ionisants, de la variabilitĂ© des pratiques, des incidents raisonnablement prĂ©visibles inhĂ©rents au poste de travail et des expositions potentielles en rĂ©sultant. Les rĂ©sultats de cette Ă©valuation permettent de dĂ©finir les modalitĂ©s de classement, de formation et de suivi du travailleur surveillance dosimĂ©trique et suivi individuel de l’état de santĂ©. Classement des travailleurs Les travailleurs exposĂ©s sont classĂ©s en deux catĂ©gories. Ce classement est fait par l’employeur sur la base des rĂ©sultats de l’évaluation individuelle prĂ©alable. Selon l’article R. 4451-57 du Code du travail, sont classĂ©s en catĂ©gorie A, les travailleurs susceptibles de recevoir sur 12 mois consĂ©cutifs une dose efficace supĂ©rieure Ă  6 mSv, et/ou une dose Ă©quivalente supĂ©rieure Ă  150 mSv pour la peau et/ou les extrĂ©mitĂ©s. Sont classĂ©s en catĂ©gorie B, tous les autres travailleurs susceptibles de recevoir sur 12 mois consĂ©cutifs une dose efficace supĂ©rieure Ă  1 mSv, et/ou une dose Ă©quivalente supĂ©rieure Ă  15 mSv pour le cristallin et/ou Ă  50 mSv pour la peau et/ou les extrĂ©mitĂ©s. À noter les valeurs limites d’exposition professionnelle ne doivent pas ĂȘtre confondues avec les niveaux de dose rĂ©glementaires dĂ©terminant le classement. L’employeur doit recueillir l'avis du mĂ©decin du travail sur le classement et l’actualiser en tant que de besoin au regard, notamment, de l'avis d'aptitude mĂ©dicale du salariĂ©, des conditions de travail et des rĂ©sultats de la surveillance de l'exposition des travailleurs. Les travailleurs bĂ©nĂ©ficient d’un surveillance dosimĂ©trique individuelle adaptĂ©e au mode d’exposition. Les femmes enceintes et les jeunes travailleurs de 16 Ă  18 ans sont exclus des travaux impliquant un classement en catĂ©gorie A. Information et formation des travailleurs Les travailleurs disposant d’une surveillance dosimĂ©trique individuelle reçoivent une formation en rapport avec les rĂ©sultats de l’évaluation des risques. Cette formation est organisĂ©e sous la responsabilitĂ© de l'employeur et doit ĂȘtre renouvelĂ©e au moins tous les trois ans. Les travailleurs non classĂ©s accĂ©dant Ă  une zone dĂ©limitĂ©e doivent recevoir une information appropriĂ©e. Cette information et cette formation portent, notamment, sur les caractĂ©ristiques des rayonnements ionisants ; les effets sur la santĂ© pouvant rĂ©sulter d’une exposition aux rayonnements ionisants ; les mesures prises en vue de supprimer ou de rĂ©duire les risques liĂ©s aux rayonnements ionisants ; les conditions d’accĂšs aux zones dĂ©limitĂ©es ; la conduite Ă  tenir en cas d’accident ou d’incident ; 
 Pour en savoir plus Ressources INRS Brochure 01/2020 TJ 26 PrĂ©vention des risques liĂ©s Ă  l'exposition aux rayonnements ionisants Cet aide-mĂ©moire juridique prĂ©sente les dispositions lĂ©gales et rĂ©glementaires applicables en matiĂšre de prĂ©vention des risques liĂ©s aux rayonnements ionisants. Fiche 05/2013 ED 4440 Retrait des dĂ©tecteurs de fumĂ©e Ă  chambre d'ionisation DFCI Les entreprises dĂ©tenant des DFCI ne doivent pas les manipuler, les dĂ©poser, ni les jeter. Elles doivent faire appel Ă  une sociĂ©tĂ© spĂ©cialisĂ©e, dĂ©clarĂ©e auprĂšs de l'AutoritĂ© de sĂ»retĂ© nuclĂ©aire Fiche 12/2013 ED 4441 DĂ©tecteur portatif de plomb par fluorescence X Cette fiche "rĂ©flexe" synthĂ©tise les informations relatives aux risques, aux principales obligations rĂ©glementaires, aux bonnes pratiques ainsi qu'aux rĂ©flexes Ă  mettre en pratique en cas d'incident Fiche 06/2014 ED 4442 Equipements de contrĂŽle qualitĂ© par rayons X dans l'industrie Cette fiche pratique radioprotection traite des risques liĂ©s Ă  l'utilisation d'Ă©quipements de contrĂŽle qualitĂ© par rayons X, du cadre rĂ©glementaire applicable et des bonnes pratiques de prĂ©vention. Fiche 12/2015 ED 4443 Installations de contrĂŽle des bagages / colis par rayonnements x Cette fiche pratique radioprotection synthĂ©tise les informations relatives aux risques liĂ©s au contrĂŽle par rayonnement X, aux principales obligations rĂ©glementaires, aux bonnes pratiques ainsi qu'aux rĂ©flexes Ă  mettre en pratique en cas d'incident. Article de revue 09/2013 TM 28 Recherche documentaire sur les risques liĂ©s aux rayonnements ionisants L'objectif de cet article est de fournir une sĂ©lection des supports d'information jugĂ©s les plus pertinents ainsi qu'une mĂ©thodologie de recherche sur les risques liĂ©s aux rayonnements ionisants Fiches de radioprotection fiches mĂ©dicales Fiches de radioprotection radionuclĂ©ides Fiches de radioprotection gammagraphie Fiches de radioprotection secteur mĂ©dical Liens utiles Autres rĂ©fĂ©rences bibliographiques Exposition professionnelle aux rayonnements ionisants en France. Bilan 2012». Rapport PRP-HOM / 2013-008. Institut de radioprotection et de sĂ»retĂ© nuclĂ©aire IRSN, 2012, 104 p. Rapport tĂ©lĂ©chargeable sur le site de l'IRSN DELACROIX D., GUERRE LEBLANC P. Guide pratique. RadionuclĂ©ides et radioprotection. Manuel pour la manipulation de substances radioactives dans les laboratoires de faible et moyenne activitĂ© ». 4e Ă©dition mise Ă  jour. EDP Sciences, 2004, 262 p. EditĂ© en collaboration avec le Commissariat Ă  l’énergie atomique CEA, la SociĂ©tĂ© française de radioprotection SFRP et la revue Radioprotection. GAMBINI GRANIER R., BOISSIERE G. Manuel pratique de radioprotection ». 3e Ă©dition. Technique et documentation Lavoisier, 2007, 666 p. Symboles graphiques et pictogrammes. Couleurs et signaux de sĂ©curitĂ© ». Norme française homologuĂ©e. NF X08-003. Association française de normalisation AFNOR, 1994 erratum de mars 1995, 47 p. Signalisation des rayonnements ionisants. SchĂ©ma de base ». Norme française homologuĂ©e. NF M 60-101. Association française de normalisation AFNOR, 1972, 2 p. Mis Ă  jour le 18/03/2022 ActivitĂ© Projet portĂ© ReprĂ©senter le ComitĂ© d'Organisation des Expositions du Travail dans le dĂ©partement. ProcĂ©der au recrutement et au suivi des candidats Ă  l'exposition du travail qui suit le concours. Organiser ou participer Ă  l'organisation d'expositions dĂ©partementales ou rĂ©gionales d'oeuvres. D'une façon gĂ©nĂ©rale, assurer la notoriĂ©tĂ© du concours dans le dĂ©partement Ce projet s'inscrit de maniĂšre plus gĂ©nĂ©rale dans le thĂšme promotion d'initiatives de dĂ©veloppement durable - Les associations de ce domaine dans le dĂ©partement Commune Albi cedex 9 81020 Historique Les Ă©vĂšnements marquants de l'association 21/09/2006 - CrĂ©ation de l'association 08/07/2013 - DerniĂšre dĂ©claration en date de l'association 06/01/2014 - DerniĂšre mise Ă  jour de l'association Administration Identifiants NumĂ©ro RNA L'identifiant dans le RĂ©pertoire National des Associations RNA W811000499 Le numĂ©ro RNA identifie l'association dans le rĂ©pertoire waldec et dans le RĂ©pertoire National des Associations RNA, ce rĂ©pertoire recense les associations en remplacement du waldec depuis 2010 et ce numĂ©ro permet d'effectuer les diffĂ©rentes dĂ©marches administratives de l'association. Forme Code du site gestionnaire de l'association PrĂ©fecture ou Sous-prĂ©fecture 811P Nature de l'association Simplement DeclarĂ©e D Groupement Simple, Union, FĂ©dĂ©ration Simple S Observation du waldec Aucune Position Active, Dissoute, SupprimĂ©e Active A Publication sur le web Non 0 Site web dĂ©clarĂ© au waldec Aucun Le comitĂ© d'hygiĂšne, de sĂ©curitĂ© et des conditions de travail est une instance de concertation chargĂ©e de contribuer Ă  la protection de la santĂ© physique et mentale et de la sĂ©curitĂ© des agents dans leur travail. Il a pour mission de participer Ă  l'amĂ©lioration des conditions de travail et de veiller Ă  la mise en Ɠuvre, par le chef de service ou d’établissement, des prescriptions du code du travail relatives Ă  la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail qui sont applicables Ă  la fonction publique. A ce titre, il est notamment consultĂ© sur tout projet d'amĂ©nagement important modifiant les conditions de santĂ©, de sĂ©curitĂ© ou les conditions de travail. Il participe Ă©galement Ă  l'analyse et Ă  la prĂ©vention des risques professionnels par le biais, notamment, de la visite rĂ©guliĂšre des sites relevant de sa compĂ©tence et d'enquĂȘtes menĂ©es en matiĂšre d'accident de travail, de service et de maladie professionnelle. RĂ©fĂ©rences Fonction publique de l’Etat Loi n° 84-16, art. 16 ; DĂ©cret n° 82-453 du 28 mai 1982, art. 29 s. Fonction publique territoriale Loi n° 84-53, ; DĂ©cret n° 85-603 du 10 juin 1985, s. Fonction publique hospitaliĂšre Code de la santĂ© art. L 1432-11 Les mĂ©dicaments cytotoxiques sont utilisĂ©s surtout pour traiter le cancer le cadre d’une chimiothĂ©rapie mĂ©dicaments anti-nĂ©oplasiques. DerniĂšrement, leur utilisation s’est Ă©tendue au traitement de certaines maladies inflammatoires toxicitĂ© des mĂ©dicaments cytotoxiques en fait une substance potentiellement dangereuse pour les gens qui les manipulent. Les effets sur la santĂ© sont bien documentĂ©s. Des Ă©tudes ont dĂ©montrĂ© que l’on retrouve souvent des niveaux dĂ©tectables de mĂ©dicaments cytotoxiques dans l’air des hĂŽpitaux lorsque ces mĂ©dicaments sont prĂ©parĂ©s hors des enceintes de sĂ©curitĂ© biologique appropriĂ©es. On a aussi dĂ©celĂ© la prĂ©sence de divers mĂ©dicaments cytotoxiques dans l’urine des membres du personnel qui prĂ©parent les mĂ©dicaments sans que les prĂ©cautions adĂ©quates soient cas de contact, ils peuvent aussi causer des irritations de la peau, des yeux et des mĂ©dicaments cytotoxiques peuvent aussi avoir des effets toxiques pour la reproduction ou revanche, aucune Ă©tude scientifique n’a encore dĂ©montrĂ© qu’une exposition professionnelle rĂ©pĂ©tĂ©e et Ă  long terme Ă  de petites quantitĂ©s de mĂ©dicaments cytotoxiques soit une cause de cancer. Cependant on sait que de nombreux mĂ©dicaments cytotoxiques sont - gĂ©notoxiques, c’est-Ă -dire qu’ils endommagent l’ADN et peuvent mener Ă  la croissance d’une tumeur maligne- carcinogĂšnes, c’est-Ă  dire qu’ils peuvent causer des mutations menant au dĂ©veloppement de tumeurs dans des cellules autrement saines- mutagĂšnes, c’est-Ă -dire qu’ils modifient l’ADN d’un ĂȘtre vivant, ce qui accroĂźt la probabilitĂ© d’une mutationToute personne qui travaille avec des patients recevant des mĂ©dicaments cytotoxiques est Ă  risque d’exposition et doit ĂȘtre protĂ©gĂ©e chaque fois qu’elle travaille avec ces mĂ©dicaments. L’exposition peut se produire au moment de la prĂ©paration, de l’administration ou du transport des mĂ©dicaments, de la manipulation, du transport et de l’élimination des dĂ©chets des patients et du nettoyage des gĂ©nĂ©ralistes et rĂ©glementaires sur la traçabilitĂ© des expositions aux agents CMR Si les rĂ©sultats de l'Ă©valuation des risques rĂ©vĂšlent un risque pour la santĂ© ou la sĂ©curitĂ© des travailleurs, l'employeur tient Ă  la disposition des travailleurs exposĂ©s et du comitĂ© social et Ă©conomique des informations appropriĂ©es sur Code du travail, art. R. 4412-86 - 1° Les activitĂ©s ou les procĂ©dĂ©s industriels mis en Ɠuvre, y compris les raisons pour lesquelles des agents cancĂ©rogĂšnes, mutagĂšnes ou toxiques pour la reproduction sont utilisĂ©s ; - 2° Les quantitĂ©s fabriquĂ©es ou utilisĂ©es de substances ou prĂ©parations qui contiennent des agents cancĂ©rogĂšnes mutagĂšnes ou toxiques pour la reproduction ; - 3° Le nombre de travailleurs exposĂ©s ; - 4° Les mesures de prĂ©vention prises ; - 5° Le type d'Ă©quipement de protection Ă  utiliser ; - 6° La nature et le degrĂ© de l'exposition, notamment sa durĂ©e ; - 7° Les cas de substitution par un autre informations sont tenues Ă  la disposition du mĂ©decin du travail, de l'inspection du travail, du mĂ©decin inspecteur du travail et des agents des services de prĂ©vention des organismes de sĂ©curitĂ© sociale Code du travail, art. outre, les travailleurs et les membres du comitĂ© d'hygiĂšne, de sĂ©curitĂ© et des conditions de travail ou, Ă  dĂ©faut, les dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel, ainsi que le mĂ©decin du travail, sont informĂ©s le plus rapidement possible des expositions anormales, de leurs causes et des mesures prises ou Ă  prendre pour y remĂ©dier Code du travail, art.

comité d organisation des expositions du travail