Quesignifie l’affirmation selon laquelle Allah aime la beautĂ©? (Hadith) Nouvelles: TĂ©lĂ©chargez sans plus attendre 0 Membres et 1 InvitĂ© sur ce fil de discussion. Sajida'AllĂąh . Membre trĂšs actif Hors ligne Sexe: Âge: 45 Localisation: Paris France Messages: 1717. Allah me Suffit, Il est mon Meilleur Garant. Que signifie l’affirmation selon laquelle Allah aime la beautĂ©? (Hadith Oh, comme Il est beau, Celui Qui demeure dans tout! Voyez Ses Visages multiples dans le monde oĂč vous vivez — et alors ce monde brillera avec Amour et LumiĂšre !” “DerriĂšre toute la beautĂ© de ce monde, la beautĂ© qui a Ă©tĂ© créée par Allah, Lui-MĂȘme — La BeautĂ© Primordiale — brille ! Quesignifie l’affirmation selon laquelle Allah aime la beautĂ©? (Hadith) Nouvelles: TĂ©lĂ©chargez sans plus attendre 0 Membres et 1 InvitĂ© sur ce fil de discussion. Sajida'AllĂąh . Membre trĂšs actif Hors ligne Sexe: Âge: 44 Localisation: Paris France Messages: 1717. Allah me Suffit, Il est mon Meilleur Garant. Que signifie l’affirmation selon laquelle Allah aime la beautĂ©? (Hadith Undes hadiths du ProphĂšte (qui sont les premiers commentaires du Coran) souligne l’importance de la dimension esthĂ©tique dans la nouvelle culture: « Dieu est beau et aime la beautĂ©. La vie religieuse elle-mĂȘme alliait le Toutest calculĂ©, dirigĂ©, programmĂ©. Si une chose fonctionne d’aprĂšs un programme, c’est qu’il y a un Programmeur. Observons la beautĂ© de la crĂ©ation d’Allah Taala, et nous connaĂźtrons mieux Allah. Observons la crĂ©ation, et nous verrons qu’il y rĂšgne une telle beautĂ©, qu’on a du mal Ă  dire ce qui est plus beau. La beautĂ© du cƓur issue des Ɠuvres pieuses transparaĂźt sur le visage tout comme la laideur du cƓur issue des mauvaises actions transparaĂźt sur le visage. Ensuite, cela s’intensifie en fonction de la quantitĂ© des bonnes ou mauvaises Ɠuvres. Plus l’obĂ©issance Ă  Allah et la piĂ©tĂ© sont grandes, plus la beautĂ© est intense et plus le pĂ©chĂ© et la transgression sont grands, plus Quelleest la signification du hadith selon lequel Allah est beau et aime la beautĂ©.Que signifie la beautĂ©? Ceci (mĂ©rite d’ĂȘtre expliquĂ©) d’autant plus que certains utilisent ce hadith comme un argument pour la lĂ©cĂ©itĂ© de regarder les belles femmes et se rĂ©jouir de toute belle chose.Y a -t-il un eclairage? Texte de la rĂ©ponse Louange Ă  Allah. x6l4oy. L'Ă©ducation esthĂ©tique et ses rĂ©percussions sur la protection de l'environnementAllah le Glorieux a dit Ă  ce sujet Ô homme, qu'est-ce qui te trompe au sujet de ton Seigneur le Tout Noble qui t'a créé, puis amĂ©liorĂ© et modelĂ© selon l'image qu'Il a choisie?» Sourate El Infitar» [Le Cataclysme»], versets 6-8.Il est Ă©crit que la beautĂ© que l'homme doit contempler, admirer, et prĂ©server en prioritĂ© est celle du genre humain lui-mĂȘme. Ces versets attirent clairement notre attention sur ce qui se rapporte Ă  la beautĂ© et Ă  l'embellissement dans la crĂ©ation de l'ĂȘtre humain Il t'a créé puis amĂ©liorĂ©.» Et dans une autre sourate sourate Et-tin» [La Figue»], verset 4, Allah a dit Nous avons créé l'homme en sa plus belle stature». En effet, le pouvoir divin, que de nombreux versets veulent faire apparaĂźtre, aurait pu ĂȘtre montrĂ© en faisant apparaĂźtre la crĂ©ation elle mĂȘme avec beaucoup de prĂ©cision, de merveille et de perfection. Toutefois la crĂ©ation dont parle Dieu porte sur un autre aspect, celui de la grĂące, de la bontĂ© et de la beautĂ© Nous avons créé l'homme en sa plus belle stature». Dans son invocation, le ProphĂšte -Salut et BĂ©nĂ©diction sur Lui- dit Ô Dieu soigne mon caractĂšre et ma moralitĂ© comme tu as soignĂ© ma crĂ©ation». L'idĂ©e essentielle sur laquelle le ProphĂšte attire notre attention ici est que lorsqu'un homme se contemple dans le miroir, ou regarde quelqu'un d'autre, il ne doit pas perdre de vue les principes de l'obligeance et du perfectionnement de soi de la mĂȘme façon que Tu as soignĂ© ma crĂ©ation,» mais continuer Ă  aspirer Ă  plus d'amĂ©lioration, plus de beautĂ© d'un autre genre une beautĂ© acquise, celle de la moralitĂ©. Allah nous a fait don de l'amĂ©lioration de notre Ă©tat physique que nous devons prĂ©server, comme nous devons continuer Ă  rechercher une autre forme d'amĂ©lioration et de beautĂ© celle de la Le Coran met l'accent sur les manifestations de la beautĂ© dans la nature et les crĂ©atures AprĂšs avoir traitĂ© de l'homme, le Coran parle ensuite des diffĂ©rents aspects de la nature dont Allah nous enjoint d'admirer la beautĂ©. Les versets qui traitent de la nature et des crĂ©atures sont trĂšs nombreux, mais ceux qui m'intĂ©ressent tout particuliĂšrement ici sont ceux qui mettent en exergue l'idĂ©e que nous devons apprĂ©cier et jouir de la beautĂ© mais toujours en la respectant. C'est ainsi que nous pouvons lire dans la sourate Qaf», versets 6-10 N'ont-ils jamais observĂ© le ciel, au-dessus de leur tĂȘte, et remarquĂ© comment Nous l'avons bĂąti et embelli ?.» Il n'est pas dit seulement comment Nous l'avons bĂąti,» mais bien comment Nous l'avons bĂąti et embelli.» Il y a lĂ  plus que l'affirmation d'une crĂ©ation sĂ»re et solide en effet, Allah attire Ă©galement notre attention sur autre chose lorsqu'Il ajoute, Ă  propos du ciel Nous l'avons bĂąti et embelli sans y laisser une seule fissure.» Le fait que le ciel ne comporte ni fissures, ni trous, ni ouvertures, ni fentes est une manifestation, parmi tant d'autres, de sa beautĂ©. Nous avons Ă©tendu la terre et y avons fait pousser des montagnes, et Nous l'avons fertilisĂ©e par de belles unions» Est beau tout ce qui remplit de gaĂźtĂ© et d'espoir l'observateur attentif. Et Nous l'avons fertilisĂ©e par de belles unions. C'est lĂ  une leçon et un rappel pour tout fidĂšle pĂ©nitent. Nous avons fait descendre du ciel une eau bĂ©nie et ainsi, Nous avons fait pousser des jardins.» L'image des jardins du monde, dĂ©crits comme des paradis, a pour effet d'attirer notre attention sur leur beautĂ© - les jardins Ă©tant gĂ©nĂ©ralement un symbole de beautĂ©, et la beautĂ© de la nature et des jardins Ă©tant elle-mĂȘme synonyme de Paradis» Allah est Beau et Il aime la beautĂ©Ibnul-Qayim Al-Jawziya D’aprĂšs 'Abdullah Ibn Mas'ud radiallahu 'anhu, le prophĂšte sallallahu 'alayhi wa sallam a dit N’entrera pas au Paradis quiconque a le poids d'un atome d’orgueil dans son cƓur. » Un homme a dit "Et si un homme aime les beaux vĂȘtements et les belles chaussures ? » Il dit Allah est Beau et Il aime la beautĂ©. L’orgueil c’est de refuser la vĂ©ritĂ© et de regarder de haut les gens. » [1] Ibnul-Qayim a dit, en commentant ce hadith L'expression Allah est Beau et Il aime la beautĂ© » inclut les beaux vĂȘtements sur lesquels on a interrogĂ© dans le mĂȘme hadith. Ceci est inclus par voie de gĂ©nĂ©ralisation, cela signifie que la beautĂ© en toute chose consiste en ce qui est signifiĂ© ici. Dans le Sahih Muslim, il dit Allah est Bon et accepte seulement ce qui est bon. »[2] Dans Sunan At-Tirmidhi il dit Allah aime voir les effets de Sa bĂ©nĂ©diction sur Son serviteur. »[3] Il a Ă©tĂ© rapportĂ© qu'Abul-Ahwas Al-Jashami dit le prophĂšte sallallahu 'alayhi wa sallam m'a vu portant de vieux vĂȘtements, en lambeaux et m'a demandĂ© As-tu une richesse ? » J'ai dit Oui. » Il a dit Quelle sorte de richesse ? » J'ai dit Tout ce qu'Allah m'a donnĂ© de chameaux et de mouton. » Il dit Alors montre les bĂ©nĂ©dictions gĂ©nĂ©reuses qu'Il t’a donnĂ©. » [4] Allah, glorifiĂ© soit-Il, aime que les effets de Ses bĂ©nĂ©dictions sur Son serviteur soient manifestes, car cela fait partie de la beautĂ© qu'Il aime et cela fait partie de la gratitude pour Ses bĂ©nĂ©dictions qui forment une beautĂ© intĂ©rieure la beautĂ© de caractĂšre. Allah aime voir la beautĂ© externe de Ses serviteurs qui reflĂštent Ses bĂ©nĂ©dictions sur eux et la beautĂ© intĂ©rieure de leur gratitude envers Lui pour ces bĂ©nĂ©dictions. Parce qu'Il aime la beautĂ©, Il descend sur Ses serviteurs des vĂȘtements et des ornements avec lesquels ils peuvent avoir une belle apparence extĂ©rieure et Il leur donne la taqwa qui embellit leurs caractĂšres intĂ©rieurs. Allah dit Ô enfants d’Adam ! Nous avons fait descendre sur vous un vĂȘtement pour cacher vos nuditĂ©s, ainsi que des parures. - Mais le vĂȘtement de la piĂ©tĂ© voilĂ  qui est meilleur. » [sourate Al-A'raf 26] Allah les protĂ©gera donc du mal de ce jour-lĂ , et leur fera rencontrer la splendeurnadhra et la joie, et les rĂ©tribuera pour ce qu’ils auront endurĂ©, en leur donnant le Paradis et des [vĂȘtements] de soie » [sourate Al-Insan 11-12] Leurs visages seront embellis par an-nadhra lumiĂšre de beautĂ©, ils auront la joie et des vĂȘtements de soie. De mĂȘme qu'Allah aime la beautĂ© dans les paroles, les actes, les vĂȘtements et l'apparence extĂ©rieure, Il dĂ©teste la laideur dans les paroles, les actes, les vĂȘtements et l'apparence extĂ©rieure. Il dĂ©teste la laideur et ses gens et aime la beautĂ© et ses gens. Mais deux groupes sont Ă©garĂ©s sur cette question un groupe qui dit que tout qu'Il a créé est beau, donc Il aime tout ce qu'Il a créé et nous devons aimer tout ce qu'Il a créé et ne rien haĂŻr. Ils disent quiconque se rend compte que tout ce qui existe vient de Lui verra que c'est beau 
 ces gens n'ont aucun sens de la jalousie pour Allah ou de la haine et de l'hostilitĂ© pour Allah, ou de dĂ©noncer ce qui est mauvais munkar, ou du jihad pour Allah, ou de l’attachement Ă  Ses limites. Ils considĂšrent la beautĂ© des images, homme ou femme, comme faisant partie de la beautĂ© qu'Allah aime et cherchent Ă  adorer Allah par des actes immoraux. Certains d'entre eux peuvent mĂȘme aller jusqu’à prĂ©tendre que Celui qu'ils adorent s’est manifestĂ© ou incarnĂ© dans ces images. Le deuxiĂšme groupe, disent qu'Allah condamne la beautĂ© des images, des formes et des apparences extĂ©rieures. Allah dit des munafiqun des hypocrites Et quand tu les vois, leurs corps t’émerveillent » [sourate Al-Munafiqun 4] Combien de gĂ©nĂ©rations, avant eux, avons-Nous fait pĂ©rir, qui les surpassaient en biens et en apparence ? » [sourate Maryam 74] Dans le Sahih Muslim il est rapportĂ© que le prophĂšte sallallahu 'alayhi wa sallam a dit Allah ne regarde pas votre apparence extĂ©rieure et votre richesse, plutĂŽt Il regarde vos cƓurs et actes. » [5] Selon un autre hadith L'aspect Ă©limĂ© fait partie de la foi. » [6] Allah condamne ceux qui sont extravagants, qui s’attache Ă  l’extravagance dans les vĂȘtements aussi bien que dans l'alimentation et la boisson. Pour ordonner cette discussion, nous pouvons dire que la beautĂ© dans les vĂȘtements et l'apparence extĂ©rieure est de trois types, dont un est louable, un est blĂąmable et un n'est aucun d’eux. La beautĂ© qui doit ĂȘtre recommandĂ©e est ce que qui est fait pour Allah, aider Ă  obĂ©ir Ă  Allah et Ă  accomplir Ses ordres, comme quand le prophĂšte sallallahu 'alayhi wa sallam s'est embelli le regard en rencontrant les dĂ©lĂ©gations qui lui sont venues. Comme port de l'armure ou des habits de bataille au combat, ou au port de la soie et en faire Ă©talage devant l'ennemi. Ceci est louable parce que ceci est fait pour que la Parole d’Allah soit la plus haute, soutenir Sa religion et mĂ©contenter Ses ennemis. La beautĂ© blĂąmable est ce qui est fait pour ce monde, pour des raisons de pouvoir, de fausse fiertĂ© et pour se montrer, ou accomplir quelques dĂ©sirs Ă©goĂŻstes. Cela inclut aussi les cas oĂč la beautĂ© est une fin en soi pour une personne et est tout ce dont il se soucie. De nombreuses personnes n'ont aucun autre souci dans la vie. Quant Ă  la beautĂ© qui n'est ni louable, ni blĂąmable, elle est ce qui n'a aucun rapport avec aucun des deux buts mentionnĂ©s ci-dessus c'est-Ă -dire, elle n'est ni pour Allah, ni pour des buts de ce bas monde. Le hadith qui est discutĂ© fait rĂ©fĂ©rence Ă  deux principes importants, la science et le comportement. Allah doit ĂȘtre reconnu pour la beautĂ© qui ne porte aucune ressemblance Ă  autre chose et Il doit ĂȘtre adorĂ© au moyen de la beautĂ© qu'Il aime dans les paroles, les actes et les attitudes. Il aime que Ses serviteurs ornent leurs langues avec la vĂ©ritĂ©, ornent leurs cƓurs avec la dĂ©votion sincĂšre ikhlas, l'amour, le repentir et la confiance en Lui, ornent leurs facultĂ©s avec l'obĂ©issance et ornent leurs corps en montrant Ses bĂ©nĂ©dictions sur eux dans leurs vĂȘtements et en les gardant pur et sans aucune saletĂ©, poussiĂšre ou impuretĂ©, par la taille des poils qui doivent ĂȘtre enlevĂ©s, par la circoncision et par la coupure les ongles. Ainsi ils reconnaissent Allah par ces qualitĂ©s de beautĂ© et cherchent Ă  se rapprocher de Lui par de beaux actes, paroles et attitudes. Ils le reconnaissent pour la beautĂ© qui est Son attribut et ils L’adorent par la beautĂ© qu'Il a prescrite et Sa religion. Le hadith combine ces deux principes de science et de comportement. »[7] Notes de bas de page [1] RapportĂ© par Muslim 131 [2] RapportĂ© par Muslim 1686 [3] RapportĂ© par At-Tirmidhi 2963, qui a dit qu’il Ă©tait hassan sahih. [4] Sahih RapportĂ© par Ahmad 15323, At-Tirmidhi 1929 et An-Nassa'i 5128 [5] RapportĂ© par Muslim 1356 [6] Sahih RapportĂ© par Ibn Maja 4108, AbĂ» Dawud 3630 [7] Al-Fawa'id 1/185 Article tirĂ© du site Son livre Kitab Al-Fawa’idTraduit en français par les salafis de l’Est Dans la Civilisation des Arabes », Gustave Le Bon, , estimait qu’il suffit d’ un coup d’oeil sur un monument appartenant Ă  une Ă©poque avancĂ©e de la civilisation arabe palais, mosquĂ©e, objet quelconque,-encrier, poignard reliure d’un Coran... Dans la Civilisation des Arabes », Gustave Le Bon, , estimait qu’il suffit d’ un coup d’oeil sur un monument appartenant Ă  une Ă©poque avancĂ©e de la civilisation arabe palais, mosquĂ©e, objet quelconque,-encrier, poignard reliure d’un Coran pour constater que ces oeuvres sont tellement caractĂ©ristiques, qu’il n’y a pas jamais d’erreurs possible sur leur origine. » Il peut y avoir une parentĂ© avec l’art de Byzance et de la Perse, notamment si l’Ɠuvre date de la deuxiĂšme pĂ©riode du Califat de Baghdad. Mais l’influence arabe reste trĂšs tiers de siĂšcle aprĂšs Gustave Le Bon, un connaisseur de l’art arabo-musulman, Georges Marçais recommandait au lecteur de faire une expĂ©rience » Vous avez une heure Ă  perdre ; vous feuilletez 
une collection de photos d’Ɠuvres empruntĂ©es aux arts les plus divers. Les statues grecques succĂšdent aux peintures des tombeaux Ă©gyptiens, les paravents brodĂ©s japonais aux bas-reliefs des temples hindous. Tandis que vous tournez les feuilles, vos regards tombent successivement sur un panneau de plĂątre sculptĂ© pris dans l’une des salles de l’Alhambra, puis sur une page de Coran Ă©gyptien, puis sur le dĂ©cor gravĂ© d’un bassin de cuivre persan. Pour peu que vous ayez un rudiment de culture artistique, vous identifiez immĂ©diatement ces trois derniĂšres images comme appartenant Ă  l’art musulman
Nous voulons y voir la preuve Ă  la fois de la personnalitĂ© de l’art musulman et de son unité  ».Jusqu’aux pĂ©riodes tardives l’art musulman portait la marque de l’art arabe des dĂ©buts de l’Islam. Cela tient l’importance de l’arabitĂ© -notion culturelle non rĂ©ductible Ă  l’arabisme politique- dans la civilisation musulmane, qui est inhĂ©rente au Coran. Tout est parti en effet de l’impulsion religieuse qui fit de la RĂ©vĂ©lation la rĂ©fĂ©rence premiĂšre de la civilisation musulmane qui incite Ă  faire le bien, Ă  rechercher le vrai et Ă  apprĂ©cier le dimension esthĂ©tique est souvent soulignĂ©e dans le Coran "Lors de chaque office, prenez votre parure avant d’aller Ă  la mosquĂ©e”VII, 31 ; traduction de Hamidullah; ” Oui, Nous avons assignĂ© Ă  embellir la terre tout ce qui s’y trouve, afin d’éprouver qui d’entre eux est le meilleur Ă  l’oeuvre” 18, 7.Nombreux sont les versets qui exhortent le musulman Ă  se pĂ©nĂ©trer du spectacle de la beautĂ© dans le monde vivant qui l’entoure. Il y a en lui le bĂ©tail de la beautĂ© pour vous quand vous les ramenez le soir, et quand le matin vous le conduisez au pĂąturage » XVI, 6 ; Et ce qu’Il a produit pour vous sur la terre , variĂ© en couleurs, en vĂ©ritĂ©, en cela, il y a un signe pour ceux qui sont capables de le remarquer » III, 13 ; "Nous avons embelli de lampes le ciel le plus proche” LXVII, 5.Un des hadiths du ProphĂšte qui sont les premiers commentaires du Coran souligne l’importance de la dimension esthĂ©tique dans la nouvelle culture Dieu est beau et aime la beauté  La vie religieuse elle-mĂȘme alliait le spirituel Ă  l’esthĂ©tique. Le premier minbar chaire de la rustique mosquĂ©e de MĂ©dine Ă©tait embelli par deux boules. Les soins apportĂ©s pour l’embellissement des chaires donnĂšrent le coup d’envoi Ă  la sculpture sur reliure et l’enluminure du Coran firent l’objet de tous les soins. L’écriture arabe s’est muĂ©e en calligraphie, art suprĂȘme qui en s’épanouissant dans les manuscrits, les inscriptions, les monuments est vite devenu une spĂ©cialitĂ© musulmane. On l’emploie pour l’écriture ou comme tableau, sur les peintures ou sculptures murales, dans les tissages. Le dĂ©veloppement de cet art, qui est nĂ© des soins apportĂ©s Ă  bien Ă©crire le Coran, Ă  conduit Ă  l’émergence de grands artistes comme Ibn Muqla, qui vĂ©cut Ă  Baghdad entre 885-940. Son talent Ă©tait tel qu’il Ă©tait considĂ©rĂ© comme un prophĂšte, Ă  l’art consommĂ©, comparable Ă  celui qui a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© aux abeilles pour faire leurs rayons de miel aux cellules hexagonales ».L’écriture arabe joue un grand rĂŽle dans l’ornementation et s’harmonise merveilleusement avec les arabesques. Jusqu’au IX° siĂšcle, on ne fit usage que de caractĂšres koufiques, ou de leurs dĂ©rivĂ©s, tels le karmatique et le koufique rectangulaire pour des inscriptions tirĂ©es du arabe est tellement ornementale que les architectes chrĂ©tiens du Moyen Age et de la Renaissance ont souvent reproduit sur leurs monuments des fragments d’inscriptions arabes tombĂ©s par hasard entre leurs mains, et qu’ils prenaient pour de simples caprices de dessinateurs. C’est ainsi que des versets du Coran bien calligraphiĂ©s firent leur entrĂ©e dans la sacristie de la cathĂ©drale de Milan, sans que leur sens soit connu, ni leur origine. Le portail de la cathĂ©drale du Puy-en Velay est ornĂ© de motifs arabes que Jean Marie Le Pen fut Ă©tonnĂ© de dĂ©couvrir un 15 aoĂ»t, oĂč il cherchait Ă  fuir les Arabes des banlieues
 L’influence arabe est perceptible mĂȘme au nord de la Loire dans l’architecture d’une petite Ă©glise de la vallĂ©e de Chevreuse Ă©tudiĂ©e par Louis arabe fit aussi une bonne place Ă  la couleur, gĂ©nĂ©reux Ă©lĂ©ment de sĂ©duction ». Selon un philosophe arabe, citĂ© par Marc BergĂ©, l’ñme portĂ©e vers ce qui convient Ă  sa nature, s’attache, en raison de son illumination, aux couleurs Ă©clatantes
Elles l’amĂšnent Ă  la sĂ©rĂ©nitĂ©. Elles rĂ©jouissent le cƓur, satisfont la raison, avivent la pensĂ©e, dilatent l’esprit et dĂ©veloppent les facultĂ©s ».L’originalitĂ© de l’art arabo-musulman et son caractĂšre abstrait sont manifestĂ©s dans le dessin arabesque., dont Baudelaire a pu dire qu’il est le plus idĂ©al de tous ».A ses dĂ©buts, l’art arabe reproduit des motifs vĂ©gĂ©taux, fleurs et feuilles. Puis la stylisation s’accentue, l’interprĂ©tation se fait plus libre. A cĂŽtĂ© des motifs oĂč la nature est une source d’inspiration sinon un modĂšle, apparaissent peu Ă  peu les formes purement gĂ©omĂ©triques. Ce style gĂ©omĂ©trique, joint Ă  l’utilisation dĂ©corative des formes de l’alphabet arabe, devient l’élĂ©ment essentiel de l’ornementation musulmane et parvient Ă  son apogĂ©e au XIV° consiste en des entrelacs de courbes sinueuses qui se croisent, se dĂ©nouent et se poursuivent sans fin, assemblages de droites au tracĂ© pur, horizontales sereines ou verticales Ă©lancĂ©es, pourraient sembler rĂȘvĂ©s par des imaginations capricieuses. Mais toutes les lignes, toutes les intersections sont mathĂ©matiquement calculĂ©es et font l’objet de traitĂ©s de gĂ©omĂ©trie ». Du fait des progrĂšs en mathĂ©matiques les artistes savent les formules prĂ©cises qui leur permettront d’entraĂźner les Ăąmes dans leurs douces rĂȘveries, des contemplations apaisĂ©es ou des Ă©lans extatiques
 ». Le dessin se rĂ©duit Ă  l’essentiel, Ă  sa forme la plus raffinĂ©e, la plus intellectuelle, un pur jeu de rythmes linĂ©aires plus proche des mathĂ©matiques ou de la musique que des arts plastiques. En sa pĂ©riode d’apogĂ©e, le dessin arabesque fait penser Ă  un contrepoint de J-S Bach, transposĂ© dans le dessin ou la sculpture ».Nedjmeddine Bammate, qui rĂ©digea le chapitre sur l’art du livre de son pĂšre HaĂŻdar, Visages de l’Islam » Payot en 1946, estime que par la simplicitĂ© de ses lois qui commandent Ă  l’exubĂ©rance des formes dĂ©coratives, c’est aussi l’une des formes d’art qui expriment le mieux la pensĂ©e musulmane. Celle-ci s’attache toujours Ă  percevoir, au-delĂ  des apparences complexes et fugitives du monde vivant, l’ordre divin, absolu, immuable et, sous l’enchevĂȘtrement des sensations et des pensĂ©es, l’unitĂ© de l’esprit ».Ces formes gĂ©omĂ©triques ne s’adressent pas seulement Ă  l’intelligence ; elles peuvent aussi Ă©mouvoir la sensibilitĂ©. C’est la rĂ©pĂ©tition des motifs qui donne son intensitĂ© Ă  la dĂ©coration par le dessin arabesque
rĂ©pĂ©tition contribue Ă  donner une unitĂ© Ă  l’ensemble dĂ©coratif, en proposant au regard des points de repĂšre et une certaine symĂ©trie, mais encore elle favorise l’éclosion des sentiments mystiques. On sait en effet que, dans les arts plastiques comme dans la musique ou la poĂ©sie d’inspiration mystique, l’un des procĂ©dĂ©s les plus frĂ©quents est la rĂ©pĂ©tition insistante, le retour, obsĂ©dant jusqu’à l’envoĂ»tement, d’une formule ou d’un motif qui ne vise pas Ă  convaincre la raison mais Ă  exalter l’ñme. Quel n’est pas l’effet, sur le croyant, de l’affirmation impĂ©rieuse, catĂ©gorique, des articles de foi tirĂ©s du Livre saint, lorsqu’il les voit se dĂ©ployer Ă  ses yeux en une frise infinie ? » TrĂšs tĂŽt, les Arabes pliĂšrent la sculpture, la peinture, la mosaĂŻque Ă  leurs propres tendances, caractĂ©risĂ©es par la discrĂ©tion du relief et le goĂ»t du dĂ©cor continu » mais compartimentĂ© » ».Dans cette affirmation d’un art trĂšs marquĂ© par l’Islam, les Arabes n’avaient rejetĂ© aucune des techniques antĂ©rieures du dĂ©cor, tout comme ils n’avaient rien Ă©cartĂ© de tous les trĂ©sors intellectuels, ou religieux, qui ne s’opposaient pas directement au message de Mohamed ». Ils intĂ©grĂšrent et utilisĂšrent ces techniques conformĂ©ment Ă  leurs propres tendances qui, d’annĂ©e en annĂ©e, de siĂšcle en siĂšcle, et de contrĂ©e en contrĂ©e, contribuĂšrent Ă  dessiner progressivement les contours originaux de leur civilisation arabo-islamique ».Ce qui fait que dĂšs le premier siĂšcle de l’hĂ©gire, la physionomie des villes arabes portait la marque du nouvel art. Les voyageurs et chroniqueurs Muqaddassi et Ibn JobaĂŻr en font des descriptions trĂšs rĂ©vĂ©latrices. Le premier, dans son rĂ©cit sur Fustat Le Caire au X° siĂšcle, fait une description de 
la mosquĂ©e d’en bas », construite par Amr Ibn al Ass compagnon du prophĂšte nommĂ© gouverneur d’Egypte on y voit son minbar d’une belle facture ; sur ses murs il y a quelques mosaĂŻques. Elle repose sur des colonnes de marbre; elle est plus grande que la mosquĂ©e de Damas
 » La mosquĂ©e d’en haut, construite par les Tulunides, est plus vaste et plus magnifique que celle d’en bas, avec de gros piliers portant des arcs et des plafonds Ă©levĂ©s ; elle est en briques recouvertes d’enduit ; en son centre est une coupole construite sur le modĂšle de celle de Zemzem, et sous laquelle est un bassin d’eau
son minaret est en pierres , de peu d’élĂ©vation et a son escalier Ă  l’extĂ©rieur. C’est un endroit plaisant Ă  voir. La limite entre le quartier d’en bas et celui d’en haut est marquĂ©e par la mosquĂ©e d’Abdallah, qui a reçu la mĂȘme ordonnance que la Ka’aba ».L’auteur compare avec la mosquĂ©e de Damas dont la renommĂ©e Ă©tait telle que lorsque le calife Mamoun demanda choisis moi un joli nom pour cette fille » son conseiller rĂ©pondit appelle la la mosquĂ©e de Damas, car c’est la plus belle chose ». Les progrĂšs de l’art en Egypte depuis l’arrivĂ©e des Arabes avec Amr Ibn al Ass furent permis par l’accroissement du nombre d’artistes dont Maqrisi publie les biographie qui montrent la transmission des capacitĂ©s des Arabes en dessin, et en peinture » Gustave Le Bon.Quant Ă  Ibn JobaĂŻr, il donne une description prĂ©cise de la ville d’Alep qui montre l’originalitĂ© de l’art et de l’architecture du temps du Califat arabe » Nous arrivons Ă  Alep dans la matinĂ©e du dimanche 24 juin 1184. Ville d’une importance considĂ©rable, dont le renom, en tous les siĂšcles, a pris son envol. Bien des rois ont briguĂ© sa main
Combien de passion ont bouillonnĂ©, combien de blanches lames ont Ă©tĂ© tirĂ©es contre elles. Sa citadelle est cĂ©lĂšbre pour la puissance de ses dĂ©fenses, remarquable par sa hauteur, sns Ă©gale, ni rivale parmi les forteresses
En une vaste assise, c’est comme une table circulaire, posĂ©e sur le sol. Ses flancs sont en pierre de taille ; ses proportions sont d’équilibre et d’harmonie
Voici le seuil de sa MajestĂ© Royale ; mais oĂč sont les Ă©mirs hamdanides et leurs poĂštes ? ils ont tous pĂ©ri, mais sa fin Ă  elle, n’est point encore venue
 »Le grand voyageur qui Ă©crivait sa chronique un siĂšcle avant Ibn Battouta dĂ©crit la mosquĂ©e, puis la Madrassa hanĂ©fite accolĂ©e Ă  la mosquĂ©e. la plus considĂ©rable par sa construction et la raretĂ© de son architecture
sa muraille mĂ©ridionale s’ouvre toute entiĂšre sur des cellules et des chambres hautes, dont les fenĂȘtres sont voisines les unes des autres. Tout au long du mur s’étend une treille de vigne qui porte des raisins ; chacune de ces fenĂȘtres a sa part de ces raisins, dont les grappes viennent pendre devant elle ; celui qui y habite n’a qu’à tendre la main et les cueillir, accoudĂ©, sans effort et sans peine. La ville a quatre ou cinq autres madrassa et un hĂŽpital
 »De la ville d’Alep, l’historien arabisant Jean Sauvaget dira il n’est nullement exagĂ©rĂ© de prĂ©tendre qu’on est lĂ  devant une des plus anciennes villes du monde XX° s av JC et qu’aucune autre localitĂ© encore habitĂ©e et florissante ne peut s’enorgueillir d’un passĂ© historique aussi ancien que le sien ». Cela montre comment l’art arabe s’est insĂ©rĂ© harmonieusement dans cette citĂ© antique au prestigieux passĂ©. Le mĂȘme, Sauvaget recensait, en compulsant, en 1932, la volumineuse Histoire de Damas » d’Ibn Asakir, plus de 100 monuments Ă©voquant encore le passĂ© artistique de la capitale omeyade entre le VII° et le XV° arabe des dĂ©buts de l’islam a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© par les Omeyades rĂ©fugiĂ©s en Andalousie oĂč un palais arabe, comme l’Alhambra, avec son extĂ©rieur sans dĂ©coration, son intĂ©rieur brillant mais fragile, nous dit l’existence d’un peuple galant, ingĂ©nieux, superficiel, aimant la vie intĂ©rieure, ne songeant qu’à l’heure prĂ©sente et abandonnant l’avenir Ă  Dieu. 
rien n’est plus clairement Ă©crit que ce qui est Ă©crit en pierre ».Mais dans les oeuvres d’art, il n’y pas que la pierre qui parle toute oeuvre plastique parle Ă©galement Ă  qui sait l’entendre. Les oeuvres d’art de dĂ©tail aussi humbles soient-elles vase Ă  puiser de l’eau, poignard, meuble et tous ces mille objets oĂč l’art se mĂ©lange Ă  l’industrie peuvent figurer parmi les plus sĂ»rs documents que puissent utiliser les historiens qui ne se contentent pas d’une banale Ă©numĂ©ration de batailles, de gĂ©nĂ©alogies et d’intrigues Maghreb, le dĂ©veloppement de l’art sous les dynasties berbĂšres confirme les conclusions fournies par l’étude des mosquĂ©es, madrassa et citadelles en orient. A priori les Almoravides, nomades berbĂšres, rustres, dans l’évolution de l’art musulman d’Occident n’était pas disposĂ©s Ă  laisser des traces durables dans la pierre. Et pourtant il y a un art typiquement almoravide qui a commencĂ© Ă  se dĂ©velopper dĂšs leur arrivĂ©e au pouvoir au XI° cette pĂ©riode, l’art andalou se rĂ©sumait Ă  l’AljafĂ©ria de Saragosse. Les recherches Ă  Murcie et Ă  Malaga permettent de saisir la beautĂ© de cet art et d’en soupçonner la profonde Afrique du Nord, l’art almoravide n’était connu que par la grande mosquĂ©e de Tlemcen, et celle d’Alger. Il y eut par la suite la dĂ©couverte Ă  Marrakech de la koubba d’Ali b. Youssef, et l’étude de forteresses inĂ©dites ou mal connues, et l’attribution du minbar de la Koutoubiya aux Ă©mirs almoravide. La rĂ©vĂ©lation de tous les trĂ©sors dĂ©coratifs de la mosquĂ©e d’Al Qaraouiyn de FĂšs permettent de juger de l’art des Almoravides d’aprĂšs des Ɠuvres Ă©gales et parfois supĂ©rieures, en quantitĂ© comme en qualitĂ©, Ă  celles qui avaient Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©es sur l’art des califes almohades qui leur succĂ©dĂšrent au XII° siĂšcle .Les Sanhaja au voile Lemtouna, Goddala, Messoufa hĂ©ritaient des traditions artistiques des BerbĂšres sahariens, restĂ©es Ă  l’écart de toute influence arabe aprĂšs l’islamisation des berbĂšres. Selon Henri Terrasse, les architectures sommaires pisĂ© et pierre sĂšche Ă©taient fort infĂ©rieures Ă  celles du Maghreb et a fortiori de l’Espagne. Leur dĂ©cor consistait en un ornement gĂ©omĂ©trique rectiligne des arts familiaux berbĂšres. Le dĂ©cor monumental de l’Islam n’avait pas dĂ» les toucher. C’est d’Espagne qu’on fit venir toutes sculptĂ©es les stĂšles destinĂ©es Ă  marquer, au SĂ©nĂ©gal, la tombe des grands chefs, faute d’ateliers locaux capables de tailler et de dĂ©corer la pierre. Les Almoravides n’apportĂšrent avec eux que leurs goĂ»ts et leurs aptitudes artistiques, sans traditions architecturales et dĂ©coratives capables de former le fond premier de leur art dynastique et impĂ©rial ».Ces rĂ©formateurs religieux sont arrivĂ©s du sud en champions de l’orthodoxie malĂ©kite, dans un Maghreb oĂč le sunnisme malĂ©kite triomphaient, puis dans une Espagne qui avait depuis longtemps rejetĂ© toute hĂ©rĂ©sie et qui ne comprenait guĂšre que des MalĂ©kites. Aucune raison spirituelle, aucun scrupule religieux ne pouvaient les empĂȘcher d’adopter les formes de vie et la civilisation musulmane que leurs conquĂȘtes allaient leur faire forteresses et mosquĂ©es des Almoravides mĂȘlent des formes et des techniques venues d’Andalousie Ă  des traditions proprement africaines, souvent venues de l’Ifriqiya des Zirides et des Hammadides
 DĂšs que l’Espagne musulmane sera incorporĂ©e Ă  l’empire almoravide, l’art de la PĂ©ninsule va se rĂ©pandre au Maghreb, dans les architectures civile et la naissance d’un art almoravide oĂč un fond berbĂšre et saharien accueillit les apports andalous ressemble Ă  ce qui s’était passĂ© dans les premiĂšres pĂ©riodes de la civilisation musulmane, quand les monuments arabes palais d’Espagne, mosquĂ©es du Caire, les Ă©lĂ©ments primitifs se sont transformĂ©s en combinaisons nouvelles, qu’il est impossible de dire d’oĂč ils dĂ©rivent. C’est ce qui a fait dire Ă  G. Le Bon que "
la vĂ©ritable originalitĂ© d’un peuple se rĂ©vĂšle dans la rapiditĂ© avec laquelle il sait transformer les matĂ©riaux qu’il a entre les mains, pour les adapter Ă  ses besoins et crĂ©er ainsi un art nouveau. Aucun peuple n’a dĂ©passĂ©, Ă  ce point de vue, les Arabes.”Dans toute civilisation la vocation de l’homme est de participer Ă  la crĂ©ation, notamment dans le domaine de l’art, grĂące Ă  son imagination crĂ©atrice, qualifiĂ©e de facultĂ© de surhumanitĂ© ». A cet Ă©gard, l’homme se dĂ©finit par l’ensemble des tendances qui le poussent Ă  dĂ©passer l’humaine condition. On dit que l’homme est homme dans la proportion oĂč il est surhomme ».Cela est valable pour l’art arabo-musulman oĂč la dimension religieuse est prĂ©gnante. Selon l’esthĂšte Ă©gyptien Bichr FarĂšs auteur d’une thĂšse sur l’Honneur chez les Arabes », soutenue Ă  Paris en 1932, l’artiste musulman, en façonnant l’insoupçonnĂ©, fait Ă©clater la frontiĂšre du pouvoir humain pour cĂ©lĂ©brer, inconsciemment sans doute, l’extraordinaire maĂźtrise d’Allah qui crĂ©e selon Son plaisir, Ă©tant Tout Puissant, et qui ajoute Ă  la crĂ©ation ce qu’Il veut ».L’artiste et l’écrivain ne font que traduire sous une forme visible les goĂ»ts, les moeurs, les sentiments et les besoins de la sociĂ©tĂ© oĂč ils Ă©voluent. Aussi libres soient-ils, leur crĂ©ation n’en est pas dĂ©terminĂ©e par un ensemble d’influences, de croyances, d’idĂ©es, de traditions dont la somme l’ñme d’une Ă©poque ». La mosquĂ©e Ă  la fois temple, Ă©cole, hĂŽtellerie et hĂŽpital rĂ©vĂšle l’originalitĂ© de l’art arabe oĂč s’exprime la fusion complĂšte de la vie civile et religieuse. Tout en symbolisant la libertĂ© de l’artiste Ɠuvre, et sa capacitĂ© de crĂ©ation, l’oeuvre d’art est l’expression matĂ©rielle de l’idĂ©al de le sociĂ©tĂ© et de l’époque oĂč elle a pris naissance. La part du religieux dans ces influences contribua Ă  donner Ă  l’art musulman un caractĂšre fortement spiritualiste et abstrait. Les goĂ»ts communs Ă  tous les peuples orientaux les portĂšrent ensuite Ă  la profusion de l’ornementation, Ă  l’amour des formes Ă©lĂ©gantes et des matiĂšres Bammate souligne la forte imprĂ©gnation religieuse de l’art arabo-musulman Ă©pris d’absolu, l’Arabe est avant tout un homo religiosus. Son sentiment religieux et moral domine ses conceptions esthĂ©tiques
 » Sur ces spĂ©cificitĂ©s de l’art arabo-musulman, le dernier mot doit ĂȘtre donnĂ© Ă  ce grand intellectuel musulman de Paris, oĂč il naquit en 1922, aprĂšs la fin de la rĂ©sistance des musulmans du Caucase au communisme, qu’avait dirigĂ©e son pĂšre HaĂŻdar C’est dans l’abstraction spiritualiste, dans la volontĂ© constante d’exprimer dans un langage purement architectural ou dĂ©coratif les replis de la sensibilitĂ©, la contemplation, l’extase, que se trouvent la signification esthĂ©tique de cet art et sa valeur humaine, non dans un pittoresque brillant, parfois facile, que le romantisme et le naturalisme ont trop souvent fait passer pour l’ñme de l’art oriental. »L’insistance sur l’originalitĂ© de l’art arabe ne lui fait pas oublier la part des musulmans non-arabes les peuples Ă  l’imagination moins abstraite que celle des Arabes, au sens plastique plus vif, comme les Perses ou les Turcs, permirent le dĂ©veloppement de la miniature
 ».Bammate a pu donner la mesure de ses capacitĂ©s Ă  faire "parler la pierre” dans la sĂ©rie d’une dizaine de documentaires, intitulĂ©e "l’Espace de l’Islam” qui lui fut commandĂ©e pĂ  la fin des annĂ©es 70 par une tĂ©lĂ©vision amĂ©ricaine. La qualitĂ© Ă©tait telle que le prĂ©sident d’une chaĂźne française, plus ouvert aux apports de la "diversitĂ©â€ comme on dit maintenant acheta les droits pour faire dĂ©couvrir toutes ces richesses artistiques au public modestement, bon nombre d’Arabes Ă©loignĂ©s des foyers traditionnels de l’Islam exercent leur art en s’inspirant Ă  des degrĂ©s divers de cette grande tradition artistique arabo-musulmane. On peut citer le sculpteur algĂ©rien Rachid KorĂ©ichi qui fit travailler des artistes d’Alep pour sauver de l’oubli les 25 tombes du chĂąteau d’Amboise, oĂč vĂ©cut l’émir Abdelkader en compagnie de prĂšs de 80 autres personnes, entre 1848 et 1852; Naamane ZĂ©kri, alĂ©pin installĂ© depuis les annĂ©es 50 Ă  Paris oĂč il s’est fait connaĂźtre par son savoir-faire en calligraphie koufique carrĂ©e; les irakiens Hassan Massoudi et Ghani Alani se sont fait connaĂźtre pour leur talent de calligraphe; le peintre de Fallouga Sabbah Mustafa qui expose en ce moment dans l’arriĂšre salle d’un cafĂ© de Saint-Germain-des-PrĂšs
Sadek SELLAMoumma janicejoostema Qu’entendons-nous par le concept de “ beautĂ© intĂ©rieure ” ? C’est que la vĂ©ritable beautĂ© semble beaucoup plus complexe qu’un simple joli visage et des courbes harmonieuses. Sa vĂ©ritĂ© est plus difficile Ă  saisir. Saint-ExupĂ©ry disait “ On ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux. ” C’est ce qu’Yves Saint-Laurent appelait “ l’élĂ©gance du coeur. ” Nos paroles, nos actions, nos pensĂ©es sont ce qui nous embellit vĂ©ritablement. Au fond, c’est de l’ñme dont il s’agit. C’est ce souffle de vie impĂ©rissable et invisible pour les yeux que le coeur parvient Ă  saisir. À l’inverse, la beautĂ© extĂ©rieure est pĂ©rissable et se rĂ©vĂšle ĂȘtre parfois une enveloppe trompeuse. Le maquillage et les artifices ne peuvent embellir un coeur laid. La beautĂ© intĂ©rieure ou beautĂ© de l’ñme semble ĂȘtre la seule chose qui nous permette de rĂ©vĂ©ler au monde notre vĂ©ritable splendeur. C’est un Ă©lĂ©ment important Ă  retenir pour renforcer son estime de soi et ne pas se laisser trop affecter par les complexes physiques et l’insĂ©curitĂ© qui en dĂ©coule. Cela Ă©tant dit, beautĂ© intĂ©rieure et beautĂ© extĂ©rieure n’ont pas Ă  s’opposer frontalement. Les deux peuvent se rĂ©concilier et doivent mĂȘme s’allier. L’apparence physique ne doit pas ĂȘtre prise Ă  la lĂ©gĂšre. On ne peut pas vivre bien dans un corps qui nous dĂ©plaĂźt et qui nous fait souffrir. Mais lĂ  ne rĂ©side pas l’essentiel. Voici 30 citations inspirantes qui poursuivront cette rĂ©flexion profonde sur ce qui fait la vĂ©ritable beauté  “ Aucune grĂące extĂ©rieure n’est complĂšte si la beautĂ© intĂ©rieure ne la vivifie. La beautĂ© de l’ñme se rĂ©pand comme une lumiĂšre mystĂ©rieuse sur la beautĂ© du corps. ” Victor Hugo janicejoostema “ L’élĂ©gance est un tout, et ce qui ne se voit pas compte autant que ce qui se voit. ” Christian Dior “ BeautĂ© sans bontĂ©, c’est une lumiĂšre sans clartĂ©. ” Proverbe français “ La beautĂ© de l’apparence est seulement un charme de l’instant. L’apparence du corps n’est pas toujours le reflet de l’ñme. ” George Sand “ L’élĂ©gance, c’est quand l’intĂ©rieur est aussi beau que l’extĂ©rieur. ” Coco Chanel “ La beautĂ© extĂ©rieure est la partie visible de la beautĂ© intĂ©rieure. Et elle se manifeste par la lumiĂšre qui se dĂ©gage des yeux de chacun. ” Paulo Coelho “ Il n’y a pas d’élĂ©gance sans Ă©lĂ©gance du coeur. ” Yves Saint-Laurent “ La beautĂ© de l’ñme l’emporte sur la beautĂ© physique. ” George Sand “ Seul celui qui possĂšde une grande beautĂ© intĂ©rieure perçoit toute la beautĂ© du monde. ” Vicente A. Salaverri “ La beautĂ©, comme le succĂšs en tout, est une question de personnalitĂ©. ” David J. Schwartz “ La beautĂ© que vous voyez en moi est un reflet de vous. ” Osho “ Quand l’amour grandit en toi, la beautĂ© fait de mĂȘme. Car l’amour est beautĂ© de l’ñme. ” Saint Augustin “ La beautĂ© ne vient pas d’un beau corps, mais de belles actions. ” ThalĂšs de Milet “ BeautĂ© ne vaut rien sans bontĂ©. ” Gabriel Meurier “ Ce qu’on aime est toujours beau. ” Proverbe français “ Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse. “ Coco Chanel janicejoostema “ Il y a un spectacle plus grand que la mer, c’est le ciel ; il y a un spectacle plus grand que le ciel, c’est l’intĂ©rieur de l’ñme. ” Victor Hugo “ La beautĂ© physique se fane et se dessĂšche avec le temps, la beautĂ© du coeur demeure Ă  jamais. ” HacĂšne Mazouz “ Rien n’est aussi beau en l’homme que la sincĂ©ritĂ© de son coeur. ” Sri Chinmoy “ Le beau, c’est la splendeur du vrai. ” Platon “ La beautĂ© des choses n’existe que dans l’esprit de celui qui les contemple. ” David Hume “ La beautĂ© sans la grĂące attire, mais elle ne sait pas retenir ; c’est un appĂąt sans hameçon. ” Maxime Planude “ La beautĂ© purement physique est aussi Ă©phĂ©mĂšre que les feux du crĂ©puscule. Dirige tes efforts vers l’acquisition de la vĂ©ritable et immuable beautĂ© la beautĂ© intĂ©rieure. ” Amadou HampĂątĂ© BĂą “ Seuls les pensĂ©es lumineuses et les sentiments d’amour dĂ©sintĂ©ressĂ© peuvent crĂ©er la beautĂ©. ” Omraam MichaĂ«l AĂŻvanhov “ Donnez-moi la beautĂ© de l’ñme pour que l’intĂ©rieur et l’extĂ©rieur soient en harmonie. ” “ Ce n’est pas la beautĂ© de la femme qui ensorcelle, mais sa noblesse. Euripide “ La beautĂ© d’une femme augmente au fil des ans. La beautĂ© d’une femme n’est jamais dans l’esthĂ©tique, la vraie beautĂ© d’une femme se reflĂšte dans son Ăąme.” “ La beautĂ© intĂ©rieure est Ă©ternitĂ© quand elle est pure.” Michel Bouthot La beautĂ© n’a pas d’importance. Quand on est un homme aimable, on finit par avoir une beautĂ© dans le regard, dans la maniĂšre d’ĂȘtre en vieillissant. » Charles Aznavour janicejoostema “ La beautĂ© commence au moment oĂč l’on dĂ©cide d’ĂȘtre soi-mĂȘme. ” Coco Chanel “ Il est beau d’ĂȘtre ce que vous ĂȘtes. ” Jean Paul Gaultier L’art du Savoir Faire dans l’amour Certains des arts de l'artisanat de l'amour chez le ProphĂšte bĂ©nĂ©dictions et paix sur lui -se parer, se pomponner et se parfumer pour son Ă©pouse On a demande Ă  `AĂŻcha a sur elle "qu'elle Ă©tait la premiĂšre chose que faisait le ProphĂšte bp sur lui dĂšs qu'il rentrait dans son foyer? Elle rĂ©pondit il utilisait du souak ." c'est un hadith rapportĂ© par mouslem et certains savants ont citĂ© l'utilitĂ© de ce geste et l'anecdote scientifique prĂ©cise, disant que le ProphĂšte y avait peut-ĂȘtre recours pour pouvoir accueillir ses Ă©pouses par un baiser. Al-BoukhĂąri a rapportĂ© de `AĂŻcha qui a dit "je parfumais le ProphĂšte bp sur lui avec les meilleurs parfums que je trouvais au point de voir l’effet brillant qu’ils laissaient dans ses cheveux et sur sa barbe." Et dans les ouvrages de al-BoukĂąhri il est aussi citĂ© que `AĂŻcha a dit "j'avais pour habitude de peigner les cheveux du ProphĂšte bp sur lui quand j'Ă©tais indisposĂ©e. " au moment de ses menstrues. Nous trouvons l'Ă©vidence dans tous ces hadiths et dans d'autres que le ProphĂšte bp sur lui usait d’apprĂȘts et d’ornements lĂ©gitimes agrĂ©es par Allah –exaltĂ© soit-il-, Ă  l'opposĂ© des hommes d'aujourd'hui, de mise en beautĂ© excessive, voire de l'abus de maquillage et de pouponnage des femmes. Il est Ă  noter que l'excĂšs de mise en beautĂ© des hommes prĂ©sente des contradictions que vous sentez en lui une odeur putrescente et rĂ©pugnante, celle de la cigarette. Ou en-tu alors, mon cher frĂšre, de l'apprĂȘt et de la sophistication? D'autres signes de la dĂ©faillance Ă©trangement remarquĂ©e dans cette affaire de mise en beautĂ© se situent au niveau des habits mis, de la nĂ©gligence des cheveux, ou autres exemples de laisser pousser les ongles ou la moustache, ou les poils sous les aisselles 
 des odeurs rĂ©pugnantes
le meilleur bien est de suivre l'exemple du ProphĂšte bp sur lui qui se mettait en beautĂ© et se prĂ©occupait de son apparence, et cela constitue un droit lĂ©gitime pour l'Ă©pouse et une raison certaine de gagner son cƓur et son amour, car l'Ăąme aspire Ă  aimer le meilleur, le plus propre et le plus beau et venez dĂ©couvrir avec nous l'Ă©tat de nos prĂ©dĂ©cesseurs a sur eux et comment ils se comportaient dans ce domaine. Ibn `abbas a dit "je me fais certes beau pour mon Ă©pouse autant qu'elle le fait pour moi et je ne souhaite pas user tous mes droits que j'ai sur elle, alors elle exigera les siens car Allah swt a dit elles ont des droits Ă©quivalents Ă  leurs obligations.». On relate qu'un homme chevelu et poudreux, accompagnĂ© de sa femme pĂ©nĂ©trĂšrent chez le calife Omar. La femme qui rĂ©pĂ©tait "plus jamais avec celui-ci, plus jamais avec celui-ci elle ne le voulait pas
"quelle en Ă©tait la raison? Omar, compris la cause de la haine de la femme pour son mari et il l’envoya se baigner, couper ses cheveux et ses ongles. Quand il revint, Omar lui ordonna d'avancer vers sa femme qui recula, ne le reconnaissant point, mais s'empressa de le reprendre quand elle le reconnut et abandonna sa requĂȘte de divorce. Omar dit "ainsi faites pour elles car, par Allah, elles aiment quand vous prenez soin de vous pour leur plaire comme vous aimez qu'elles se pomponnent pour vous." Yahya ibn AbdulrahmĂąn al-Hantali dit "j'allai chez mohammad ibn al hanafiya qui sortit m'accueillir portant un drap rouge et sa barbe perlant de 'ghalia' un mĂ©lange des meilleurs senteurs et parfums. Je lui demandai “qu'est-ce que cela?” Mohammad me rĂ©pondit “ma femme a jetĂ© cette couverture sur mon corps et a m'a enduit de parfum. Les femmes dĂ©sirent de nous ce que nous dĂ©sirons en elles." RapportĂ© par al-Qortobi dans son tafsĂźr al jĂąmi li ahkam al quran l'exĂ©gĂšse complĂšte des verdicts du Coran. En rĂ©sume, la femme voudra de toi, mon frĂšre, ce que toi tu attends d'elle en matiĂšre de mise en beautĂ© et de parement. Apprenons donc les arts de l'amour de notre bien-aimĂ© ProphĂšte bp sur lui et de ses Ă©pouses, ainsi que de ses compagnons et de ses disciples.

allah est beau et il aime la beauté